‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 13 sur 107 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

MHtfU. — teole royale milithiTe, janTier i7Sl ; édit de fondation de rÉcole militaire; instruction pour les parents; déclaration da rot portant augmentation du droit sur les cartes; arrêt du conseil d'ÊÛt pour la régie de ce droit; construction de l'hôtel de racole militaire; quatre-vingt jeunes élèves installés provisoirement à ▼iiieennes^ 1751; personnel de l'École royale militaire; finances et dotation; mense abbatiale de Saint- Jean de Laon^ i7&6; arrêt du oonseil d'État portant établissement d'une loterie en faveur de FBeole militaire, 15 octobre 1757; lettres-patentes du roi pour le don du maréchal duc de Belle-lsle^ 27 février 17H0; conseils de l'École royale militaire, 6 juin 1758; entrée de tf. de Bongars à tons les conseils; organisation militaire; professeurs, inspecteurs des études; élèves gradés, leur autorité sur les autres élèves; ordonnance du roi pour le placement des élèves dans les régiments, 30 janvier 1761. — L'École militaire de Paris et le collège de la Flèche; garde de l'hôtel, 8 janvier 1753.

Joseph Pâris-Duverney, en devenant le fondateur de l'École royale militaire, recevait enfin le prix de ses opoiâtres efforts. L'édit de fondation fut rédigé par lui ; U le modifia plusieurs fois, le soumit aux observations ^ ceux quil voulait gagner à sa cause ou qui pouvaient dooDer autorité à cette pièce si importante. La dernière '^ion fut la sienne, et enfin le roi signa cet édit après ^▼oir vu toutes ses objections vaincues par Thabileté du fittocier.

Jusqu'alors la faveur décidait à peu près seule du choix ^ prétendants aux emplois militaires^ et la noblesse Pttrre, retirée dans les provinces où elle cachait les cicatrices des bleseunss l'eçues pendant le règne presque sécu-

laire de Louis XIV et dans les luttes héroïques de celui de Louis XY, devais y avoir d'autant moins de part qu'eDe ne pouvait élever dignement ses enfants et les présenter à Tâge venu avec Tinstruction nécessaire. Cette créatioa, critiquée par quelques-uns» fot acclamée dans toute h France, comme Tavait été soixante dix-sept ans auparavant la fondation de Thôtel des Invalides. Il suffit de firv redit de janvier 1751 , pour en apprécier tous les motift et comprendre combien sa publication a dû mettre de joie au cœur de tous les officiers qui voyaient avec doulear leur descendance avilie et obligée^ en descendant quelques échelons de l'ordre social , de renoncer à la carrière de leurs ancêtres. Nous avons fait connaître les moyens qui ont donné gain de cause à une si noble décision ; nous aimons à penser que, si Louis XY n'en eut pas l'initiative, il l'a du moins acceptée et signée en roi.

Nous transcrivons dans son entier le préambule de cet acte souverain, monument durable comme tout ce qui est beau et grand, et qui pourrait encore servir de nxxMe en changeant seulement quelques termes et les refnpb* çant par d'autres plus conformes à la loi d'égalité entre tous les citoyens.

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