LIVRE PRBttlER
iMl àCamot le 16 avril (17 gerarioal att lY). i un <^Bder du gâiie capable de reocHinattrefitirtqueje m'y porte iiM>i-4Dème. Poonin- « que je n'ai pas ici un seul oflficier du gÉie iMézières, pas un qui ait fait un siège, ou qui ptojfé dans une place fortifl||^ Mêmes plaintes énergiquement exprimées dans sa lettre datée du même jour.
• triomphes en Italie, Bonaparte arrivmt à éeembre 1797 (15 frimaire an YI), à 5 heures Dsaa séance du 35 décembre 1797 (5 mvêse), taeiences l'admettait à Tunanimité au nombre nbras, et le lendemain le préûdent lisait la Dte :
« Parist le 6 nivôse an VI de la RApabliqne « française^ une et indivisible.
n président, le suffrage des hommes distingués osent rinstitut m'honore. Je sens bien qu'avant 11* égal, je serai longtemps leur écolier. S'il manière plus expressive de leur faire connaître |ue j'ai pour eux, je m'en servirais. raies conquêtes, les seules qui ne donnent grei, sont celles que l'on fait sur Fignorance. ition la plus honorable comme la plus uUle nations, c'est de contribuer à l'extension des imaines. Là vraie puissance de la République \ doit consister désormais à ne pas permettre ste une seule idée nouvelle qui ne lui appar-
88 INSTITUTIONS d'ÉDUCATIOII MIUTAIRB
Cette lettre est un véritable programme, dont bieDnvent s'écarta Bonaparte^ mais on doit cependant na»^ quer qu'il mit toujours l'organisation de l publique sur la même ligne que celle de tous les services. A peine s'est-il emparé de Halte, qu'il au Directoire, par sa lettre du 18 juin 4798 (30 an VI), trois élèves de l'école Polytechnique pour professeurs à l'école Centrale de cette ile. De son général du Caire, le 13 septembre 1798 (27 fmctidBr),! signait un ordre ainsi congu : c 11 y aura le Itl € en public et en présence des généraux d'artillerie etàl* (c génie, un examen public pour les jeunes gens de Téodl c Polytechnique qui veulent entrer dans rartilkrîe et II « génie. >
Monge fut désigné pour les fonctions d'eiamimM de ces jeunes gens, qui, au titre d'élèves de l'école Vdf^ technique , avaient été autorisés à suivre cette eipAdition.
Bonaparte se faisait accompagner ainn par qu'il destinait à remplir les vides de ses cadres. DcréiMt^ Caire un institut des sciences et des arts pour la gation du progrès des lumières en Egypte, l'étode etk publication des faits naturels, industriels ethistoriqMi cette ancienne contrée. Ce corps savant avait pour dans ses travaux tout ce qui pouvait être utile à ï à la France et à l'humanité.
En même temps, aucun détail de rinstruction ne lui échappait, même en campagne. Il s'j plusieura adjoints à l'état-major n'avaient aucune sauce des manœuvres d'infanterie. Il on^oima doit b
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I i798 (4 frimaire an VI), de son quartieril au Caire, an général Bertbier, d'établir pour ces (officiera une école d'infanterie, c Les capitaines fpideB, à pied, et phiaieursde mes aides-^le-camp y wÊBnmL... Vous les préviendrez qu'à dater du ■ftvAee je prendrai indistinctement les adjoints et je r fend commander les manœuvres de plusieurs ba-
) aouvel essai de République n'avait duré que quatre Bt^ do 6 octobre 1795 (6 brumaire an IV) au 10 no- MPe 1799 (19 brumaire an VIII). c Moins de cruauté, ib plus d'anarchie, dit M. Thiers. > Dans ces condi- I» on ne pouvait attendre aucune amélioration marmite dans le système de l'éducation militaire, as élèves de l'école Polytechnique eux-mtoies ant été soumis à la conscription, et quoiqu'on eût imoins cherché à leur faciliter les moyens de continuer I études, cette école aurait gravement souffert de cette ^eoce sans le retour de Bonaparte, de Monge et de thollet, ses fondateurs.
In des premiers soins de BonapartCt devenu premier •ul,fut,dès Iel6décembrel799(25 frimaire an VIII), éorganiser l'école Polytechnique. Aux services publics svant des élèves de l'école, il ajouta l'artillerie de me , en retranchant l'aérostation. Le nombre des m fut fixé à 300, de l'âge de seize à vingt ans ; ils réent le rang de sergent d'artillerie et un traitement de r.98oent. par jour, l'uniforme fut conservé, et lescours inrtification et d'architecture furent rétablis. Le conseil perfectionnement révisa les programmes des écoles
spéciales et les coordonna avec ceux de Técole Pb nique. Le 8 février 1801 (19 pluviôse an IX), a gramme commun fut réglé pour les deux écoles d'à et du génie qui furent, comme nous Tavons dit, à Metz, le 4 octobre 1802 (12 vendémiaires XQ
Bonaparte procédait logiquement; dans ses can précédentes, les corps savants lui avaient bit prii ment faute; ce fut donc sa première préoocupatioi attendre des temps plus calmes pour créer des tiens se rapprochant de celles qui avaient abrité nesse, sous le régime tombé.
En 1802, le premier Consul avait créé l'onto Légion d'honneur, qui, pour les grands, c poavi
< dit M. Thiers, n'être qu'une satisfaction de vami c était pour le soldat, rentré dans ses champs, 1' c du paysan en même temps que la preuve visible c héroïsme. >
En instituant la récompense, il fiillait oflTrir les de la gagner, et s'occuper simultanément et de Yi tion et de l'éducation de la jeunesse.
Nous avons dit quels avaient été les efforts de la ( tion, ou au moins de quelques-uns de ses membra revenir en arrière et échapper à cette ère de ténèl menaçait d'envelopper la France.
Pour en indiquer les résultats, nous ne poavnH faire qu'en transcrivant mot à mot quelques pi M. Thiers :
c Les corporations religieuses, dit-il (9* vol. pa|
< autrefois employées à élever la jeunesse, avaient J « avec l'ancien ordre de choses. Elles tendaient
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p, mais le premier Consul n'ayait garde de leur k génération nouyelle, les considérant comme rien secrets de ses ennemis. Les institutions par les la Convention avait dierché à les remplacer, Ht été qu'une chimère déjà évanouie. La Con- I avait voulu donner gratuitement rinstruction te au peuple, et Tinstruction seocmdaire aux Doyennes, de manière à rendre Tune et Tautre blés à toutes les familles. Elte n'avait abouti à Les communes avaient donné aux instituteurs res des logements, en général ceux des ancims le campagne, mais ne les avaient point appcnntés, mdns Tavaient fait avec des assignats. L'indiivait bientôt dispersé ces malheureux instituteurs, lies centrales dans lesquelles se dispensait Tinsn secondaire, placées dans chaque chef-lieu de sment, étaient des établissements en quelque icadémiques, où se faisaient des cours publics, ils la jeunesse pouvait assister quelques heures r, mais en retournant ensuite dans les familles s les pensionnats formés par Tindustrie particujà nature des études était conforme à Tesprit du Les études classiques, considérées comme une routine, y avaient été presqu'abandonnées. Les s naturelles et exactes, les langues vivantes, t pris la place des langues anciennes. Un muséum ire naturelle était attaché à chacune de ces écoles. Ile instruction avait peu d'influence sur la jeu-* car un cours qui dure une ou deux heures par jour is un moyen de s'emparer d'elle.... Trente-deux
62 INSTITUTIONS d'ÉD13GAT10N MIUTAIEE
€ seulement de ces écoled centrales avûeot ritiri h
« auditeurs et étaient devenus des foyers d'i
« avait vu s'y produire quelcpies profi
c conservant encore Tesprit des saines études. Ifaiib
c vicissitudes politiques, là comme ailljgars,
c sentir leur triste influence. Les profeBSSurs»
c par des jurys d'instruction» s'étaient succédé
« les partis au pouvoir» avaient paru et
« à tour, et les élèves avec eux. Enfin ces
< lien, sans unité, sans direction commune, c des fragments épars, et non un grand édifice « truction publique. >
Ces lignes renferment l'habile et rapide MBâjm tout ce que nous avons exposé.
Quanta l'organisation de l'instruction publique^ eh c premier Consul, dit encore M. Thiérs, Cbnna son| a d'un seul jet, avec la résolution d'esprit qui U a ordinaire. »
Il avait dit à Fourcroy : c Ceci n'est qu'un
< ment, plus tard nous ferons mieux. » Il fallait, en effet, avec des finances dbérées,
pas à pas. Aussi les communes un peu usée seules des écoles primaires.
Mais le plus pressant* en raison de tous les publics en souffrance, c'était la création bkn d'écoles secondaires.
Trente-deux écoles centrales avaient seides < résultats satisfaisants :c C'était, dit M. Thitfs» oneiii*: « cation du besoin d'instruction dans les diverses piiti* c de la France. Le premier Consul projeta treate-Jtf
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élftbUsseiDents qu'il Domina Lycées, d'uQ nom em- Ifiinté i Fantiquité. »
Lm élèyes y furent enfermés et soumis aux anciennes |kft classiques» qui seules forment une base solide à Éyntion en dévelq)pant successivement l'intelligence. 0D commençait donc par les études classiques» puis ■aient les sciences rencontrant un terrain tout préparé eaoduisant les jeunes gens à ces écoles spéciales où on ï distribuait suivant leurs goûts, leurs talents et leurs Ikiides diverses. L'instruction religieuse fot confiée à B aumôniers et l'instruction militaire à de vieux officiers. M» les mouvements s'effectuaient militairement et au m dn tambour. Désormais, tout Français devait être ou Uit ou garde national.
En£int des écoles militaires, Bonaparte n'en perdait n le souvenir, et il allait les faire sortir de leurs ruines Qt en en écartant le luxe qu'il avait blâmé comme un ee radical, c Quand j'étais près de lui, dit Bourrienne ^age 203, tome Yl), il m'avait dit souvent qu'il fallait que toutes les pensions, tous les collèges, tous les établissements d'instruction publique fussent soumis à one discipline militaire. » Il voulait tenir dans sa main otes ces institutions, y faire revenir l'obéissance ; c'était ttore son but quand il fit de l'école Polytechnique une oie fermée et essentiellement militaire* Il savait que us ce sanctuaire des hautes études régnait un esprit poUicain toujours prêt à la résistance. Quand il créa 400 bourses, il se réserva la nomination des titulaires. Sî nous en croyons M. de Bourrienne, le premier Consul i disait à celte époque :
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< Qu'est-ce qui distingue les hommes? UédimâoB, < n'est-ce pas ? Eh bien ! si les en&nts des noUtt pnc vent être mis dans les lycées» ils auront autant d'tiic cation que les enfants des hommes nouveaux qn fat ^ la force de mon gouvernement ; ils finiront par olnr c dans mes r^;iments comme oiBciers, et ik seraot Mkc rellement en rivalité avec ceux qu'ils regardent ooHi c les spoliateurs de leurs familles. Je ne veux pué c cela. > (Bourrienne, t. Y, p. 251).
Les idées de l'Empereur à ce sujet fiiroit bien à celles du premier Consul.
Sur les 6,400 bourses créées, 2,400 furent aux enfants des militaires en retraite peu fortunés, te fonctionnaires civils qui avaient bien mérité de !*&!• et surtout des habitants des provinces réunies ih France. C'était un moyen d'annexion bien plus sant que celui de l'intimidation. Les 4,000 autres ses furent données aux pensionnats partienlien^ fi s'étaient établis. Inspectés annuellement par les du gouvernement, soumis à une censure d'autant fitf juste que le gouvernement lui-même contribuait à 1m prospérité en leur donnant des élèves, ces remplissaient pour le moment des vides qu'i n'aurait pu combler. De plus, ces bourses, maisons les mieux notées, entretenaient entre toates émulation continuelle.
Ayant ainsi pourvu, autant que les droonstaneflili permettaient, aux besoins de l'instruction primiinit secondaire, le premier Consul compléta rorganisadoB à rinstruction spéciale : dix écoles de droit, six éooiei A
feédedue au lieu de trois,^ Técole des pon(s-et-chaussées It âoires, puis enfio Técoie militaire de Fontainebleau ; fam aWDS à revenir sur celle-ci pour rentrer dans notre i^|Bt» auquel se rattache essentiellement tous les détails pi préofedent. Lies institutions des orphelins de la patrie [Afes du chevalier de* Pawlet), de Saint-Martin-des- DMHDps et de Liancourt, restées d'abord séparées, puis pémnesà cette dernière, étaient lesseules épaves recueillies Ib naufrage révolutionnaire. Cette école dépérissait quand m décida qu'elle serait placée à Gompiëgne. Elle fiit alors poimcrée à l'éducation de 300 élèves, fils de militaires Mb sur le champ de bataille ou morts en activité.
Ud seul établissement d'instruction publique s'était MMntenu pendant le cours de la Révolution ; c'était l'ansien collège Louis-le-Grand, où la libéralité éclairée des BkH8 de France avait fondé un grand nombre de places iratuites pour l'éducation de la jeunesse ; les biens nonrwdus de cette dotation avaient été rendus à l'établisse- Mot par une loi du 13 juillet 1797 (25 messidor |an V).
Sous le ministère de François de Neufchâteau, ce collège, bien consolidé, prit le nom de Prytanée français.
lie 22 mars 1800 (!'' germinal an YIII), Lucien Bonaparte, ministre de l'intérieur, adressait aux Consuls un remarquable rapport, par suite duquel un arrêté du même jour ordonna que cet établissement deviendrait national, 61 que, sous le nom de Prytanée français et sous une nième administration, il serait établi quatre collèges où OQadmettrait les enfants des militaires morts sur le champ & bataille et ceux des fonctionnaires publics qui auraient perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Ces col-
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léges étaient autorisés à recevoir des élèves dont la | était fixée de 800 fr. à 1 ,000 fr.
€ Par là, citoyens Consuls , disait Luden 1 € les récompenses de la nation sont fixées aor i € qui auraient dû toujours en être Tobjet ; les | € ont le moyen d'élever leurs enrants dans des éoohspv^ c manentes, et ce moyen est illimité ; car, à proporfa c des pensionnaires qui s'inscrivent» vous poavei Mfc menter le nombre des collèges. >
Le Prylanée fut donc ainsi divisé : tin collège iPmiÊt dans l'ancien local du Prytanée; il eut pour direelivb sieur Champagne, membre de Tlustitut oatiooai, fà avait su, depuis 1791, conserver cette maisoD au miBai des troubles de la Révolution ; un collège à SomM^v sous la direction du sieur Crouzet, membre UBOGÎé é l'Institut national: le collège de Compièjirne, dans le paUii et ayant pour directeur l'ancien prindpal de oeUdi Brienne, le sieur Berton. Ce collège était ment affecté aux enfants qui se destinaient aux i différents services publics et surtout à la marine. Fb tard, le décret du 25 février 1803 (6 venttee an X])^ & de ce collège une école des arts et métiers. En l'arrêté du 24 décembre 1800 ^ nivôse an IX)» i tous les élèves âgés de quinze ans à la dispositioo do OH nistre de la marine.
Le collège de Saint-Germain 9 qui devait être AriÉ dans le cbâteau, ne fut pas mis en activité. D reçut tpéf ques années après une autre destination.
La pension exigée était de 900 fr. pour Pians» 800 pour Saint-Cyr et 800 pour Compiègne, où le 1
tmiB PREMIER dT
irai 00 au mdm complété mm âëves aànis k ce
Me ministère de Chaptâl , TétaMifleemeiit du i» fNrit de nouveaux accroisaeniente. Ce ministre digé un ré^^ement gêné roocasion duquel te f Consul lui adressa d< Tati(»is quH est
indiquer.
* rmimimstration, il préfère quatre sections du ie au Heu de trois, et demande rétablissement du me cdiége k Saint-Germain. Potir lapûUee, il le ministre à prendre t connaissance des régie- 8 de Tancienne Ëcole militaire qui avaient, dit-il, prévu et reçu la êanetion de reœpérienee. > lioistre donnait aux élèves gradés les titres de le, de lieutenant et de sous-lieutenant ; le premier trouve plus convenable de se contenler pour eux i de sergent et de caporal, dont ils porteraient ^nes.
* l'imùructian, le premier Consul pensait que Tédulevait être divisée en deux grandes sections : la re, ayant des enfants de moins de douze ans; la », des jeunes gens au-dessus de cet âge. La première devait recevoir une éducation commune basée sur ens errements. La seconde, comprenant des jeunes i-dessus de douze ans, devait se diviser entre fes lestinés soit à la carrière civile, soit à la carrière re. L'inspecteur général serait chargé de déter- Dette division d'après la déclaration des professeurs BU manifesté par les parents ; puis chaque élève t les cours appropriés à sa destination.
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Dans ces indications, on retrouve randen élève it Brienne et de l'ËcoIe militaire de Paris. N'est-ee pi cette bifurcation d'études essayée naguère et qû* kne peut-être alors, ne parut pas appropriée aux ezigBMi de notre époque? Mais nous signalons surtout à raU» tion de tous cette observation du premier Gmsul : c h
< République, dit-il, s'étant chargée, pendant plnsieiii c années, de leur entretien et de leur éducation^ m jmt € pas les abandonner au moment le plus critique. EBê c leur assurera des emplois dans la carrière à lofitrih « ils auront été destinés. » Par réminiscence des Ueobib de Louis XV et de Louis XYI, il indique qu'il pourra êM créé par an 8 ou 10 pensions de SOO fr. diaoune, pov récompenser les sujets les plus distingués. Pbrtant ensuite son attention sur le cdiége de Saint-Cyr, i ob point de vue que nous n'avions pas encore aperçu: cTorit
< ce qui est relatif au collège de Saint--Cyr» ajoule-t-il, c doit former un titre particulier. L'éducation doit 7
< être dirigée d'après le parti qu'on se proposera de c tirer des élèves qui en sortiront, et dont le nooiln
< pourrait être porté à 400. Toutes les connaissances qâ c pourraient en faire de bons ouvriers et des hooMMi € utiles dans les arts mécaniques, dans tet atelien é
< V administration publique soit de terre soit de mer, « sont celles qu'ils doivent recueillir de l'éducation mlie- € nale. Il se trouvera, sans doute, dans un nombre Ma « considérable d'individus, des élèves que leurs hoMs «( personnelles rendront capables d'aspirer à 'desempUi c civils ou militaires ; il doit être fait, en oonséqueooe» c tous les ans, des examens, à la suite desquels oa pourn
c h\re passer 8 à 10 élèves de Saint-Cyr dans les autres < oolléges du Prytanée. i
Aiosi^ dans la pensée du premier Consul « les collèges éê Paris et de Saint-Germain devaient recevoir les élèves m destinant aux hautes carrières , celui de Compiègne dévolu à la marine, et Saint-Cyr serait devenu école des arts et métiers^
Le premier Consul n'insista pas pour que sa pensée t son entière exécution. D'ailleurs elle ne cadra bientôt 1^08 avec ses projets d'organisation militaire.
Dans la loi sur l'instruction publique du l*' mai 1802 (Il floréal an X) , il fit poser en principe la création d'une Ècùle spéciale militaire, qui devait prendre sa place dans Torganisation générale.
Ainsi, cette date du 1^ mai 1802 nous sert de point de départ comme le titre VI de la loi de ce jour servira de base à toutes les créations d^éducalion militaire. Nous croyons devoir en transcrire les points principaux :
Titre VI de la loi rendue par le Corps législatif sur Fimtruction publique conformément à la proposition faite par le Gouvernement, le 20 avril 1802 (30 germinal M X), communiquée au Tribunal le même jour.
€ Art. XXYITI. Il sera établi , dans une des places t fortes de la République, une École spéciale militaire, t destinée à enseigner à une portion des élèves sortis t des lycées les éléments de l'art de la guerre.
c Art. XXIX. Elle sera composée de 500 élèves for- I mant un bataillon et qui seront accoutumés au service I et à la discipline
€ Art. XXX. Sur les 500 élèves de l'École spéciale
70 INSTITUTIONS D^ÉDUCATIOR MIUTAIBE
c militaire, 200 seront pris parmi les élèves < des lycées, en proportion de leur ttombre daost c des écoles, et 500 parmi les pendioniiaîres et les eriir c nés, d'après rexameo qu'ils subiront à kfia de kni c études»
c Chaque année, il y sera adnûs eeat des praniend c cent cinquante des seconds ; Us seroot eotretenospeftc dant deux ans aux frais de la RépuMique dans VÈods € spéciale militaire ; ces deux années leur seront oomplta « pour temps de service
c Art. XXXI. L'Ëcole spéciale militaire aurtunrjyae c différent de celui des lycées et des autres écoles i c et une administration particulière ; elle sera c dans les attributions du ministre de la guerre »
Le titre YI de la mène loi fixe la répartition des 6,400 bourses nationales dont nous avons déjà parlé.
Nous avons dit aussi que le premier Consul distrilmil lui-même ces bourses : ainsi, par ses lettres des 15 ibn^ 5 septembre et 10 novembre 1801 (25 floréal, 18 iiiiDtidor an IX et 19 brumaire an X) , il accorda des boaiMi à Victor Buffon, tenant par son père i la famille du nriiraliste, à Camille-Horace Desmoulins, fils du girondin» et aux deux fils du Napolitain Gaetano Fîlaii^0ri(l).Soa arrêté du 25 mars 1802 (4 germinal an IX) » accorda me bourse au citoyen Noguès (A.-C.-P.), invalide de çmM
(i) Filangteri ( Gaétan ), célèbre publiciate, né à NaplM ( noble en 1752, mourut en 1788 après s'être fait une répataUon ew péenne par l'ouvrage intitulé Scieiteê di kt lé^imHom, L'u éête fils, ancien élève du Prytanée, est devenu général dans l'a litaine et a pris part à tous les événements qni ont agité le des Deux-SicUes.
LITRE MBMIER Ti
m^ qui avait perdu une jambe sur le champ de bataille Ait placé au Prytanée. Par l'arrêté du 27 juin 480d ^«Mndor an X) , il prescrit l'admission au Prytanée de i^jeunes gens de l'ile d'Elbe, âgés de moins de douze 0 et appartenant aui familles les plus aisées. .H écrit le 8 aoât 1802 (20 tbermidor an X) , de lui BWttre les demandes d'adni )n faites par le général ndio pour 40 jeunes Piém ).
B foulut , par une mesure de sage politique , que \ élèves des départements du Morbihan, du Finistère, lOe-et-Yilaine et des Côtes- du- Nord, comptassent RDI les élèves du Prytanée. Par sa lettre du 5 septembre 108 (i 8 fructidor an X) , il accorde à chaque arrondismmt de justice de paix des départements du Morbihan des Côtes-du-Nord, deux places au Prytanée de Cornue pour des enfants appartenant à de riches fermiers, X principaux chefs d'atelier ou à de petits propriéfes.
Un arrètédesConsuls, 10 juin 1801 (21 prairial an IX), lit déjà affecté 180 places d'élèves aux départements mis et à ceux du Liamone et du Golo ; un autre arrêté, ! août 1801 (8 fructidor an IX), avait accordé 100 noulles places aux enfants nés dans la 27'' division militaire. ifin, le premier trimestre de l'an XI, 100 places sont ïervées à des jeunes gens des départements du Pô, delà Are, de la Stura, de la Sesia, de Marengo et du Tanero. ir ces 100 places le premier Consul en affecta 20 spécianent à la ville d'Alexandrie et son territoire. Cette ville néficia encore de 40 bourses sur les 100 autres acrdées à ces départements, spécialement pour le collège
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de Gompiègne. La part de toutes les classes de la wsM était ainsi faite.
Mais remarquons le bien encore, les titulaires de boomi au Prytanée jouissaient du droit de concours pairtieulm pour les 100 places qui leur étaient réservées annodlement à l'École militaire, dont la création était décrétée.
Cet avantage, conservé à l'école militaire préptntiM de La Flèche par la Restauration, fut considéré comme »i privilège par le gouvernement de JiûUet : était-ce donc réellement un privilège?
Le premier Consul réunit dans un seul, à Paris, iv collèges Irlandais de Toulouse, Bordeaux, Nantes, Donij, Lille, Anvers, Louvain, et celui des Écossais de Douty.
En attendant cette organisation, les revenus des coUégs Irlandais et Écossais durent servir à entretenir dans b collèges du Prytanée des jeunes Irlandais et des jeoM Écossais.
Telles furent les institutions du Consulat qui servirait de bases et d'écoles préparatoires aux écoles militaires de l'Empire.