‹ Institutiones géologiquesChapitre 50 sur 151 · LIVRE II. CHAF. XVIII. lyS · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAF. XVIII. lyS

Vaprès le principe fondé sur TobserTation <» savoir, i^ que Tair se eoraprime en raison du poida dont il eBt chargé i^ on démontre -qae quand les kaatears sont en raison arithmétique^ les densités con-espondantes sont en progression géométrique; Soii il sxiit ^ par exemple ^ qu^un pied cubique d*air pris à cent pieds au-dessous de la superficie de la terre , contiendra une quantité de matîëre ou de particules aériennes beaucoup ploB grande que celle que comprendrait un pied cabique d^air atmosphérique pris à la superficie terrestre. Puis si Ton calcule smr le même prin«' cîpe<^ U quantité des fluidest gazeux répandus dans rîfltérieur du globe^ et si Ton joint à cette quantité , celle de Fatmosp hère supérieure , le produit ne s*accrottra-t-il pas infiniment? Remarquons néanmoins qu^on ne doit pas se disttnuier que Tair qui circule au-dessous de la «nperficie de la terre ^ con^rimé par Tatmospkère supérieure ^ est bea uconp plus dense que cette atmosphère, et contient par conséquent une moindre dose spécifique de calorique; 3.^ que le calcul du professeur Pino paroît ifbndé star un £iux principe ^ en ce qu^il suppose que cette quantité de calorique qui donne à Teau la tenn pérature ^ par exemple , de ^5 degrés , doit en- <^re produire le même effet dans la matière terrestre: mais ohacun «ait combien sont diffélentes les capacités des corps , et que la capacité

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de Feau est de beaucoi:^ supérieure à ceUe dd 8nbstanees terreuses et mètdilîques ; èa sorte qu^il est possible • qu^il y ait telle circonstatK^e ^ où l4 quantité de c^riquè qui suffit pour dooner i une jnasse d'eau la température de 7^^ soit ca« pable de donner à une masse égale de quel-* qu^autre matière ou de quelque mélange ^ la température de 750,

§ 109. De tout ce qui précède ^ on peut dé* duire que c'est ici un de. ces problèmes physiques dont on ne' saurait donner une solution fondée aur des calculs arithmétiques^ et que nous de^ "Vons nous contenter de connoître si cette solu* tion est positive ou négative. Cependant si d'*un côté ^ toutes les conf ectures plausibles et qui ont FappiÉLrence de la pUis grande probabilité^ nouâ portent à penser que la matière terrestre , par la force de ce calorique qui est présentement combiné avec les cor|)S^ a pu être dans un état de fluidité ; de Tautre ^ un calcul fort simple e^ non moins rigoureux démontre l'absolue imp^^ 83>yité que la même matière terrestre ait pu être dissoute' dans Teau ^ comme nous Tavons établi] dans les chajntres précédens. Du reste ^ si avec; un esprit exempt de toute prévetition\ on com^ pare les deux hypothèses dont il s'agit ici ^ foscj croire qu'on ne tardera pas à reconnottre quelle:

est celle qui concorde le plus avec Tiétat actueli de nos connoissances physiques ^ et mérite la, préférence.

unts n. CHAB. XIX.

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