‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 4 sur 107 · C. DE MONTZEY · texte numérisé non relu

C. DE MONTZEY

Sommaire. — Éducation militaire chez les Grecs, les Romains : Jeunes Romains volontaires, Contubemales. — Éducation militaire sous les MéroTingiens et les Carlovingiens. — École de Charlemagne. ^ Féodalité, chevalerie, pages, écoles militaires chez les seigneurs, écuyers^ ebevaliers. — Résultats des croisades. — Saint Louis, Charles Y et leur garde Ecossaise. — Tournois et armées sous Philippe-Auguste. — Invention de la poudre. — Nécessité et avantages d'une armée permanente. — Bandes soldées; Routiers, Influence de l'adjonction des routiers. — Grandes compagnies : Destruction des grandes compagnies. — Grandes charges militaires sous le règne de Charles VII. — Études militaires au xv« siècle. — Compagnies d'ordonnance sous Charles VII; Edit de Charles VII, du 26 mai 1445. — Pages des compagnies d'ordonnance; Compagnies d'ordonnance, écoles militaires. — francs-archers sous Charles VII, première infanterie : Armement et division des francs-archers. — Gardes du corps, école de la noblesse. — Artillerie sous Charles VII. — Louis XI, discipline sous son règne. — Obligations de la noblesse. — Rançons des prisonniers. — Suppression de dix compagnies d'ordonnance. — Aventuriers. — Camp d'instruction au Pontder Arche. — Suisses instructeurs de l'armée française. — Cavaliers devant combattre à pied. — Divisions et grades dans les compagnies d'ordonnance. — Artillerie, Génie sous Louis XI. — Solde des troupes. — Gardes du corps de Louis XI. Mort de Louis XI. — Causes principales de l'adjonction des troupes mercenaires aux armées françaises.

Chez les Grecs, les Spartiates firent de la gijerre leur seule étude. Les Athéniens, tout en s'adonnant aux arts et aux sciences, ne négligèrent pas cette partie si importante de l'instruction de la jeunesse : « On assure.

dit Végèce, que les Spartiates furent les premiers à s'instruire sur les divers événements de la guerre et à mettre par écrit leurs observations militaires... De là rétablissement de leurs écoles de tactique pour enseigner à la jeunesse les manœuvres de k guerre et les différentes dispositions de combattre. »

Xénophon nous apprend que Socrate disait à un jeune homme qui aspirait aux premières charges de l'armée, qu'il serait honteux à lui de négliger les moyens d'instruction qui étaient mis à sa disposition, et de ne pas apprendre à commander avant d'être rendu responsable de la fortune de la République.

Il y avait donc chez les Grecs des maîtres pour enseigner l'art de la guerre.

Chez les Romains, Végèce, par l'ordre de Tempereur Valentinien, renferma dans un traité tout ce qui pouvait être utile pour apprendre l'art militaire, et le divisa en cinq livres, dont le premier indique la manière d'instruire ceux qui entraient dans les légions. Mais chacun étudiait cette théorie dans son particulier. L'instruction publique comprenait principalement les mouvements et les exercices du corps. En général, l'éducation donnée à la jeunesse romaine était propre à former des guerriers.

Une place était marquée dans les camps romains pour les volontaires suivant l'armée au titre d'attachés au général en chef. Cette place était à droite et à gauche du prétoire (quartier général). On appelait ces volontaires Contubernales. Ce nofh venait précisément de la place qu'ils occupaient dans le camp : è contubernio prœtoris. hdContubemium était la réunion des soldats sous la même

teote; celui du préteur était le groupe de ses serviteurs et de ses attachés.

I.es contubernales, jeunes gens amis du général ou lui étant particulièrement recommandés^ appartenaient presque toujours aux premières familles romaines, et, ea voyant de près tous les détails relatifs au commandement, ils se préparaient ainsi à l'exercer plus tard. Jules César servit comme contubernalis sous le préteur Thermus et sous Servilius Tlsaurien (1).

Âpres la chuté de l'empire romain^ toutes les règles de l'art militaire furent oubliées.

Le hasard, la valeur et le nombre décidèrent le plus souvent de la victoire, qui avait pour principal résultat la ruine et la dévastation du pays conquis et de tout le théâtre de la guerre.

Vaincue par les Romains, la nation Gauloise s'était ciWlisée sous leur influence sans se laisser gagner par leurs vices. Elle était devenue Gallo-Romaine, quand l'invasion victorieuse des Germains la replongea dans une espèce de barbarie. De ces trois éléments, romain, gaulois et germain, naquit enfm cette nation Française, qui se maintient à la tête de toutes les autres.

Après Pharamond, Clodion, Mérovée et Childéric vient Clovis, véritable fondateur de la monarchie française. L'infanterie fit la principale force de ses armées. Il chercha à y établir un peu de discipline et dût sa victoire de Tolbiac à cette tactique romaine, dont quelques souvenirs s'étaient perpétués et que les Francs

1). Saétone. Jules, 2. 5. — - Plutarque in Parall. — Masquelez, C^tramétation des Romains, page 52.

PREMIÈRE PÉRIODE

LE MANS — TYPOGHAPniE A. I/H3FR, C.-J. BOULAT KT C».

D'ÊDUCmON MILITAIRE

PAB €. DE MOWTEBY

ÉLftTB BKS ÉCOLES HILITAIUS, AMCIEM OFFICIim D'iHPAMTEIIE, CHETALIEI »B L'OKDRI POHTIPICAL DE 8AIHT-«EÉeOIBE-LB-«BAl«D

AUX ENFANTS DE L'ARMÉE

Ce n'est pas peu d'être estimé soldat, mais c'est beaucoup plus quand la preud'hVmie 7 est adiointe. — 1587. — Lamode.

Di»cour$ militaire», page 200.

PARIS

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