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LES REPRÉSENTATIONS

« Les choristes arrivent sur le théâtre, précédés d'un joueur de llûte qui règle leurs pas; quelquefois l'un après l'autre, plus souvent sur trois de front. Dans le courant de la pièce, tantôt le chœur exerce la fonction d'acteur, tantôt il forme l'intermède. Sous le premier aspect, il se mêle dans l'action; il chante ou déclame avec les personnages, son coryphée lui sert d'interprète. En certaines occasions, il se partage en deux groupes, dirigés par deux chefs qui racontent quelques circonstances de l'action, ou se communiquent leurs craintes ou leurs espérances; ces sortes de scènes, qui sont presque toujours chantées, se terminent quelquefois par la réunion des deux parties du chœur. Sous le second aspect, il se contente de gémir sur les malheurs de l'humanité, ou d'implorer l'assistance des dieux en faveur du personnage qui l'intéresse.

« Pendant les scènes, le chœur sort rarement de sa place ; dans les intermèdes et surtout dans le premier, il exécute différentes évolutions au son de la flûte. Les vers qu'il chante sont, comme ceux des odes, divisés en strophes, antistrophes, épodes, etc. ; chaque antistrophe répond à une strophe, soit pour la mesure et le nombre des vers, soit pour la nature du chant. Les choristes, à la première strophe, vont de droite à gauche ; à la première antistrophe, de gauche à droite, dans un temps égal et répétant le même air, sur d'autres paroles. Ils s'arrêtent ensuite, et, tournés vers les spectateurs, ils font entendre une nouvelle mélodie. Souvent ils recommencent les mêmes évolutions, avec des différences sensibles pour les paroles et pour la musique, mais toujours avec la même correspondance entre la marche et la contre-marche. Je ne cite ici que la pratique générale ; car c'est principalement dans cette partie du drame que le poète étale volontiers les variétés du rhythme et de la mélodie. »

Les représentations. — Les représentations théâtrales n'avaient pas lieu partout delà même manière. Voici ce que dit Barthélémy, dans le Voyage du jeune Anacharsis, des pièces qui se jouaient à Athènes : « On ne donne des tragédies et des comédies que dans les trois fêtes consacrées à Bacchus; la première se célèbre au Pirée, et c'est là qu'on a représenté pour la première fois quelques-unes des pièces d'Euripide. La seconde, nommée les choès ou les lénéènes^ tombe au douzième du mois anthestérion (fin janvier) et ne dure qu'un jour. Gomme la permission d'y assister n'est accordée qu'aux

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