‹ Institutions civiles, guerre, sciencesChapitre 21 sur 86 · LA JUSTICE · texte numérisé non relu

LA JUSTICE

relies. Les peintures de Beni-Hassan nous montrent la bastonnade infligée comme châtiment à un coupable.

Le patient est couché par terre et à plat ventre, un individu lui maintient les pieds dans la position voulue et deux autres lui tiennent vigoureusement les bras pendant qu'il est fustigé. Un autre personnage debout regarde la scène et joint les mains en signe de pitié {fig. 26).

Plus loin nous voyons un individu qui a les mains liées derrière le dos et qui va probablement recevoir le même châtiment, tandis qu'un personnage portant la canne du commandement semble faire

Fig. 26. — La bastonnade.

une vigoureuse semonce à un jeune garçon qui pleure en expliquant son affaire [fig. 27).

Diodore de Sicile nous fournit de curieux renseignements sur la manière dont le vol avait été régularisé dans l'ancienne Egypte : « Il existait, dit-il, chez les Égyptiens, un loi très singulière concernant les voleurs. Elle ordonnait que ceux qui voudraient se livrer à cette industrie se fissent inscrire chez le chef des voleurs et qu'ils lui rapportassent immédiatement les objets qu'ils auraient dérobés. Les personnes au préjudice desquelles le vol avait été commis devaient à leur tour faire inscrire chez ce chef chacun des objets volés, avec l'indication du lieu, du jour et de l'heure où ces objets avaient été soustraits. De cette façon on retrouvait aussitôt toutes les choses volées, à la condition de payer le quart de leur valeur pour les reprendre. Dans l'impossibilité d'empêcher tout le monde de voler, le législateur a trouvé moyen de faire restituer, par une modique rançon, tout ce qui a été dérobé. »

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