VII
LA GUERRE
chef de l'armée et les transmettaient aux officiers subalternes, par le moyen d'un corps de coureurs organisé à cet effet.
Quand une armée se mettait en campagne, elle emportait des vivres pour un nombre de jours déterminé, et le général devait ensuite veiller à ce qu'elle ne manquât de rien dans le pays qu'il lui faisait traverser. Au moment de la bataille les soldats entonnaient un hymne militaire. L'infanterie se composait d'hommes pesamment armés ou hoplites et de troupes légères qui se trouvaient derrière les grandes lignes et lançaient de là des flèches ou des pierres.
Un bas-relief archaïque découvert aux environs de Marathon et qui fait aujourd'hui partir du musée d'Athènes dans le temple de Thésée nous donne l'idée exacte du costume militaire des Athéniens au temps des guerres médiques [fig. 285). Nous avons moins de renseignements sur la cavalerie athénienne ; on sait seulement qu'elle se composait, en général, des citoyens les plus riches.
De même que pour l'infanterie, il y avait dans toutes les armées grecques une cavalerie pesante et une cavalerie légère ; mais à pari la Thessalie qui avait la réputation de former d'excellents cavaliers, c'étaient presqu» partout les fantassins qui faisaient la principale force des armées grecques. Xénophon noub a fourni quelques renseignements sur la manière dont la cavalerie était armée.
« Nous croyons devoir marquer, dit Xénophon, comment il faut être armé pour fair»^ la guerre à ciieval. D'abord nous dirons que la cuirasse doit être faite à la taille : quand elle joint bien, c'est tout le corps (jui I.» porte; mais lorsqu'elle est trop large, les épaules seules en sont chargées; trop étroite, c'est une prison, non pas une défense. Et comme les blessures du col sont dangereuses, nous diron>
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Fig a85.
Soldat de Marathon.