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quelques autres précipitations différentes desquelles procédèrent les porphyres , les trapps^ la pierre calcaire , la serpentine ^ etc. C*est ainsi que si nous TOttlions passer en revue les diverses formations principales et leurs respectives formations subordonnées.) nous nous trouverions engagés dans OD labyrinthe de précipitations tantôt chimiques, tantôt naècaniques , tantôt eu partie chimiques et en partie mécaniques , sans pouvoir assigner une cauae quelconque même générale et éloignée^ qui ait pu influer sur cette multiplicité de changemens qu^il serait bien difficile d'accorder avec la manière régulière et tranquille dont on prétend que se sont opérées les précipitations. Lorsque le gneiss, le schiste micacé , le schiste argileux pri-midf, la siénite, le trapp primitif, etc., sont intercalés dans le granit , on doit , dit-on , les considérer comme de simples anomalies de la roche granitique : mais qu*entend-on par ces anomalies? Veut-on introduire de nouveau dans la philosophie , les . bizarres jeux de la nature ? On se trouvera dans un bien plus grand embarras lorsqu^on voudra expliquer Torigine des couches étrangères (0.
(I) Dans récole wernérieime , indépendamment det couches lobordonnée» 9 on admet encore det couches éirangèrei i ce sont celles fonnées de substances pierreuses, qui, assez rarement et comme par accident | se trouvent au milieu d^une roche dont elles ôttcnroiiyciit la continuité. Comme le gneiss contient quelc[uefois
§ i86. Que si renonçant à Tidèe des précipitations et des cristallisations opérées dans le fluide aqueux, on veut adopter Thypothèse de la consolidation des roches primitives par le moyen du refroidissement de la superficie terrestre , nous ne dirons point que par là , on ponn'a expliquer avec préctsîon et clarté tout phénomène ( car qui peut jamais se flatter de porter une vue assez pénétrante dans des questions de cette espèce! ) , mais qu^on recueillera peut-être quelque trait de lumière qui conduira à la connoissance du vrai^ ou du moins de ce qui est le plus vraisemblable. Quelques roches primitives ont la structure granulaire et cristal* lisèe comme les granits ; d^autres Tout compacte comme les porphyres, les trapps, les serpentines; quelques-unes laminaire comme les schiste» soit micacés , soit argileux. On dit conmiunément qu*à r époque des formations primitives , la force de cristallisation s* est manifestée avec beaucoup plus d'énergie qu'aux époques postérieures : mais il nous paroît que la matière terrestre a toujours une égale tendance à se cristalliser, pourvu que les circonstances nécessaires concourent à cette opération. Cependant quelle difiirence entre la
Factinotte aciculaire d*Haûy ( ttralstein ) , et fréquemment le trapp, on dit que U première de ces deux tobtumces fonne des coachet étrangères^ et la seconde | des couches subordonnéef an gneiss*
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texture cristallisée du granit , et la texture compacte de la serpentine et du trapp , substances pierreuBes ^ qui ^ comme on Ta vu dans le chap. xzix^ lorsqu'elles se trouvent gisant dans une même contrée^ appartiennent à une formation contemporaine et passent Tune à Tautre par des nuances , pour ainsi dire ^ insensibles.
§ 187.. Si les diverses variétés de roches primitives sont beaucoup plus cristallisées^ que les antres qui appartiennent à des formations postérieures , je crois que cet effet doit être attribué au plus grand degré, de fluidité de la matière ^ produit par la chaleur plus intense qui régnait alors dans le globd» Mais toute la matière n*a pas pu se cristalliser régulièrement: dans quelques sites ^ la cristallisation aura été entravée par un espace trop resserré , ou troublée par des mouvemens irréguliers, ou bien empêchée par un refroidissement trop subit, ou enfin altérée par le concours de quelques élémens qui se seront réunis en des proportions différentes <le celles que pouvait requérir la cristallisation des parties dont se composent les granits. De là, cette variété des roches qui appartiennent à la formation primitive. Peut*étre en analysant en détail, les circonstances dont nous venons de parler, et Tinfluence que chacune d^elles a pu exercer dans quelques parties de la masse générale de la matière*, au moment que la cristallisation du granit la plus
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étendue de toutes s* opérait dans une contrée , parviendra-t-on à découvrir, pourquoi quelqne9 parties, au lieu de participer à la criâtallisation graniteuse , ont pris , en se consolidant , une forme et des apparences différentes. Posons, pour exemple, ces géodes métalliques dont nous avons parlé au § 19; dans les parties internes où le refroidissement a été plus lent et progressif, les polarités cristallifiques ont agi plus efficacement, et par conséquent les cristallisations ont dû être plus régulières : au contraire les parties superficielles qui ont subi un refroidissement beaucoup plus prompt, quoique placées dans un espace plus libre, ont formé, en se réunissant, une masse plus compacte. Ainsi les roches granitiques comme les plus cristallisées gisent ordinairement au-dessous de celles qui ont une texture compacte ou feuilletée. Vers la fin du chap. 8 du Voyage en Norvège et en Zaponie du savant De Buch que nous avons déjà cité, on trouve une belle réflexion. Dans la description qu'il fait d'une variété de gneiss qui contient des paillettes de mica, dii feld-spath gris à petits grains , fort peu de quartz, et une prodigieuse quantité de gros grenats rouges, il dit que les couches de ce gneiss sont coupées par de petits filons de granit composé de feld-spath blanc-jaunâtre à gros grains, d'un peu de mica blanc-argentin et de beaucoup de quartz ; et il observe que le granit se forme,