‹ Institutions civiles, guerre, sciencesChapitre 80 sur 86 · PARE N TA LIA · texte numérisé non relu

PARE N TA LIA

LVPEI^CALIA

CAI\ACOGNA10

MENSIS MARTIVS DIESXXXI

NONil'piIMAN DIESHOR-XU NOX-KOJ\XIl AEQVINOCTIV.

v-Ul(CAUAPI\ 30IFISCIBVS fVÎELMWIRVA WWfAIPlDAMiw !NPASTl^fO PVTAN1V1\

S/CR-MAJv/Vxio

ilBERALqVlNqv> TRWUVUO

Fig. 877. — Calendrier romain.

29 août. Cette situation fut rectifiée par Jules César, qui établit le calendrier Julien. L'astronome alexandrin Sosigène, chargé de ce travail, basa ses calculs sur une année solaire de trois cent soixante-cinq jours et six heures : en réunissant les six heures d'excédant on en forma un jour, qui, intercalé tous les quatre ans dans l'année, forma l'année bissextile. Pour arriver à ce résultat et rattraper l'ordre des saisons, il fallut donner quatre cent quarante-cinq jours à une année, qui fut l'an 47 avant Jésus-Christ, et qui reçut pour cette raison le nom d'année de confusion. Le calendrier Julien est encore en usage parmi les Russes et les chrétiens du rite grec, mais il a été remplacé chez les autres peuples chré-

tiens par le calendrier grégorien, sur lequel il retarde de douze jours. Cette différence provient d'une erreur de l'astronome Sosigène, qui s'était trompé d'un peu plus de onze minutes en fixant la durée de l'année solaire h trois cent soixante-cinq jours et six heures, erreur d'où il résulta que les points solsticiaux et équinoxiaux rétrogradaient d'un jour en cent trente-trois ans. Le calendrier grégorien diffère du calendrier Julien en ce qu'il retranche trois années bissextiles en l'espace de quatre cents ans, ce qui lui lui donne une exactitude plus rigoureuse [fig. 377).

La géographie. — Pour Homère, le monde est un disque ayant la Grèce pour centre et entouré de tous côtés par le fleuve Océan. Le soleil, parti des portes de l'Orient pour aller se plonger dans le fleuve Océan, à l'endroit où sont les colonnes d'Hercule, fait du côté de réquateur le tour du disque terrestre, sur un bateau fabriqué par Vulcain, de manière à se retrouver le matin au point exact d'où il était parti la veille. Il y a donc un côté du disque qui est le côté du jour, où la nuit ne paraît jamais, et qui est inhabitable à cause de la chaleur brûlante de l'astre ; la vague idée que les anciens avaient de l'immensité du Sahara avait donné lieu à cette croyance. Le côté de la nuit, où le soleil ne parait jamais, est en même temps une contrée glacée dont les hommes ne sauraient supporter le climat. La mer du Nord et la mer Baltique sont absolument inconnues et, au-dessus de la Thrace, les hommes ne voient pas autre chose que de la neige. Les idées d'Homère sont exactes quand il parle des pays qu'il connait et deviennent fausses dès qu'il s'agit des contrées lointaines ; ses connaissances précises en géographie ne s'étendent pas au delà d'un rayon de cent cinquante lieues.

Pendant bien longtemps, les Grecs ont considéré Delphes comme le centre du monde : c'était même pour eux une croyance religieuse. Les idées sur la configuration du monde commencèrent à se modifier pendant les guerres médiques, et surtout après les voyages d'Hérodote, qui eurent pour effet de faire connaître aux Grecs une foule de contrées dont ils n'avaient aucune idée auparavant. C'est ainsi qu'Hérodote lui-même nous dit : « Je ne connais point le fleuve Océan, et il me semble que c'est Homère ou quelques anciens poètes qui ont inventé cette dénomination ou l'ont introduite dans leurs poèmes. » L'opinion que la terre était un disque

Page 1