VII
Fig. 82. — Vainqueur couronné.
Les spectacles qu'on donnait dans le grand hippodrome de Constantinople étaient du même genre que ceux qui avaient lieu dans le Circus maximus des Romains. Mais dans la période républicaine l'hippodrome était, comme le stade, une annexe du gymnase et servait aux exercices équestres de la jeunesse.
La figure 83 représente une leçon d'équitation; le maître, debout et drapé dans son pallium, tient en main le grand bâton qui en Grèce est toujours le signe de l'autorité. Le jeune garçon, entièrement nu et monté sur un cheval sans aucune selle, le tient par la bride et lui fait exécuter des exercices.
Fig. 83. — Éducation équestxe.
La course à cheval se pratiquait de plusieurs manières. Quelquefois on courait avec un seul cheval : cette course simple est représentée sur un beau vase du Louvre, qu'on désigne sous le nom de vase de Pergame [fig. 84-). D'autres fois on courait avec deux juments en sautant alternativement de l'une sur l'autre.
Voici comment Pausanias décrit l'hippodrome d'Olympie : « Le stade est précédé d'une place où se rendent les athlètes et que l'on nomme la barrière. On y voit un tombeau que les Eléens disent être celui d'Endymion. Au delà de cette partie du stade où se mettent les directeurs des jeux, il y n un lieu destiné à la course des chevaux. Ce lieu est précédé d'une place que l'on nomme