‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 46 sur 107 · CHAPITRE 1V · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1V

Régime et police intérieure de fécok.

Art. 13. c Le bataillon, la deuxième année, fera le

< service de police de l'école, de manière qu'au moins c tous les mois chaque élève soit de garde. Les corps de c garde et les lits de camp seront absolument de même c que pour le service des places.

c La discipline, les punitions, les rapports, la police,

< la tenue ^ les inspections, se feront comme dans un

« bataillon. Il y aura des corvées de chambre : les âèm <i seront placés par chambrées, mangeront à la gaoulbet « feront euxHnêmes leur cuisine.

c Ils auront du pain de munition, iront au bois» m <c provisions, avec cette différence qu'au Ueud^aUerii <i marché, ils iront chez l'économe de TéoDle, qui doit « leur délivrer ces fournitures. Le pain leur sera toujoon a fourni pour quatre jours; ils mangeront la soupe im <x fois par jour, aux mêmes heures que la troupe, ik <r auront un plat de bœuf bouilli, un plat de légames et a une demi-bouteille de vin matin et soir. Us coudienBl « seuls.

ART. 14. < Chaque compagnie aura un tambour, qs 'i ne sera pas élève; il y aura un tambour- mqor et <K huit musiciens pour les deux bataillons, un nttiln « .tailleur et tous les ouvriers d'une demi-brigade.

c Les contrôles seront tenus par les sergents-mijon; a tous les regi3tres pour les compagnies seront abeob- « ment comme ceux d'un corps.

< Quand les élèves prendront les armes pour se pro- <! mener, ils auront toujours le sac sur le dos, garm sir c( vant l'ordonnance.

<K Les visites des sacs et les appels se feront oouum << dans un corps. On fera faire au moins une fois par nob « et d'une seule haleine, six lieues de 2,K00 tawii a avec le fusil, le sac et le pain pour quatre jours.

ART. 15. c II y aura, par bataillon, deux atiSodiirii « sous -lieutenants choisis parmi les élevée; leur nn| d comptera à partir de leur admission à oes (daoes. b « seront nommés par le gouverneur.

Lim PREMIER 91

€ Les élèves qui seront arrivés à ces places» Jouiront c d'une pensk» de 300 francs , qu'ils oooserveront c jusqu'au grade de capitaine ; ils ne seront nommés « qu'après avoir été deux wûb k l'école; ils mangeront < avec les officiers. >

GHAPITRB V.

Admimgiraiiàn économique.

ÂaT. 16. c La solde journalière de chaque élève sera « de 30 centimes; sur cette solde, chaque élève sera « tenu de s'entretenir des effets de petit équipement.

€ Edi conséquence» il sera fait à chacun d'eux une « masse de linge et chaussure pour laquelle on leur re- « tiendra 25 centimes par jour ; les 15 centimes de « poche leur seront payés chaque semaine.

c II ne leur sera fait de décompte de leur masse de «linge et chaussure, qu'au moment où ils sortiront de n l'école.

€ La masse générale sera pour chaque élève de 80 fr. « par an. Cette masse fournira un habillement neuf à « diaque élève au moment oh il sortira de l'école.

€ La masse de la boulangerie sera de. 80 fr. par an.

c La masse d'ordinaire sera de. . • 380

c La masse de bois et de lumière

sera de 24

c La masse de casernement, de logement et de campement sera de. 36

€ La masse d'instruction et d'administration générale sera de. . . 150

92 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MIUTAIBB

c Ces masses seront payées par douziëme et par € tant sur les fonds du Trésor public que sur le c des pensions des élèves.

c L'administration desdites masses sera c conseil dont il va être parlé.

Art. 17. c Le conseil d'administration de réoolem « présidé par le gouverneur et composé du directeur d« « études commandant en deuxième, de deux chefs deh-

< taillon, de deux officiers d'artillerie et du gkôa, k € commissaire des guerres et du quartier-maître trte- « rier, toujours tenant la plume.

< Le conseil rendra^ chaque année, au gouvemenerti € compte de sa gestion.

Art. 18. € Tous les actes de TadministratioD sort « écrits et consignés dans les registres à ce destinés.

Art. 19. c Les ministres de la guerre et deThilériar « sont, chacun en ce qui les concerne, chai^deTeiéaH « tion du présent arrêté, qui sera inséré au BulMn Ai

< Lot;.

c Bonaparte, premier Consul : H. Haut, « secrétaire (TÉtat; Ghaptal, minùtnè € IHntérieur. »

Cet arrêté était parfaitement approprié aux ukmSh de Tépoque. Il y avait certainement trop de luxe à Tttcienne École militaire. Bonaparte se trouvût d'aeeoit avec M. de Saint-Germain sur ce sujet. Mais OB if croyait pas pouvoir traiter autrement des gentilsbcoHMi qui, arrivés à leur corps, y trouvaient des subordonoii habitués par tradition à s'incliner devant le nom et h

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iiflBaiioe, et qui , du reste , ne pouvaient prétendre à iimocement que dans des cas tout exceptionnels. Les onditions dans lesquelles le premier Consul établit Técole b Fontainebleau , auraient paru sous Louis XYI bien Inres et bien anormales.

Âraos-nous le drmt de d en mer, q ifODs les exigences des ù xv

Murs enfants dans les maisons d'édu i mraÎDsi que les sacrifices pé< miaires )l

Les jeunes (aciers sortant les pr< CDtainebleau se trouvèrent tout à c m vieux soldats d'Egypte dltalie, qui les re *abord avec impatience. Mais ceux-ci plièrent bieni Kf commandement ferme et assuré, puis les admirèrent und ils les virent supportant avec force et énergie les Migues de la guerre, les conduisant au feu sans bésitam, les dirigeant avec intelligence , leur montrant à se nr?ir des pièces prises sur l'ennemi et à se couvrir au esoin par des travaux de défense qu'ils pouvaient tracer mme des officiers du génie, et méritant bientôt tous le lagnifique brevet que nous trouverons consigné à jamais ans une des lettres de l'Empereur.

Fontainebleau était une résidence royale dès le temps a roi Robert (999) ; elle fut surtout habitée jusqu'au n* siècle par Louis YII et ses successeurs, puis agrandie ar François P', par Henri II, Henri IV, Louis XIV et bpoléon.

Le 10 mars 1803 (19 ventôse an XI) , le premier OQSul arrêta que la cour dite du Cheval-Blanc et les itinients du château de Fontainebleau qui l'entourent, à

94 INSTITUTIONS d'ÉDL'CÀTU» MIUTAIRE

Texception de la chapelle et de la partie de la galerie è François I*' donnant sur ladite cour , la partie da pne comprise entre la chaussée et Taile neuve des ci-dessus , et le bâtiment dit du Carrousel , affectés à rétablissement de l'Ëcole militaire mis de suite à la disposition du ministre de h quand toutes les communications avec les antres partis du château auraient été fermées.

Bonaparte donna le oommandemebt de cette école, il un peu plus tard le titre d'inspecteur général des éoÉi militaires, au général Bellavëne (Jacques-Nioohi). Gi général de division , né à Verdun le 20 octobre iTTOt mourut en 1826 (1).

(1) Le nom du général Bellayène est teUement 116 à Umtst ki tutioD8 d*éducation militaire de Tempire, il a formé tant d'i pour l'armée française, il a laissé dans le cœur de tons un û respect pour sa mémoire que nous devons, aidé par on artide logique publié en 18S7 dans le Spectateur mUitaire^ dinqnéUliiB cette vie toute consacrée au bien de l'État.

Il entra le 24 mars 1791 comme simple cavalier au deaxièiiiaré|{Mi'^ de cavalerie. Nommé sons-lieutenant en 1791^ il fàt envoyé eonaii^ ficier d'ordonnance àFrancfort-sur-ie-Mein pour porter ma génèialltai' çais Tordre de se retirer. Les Prussiens et les Hetsob âttaqniStri h ville; il traversa leurs rangs, remplit sa mission et, xepraniiit 11 wâ0 chemin, il put avertir le général en chef de la marêhe de I'oimbL Son intelligence, sa bravoure, plnsieurs actions d'éclat le flnBtptf*^ nir, de 1793 à 1796, au grade de général de brigade.

A la bataille de Rastadt, le 5 juillet 1796 (17 prairial an IV). ilaitli jambe fracassée par un boulet. Il ne put» dèÀ-lon, aervir eetiranMlit devint successivement inspecteur aux revnes et adminiatrateiirdci|* tes. Il reçut de l'Empereur le titre de baron et le grade de géaMii division

Doué de toutes les qualités qui sont l'apanage de l*lioimêle ImbMI et du militaire instruit, toujours sévère et juste, il (ùt jQjgi p« fto* pereur comme l'homme le plus capable de commander l'Ecole qpéciili militaire. 11 conserva jusqu'en 1814, et reprit momentanément peeW les Cent- Jours, ce commandement auquel on avait «jouté toifoMlM d'inspecteur général des écoles de Saint-Cyr^de Saint-Germain et de U Flèche.

Le premier Consul avait hâte d'expérimenter son mvre; il préméditait, d'ailleurs, une descente en Angle- Ivro qui Tobligeait à user de toutes ses ressources.

Berthier était alors ministre de la guerre. Le 23 juillet 1797 (5 thermidor an Y) , Schérer , général de division, uni remplacé Claude Petiet ; du 21 février 1799 (3 ventile tn VU) , au 5 mai 1800 (16 vendémiaire an IX) , il liait eu pour successeurs au ministère de la guerre les giiiéraux Milet de Mureau, Bemadotte, Dubois de Crancé, fterthier et Carnot. Le général Berthier reprit ses fonctions b 8 octobre 1800 (16 vendémiaire an IX).

Le 25 novembre 1803 (3 frimaire an XII) , le premier Consul écrit à Berthier : c Je désire , citoyen ministre, B que vous donniez Tordre au commandant de Fontaine- K Ueau de faire dresser un état de 40 jeunes gens, âgés « de plus de dix-huit ans, les plus instruits, sachant par- K faitement le maniement des armes et capables d'occuper K une place de sous-lieutenant dans les corps.

< Vous me proposerez de les nommer sous-lieutenants < dans chacun des quarante bataillons faisant partie des « eamps de Saint-Omer, Montreuil et Bruges.

c Je désirerais également que vous fissiez dresser dans i^ le Prytanée de Saint-Cyr un état de 60 jeunes gens • âgés de plus de seize ans, ayant plus de cinq pieds et ^ qui seraient propres à être attachés à chacun de ces qua- « rante bataillons en qualité de caporaux-fourriers.

c Je désire accélérer le temps où cette jeunesse devra ^ entrer dans Tarmée , afin qu'elle puisse acquérir de ^ l'expérience dans l'expédition actuelle. » CArchives de fEmpire : correspondance de VEmpereur.J

96 INSTITUTIONS d'ÉDIîCÀTION MILITAIRE

Cette expédition était celle de la descente en Aof^ terre : < Il s'était flatté, dit M. Thiers, d'offrir à la Vnm

< et à l'Europe un spectacle extraordinaire en traienMt c le détroit de Calais avec 180,000 hommes et co iM-

< nant à Paris maître du monde.

c La Providence, qui lui réservât tant de fjàÂn, m c lui avait pas permis de donner tant d'éclat à son coi- € ronnement. »

Le couronnement eut lieu le 2 décembre 1804 (11 irîmaire an XIII). L'Empereur distribua les aî^ i n armée au Champ-de-Mars et en face de cette Ëook olEtaire d'où vingt années auparavant il était sorti avec le grade de lieutenant d'artillerie.

Parmi les élèves de l'école spéciale de FontaineUM qui purent répondre de suite à l'appel du premier Gooal et entrer les premiers dans l'armée , on compte dnriei Denis, comte de Danrémont, tué devant Conatanâaei lieutenant]- général ; Alexis Fririon , tué à Friedhiid, frère et oncle des deux généraux de division de a nom si traditionnellement militaire ; les généreux de division Baron de Lascours, ancien pair de Frenoe. Duvivier , Ordener et marquis de Faudoas ; le ftJbM de brigade Fourrier d'Hincourt ; les colonds Dilkn et Dufour.

En vertu d'un Sénatus-Consulte organique daté Ai 18 mai 1804 (28 floréal an XII), le Connétable de Fnm I^uis Bonaparte, fut nommé gouverneur des écoles miEtaires de France. C'était donner dans TÊlat unephoB importante à ces institutions où allaient bientôt être réoflii et confondus des jeunes gens appartenant à toutes b

LITRE PREMIBR 97

de la société oo aux maisons les plus considérables i iHitioDS conquises.

Le 26 août 1804(8fructidor an XII), l'Empereur écrit aore au maréchal Berthier, de son quartier-génâiil du Dt-de-Bricpies :

€ Mon cousin , il sera fourni cette année 100 élèves n pensionnaires de Téoole militaire de Fontaind)leau destinés à remplir des places dans Tinfanterie et dans la n?alerie. Us doivent être âgés de plus de dix-neuf ans, être de la taille de cinq pieds un pouce, savoir parftdiament toutes les manoeuvres d'artillerie et d'infanterie.

c Ces élèves me seront présentés à la première parade i|iie je passerai à la fin de fructidor ou au commencenent de vendémiaire ; ils défileront devant moi et je les verrai l'un après Fautre. Vous préviendrez le gouverneur que je leur ferai commander l'exercice. € Les prytanées de Paris et de Saint-Gyr fourniront cette année 200 jeunes gens, qui seront envoyés dans les corps comme caporaux, fourriers ou même sergentsmajors. On les enverra de préférence dans les corps qui auront fait le plus de pertes. Ils devront savoir parfaitement Texercice de Tinfanlerie , avoir plus de cinq pieds, être âgés de plus de dix-sept ans. Ils me seront également présentés et défileront à la parade que je passerai eu fructidor on en vendémiaire, c Vous me ferez un rapport sur le nombre de jeunes gens qui devront sortir de l'école Polytechnique et sur les places qu'on devrait leur donner, mon intention étant de les utiliser pour l'armée. Vous me présenterez.

< avant le 15 fructidor, le travail des jeunes gens chow c dans Técole de Fontainebleau et dans les prytanéeide c Paris et de Saint-Cyr et celui des ooqw où ra peatla c placer. Il me paraîtrait convenable d'en mettre dwki c corps revenant d'Egypte et dans ceux ruinés pirki c campagnes de Tan Vil. L'avancement y est rapidefll c les corps manquent de sujets pour fidre des dBàmi « des sous-officiers.

c Vous ferez faire à Fontainebleau et dans les prfl»c nées de Paris et de Saint-Gyr un état à part de tomlBi

< jeunes gens qui auraient vingt ans et n'auraient p € plus de cinq pieds ; ils seront destinés pour les vsi- € geurs. > Napoléon. (Archives de l'Empiré^ Carrelé VEmpereur.)

C'est ainsi que non-seulement Napoléon les jeunes officiers de ses écoles militaires, qu'il les faisait connaître à ses soldats.

N'est - ce pas à une de ces revues qu'on jcM élève commandant l'e&ercice à de vieilles troupes, bv fit recommencer un temps qu'elles avaient exiaâ avec négligence et peut-être aussi avec mauvaise tameur ?

Il militarise de plus en plus l'école Pdytedimqv; le 4 septembre 1804 (17 fructidor an XII), Tl écrit d'Aix-la-Chapelle au maréchal Berthier qu'il le colonel Gay-Vernon directeur de cette éooie. Il !■ donne l'ordre d'adjoindre à ce colonel des officiers de 0 garde pour remplir les emplois de chef de bataillon, è capitaine et de lieutenant, c J'ai de vieux officâerseoic verts de blessures, qui seront très-bien employés là<

c J'aurai alors les moyens de faire occuper leurs places « par des officiers moins ê^. ^ . Napoléon voulait rajeunir son armée, mais ilcherfhait en même temps à bien pourvoir ses ^eux. compagnons de guerre. U ne lifi fallait plus que des hommes nUdes. Renonçant à son projet de descente enÂngleterre, 4oot il aurait voulu ruiner les possesdoos dans Tlnde, 9 rqK>rta la guerre sur le continent.

Le 27 août 1805 (9 fructidor an XIII), il donna Torin de marche à son armée de Boulogne, composée de 100,000 hommes d'infanterie, de 19,000 de cavalerie montés ou non montés et de 13,000 d'artillerie.

11 prenait en même temps toutes ses mesures pour la levée des contingents et la réorganisation des gardes nationales.

Napoléon partit de Paris le 27 septembre 1805 (2 vendémiaire an XIV), pour prendre le commandement de aon armée, transportée comme par magie des bords de rOcéan au centre de l'Allemagne. Elle formait un total de 290,000 hommes, dont 30 ou 40,000 Allemands, et allait se trouver en face de 500,000 ennemis. L'Empereur, si habile dans l'art de se diviser pour vivre et de se concentrer pour combattre, était bientôt vainqueur à Austerlitz et signait le traité de paix de Presbourg, le 26 décembre 1805 (5 nivôse an XIY).

< La Révolution française, en faisant table rase des • institutions du passé, et ne laissant subsister que /Vnc dividu et l'État, se donna la tâche difficile de tout créer c i nouveau sur le modèle de la pure logique. Tout ce c que faisaient autrefois l'Église, les universités, les ordres

t religieux, les villes, les provinces, les oorpontiou, c les classes diverses, l^Ëtat dut le faire. 11 serût fidk c de montrer qu'en cela la Révolution n'innova gnèrc^ c qu'elle ne fit que suivre la voie ouverte par h topxâ

< du XVII* siècle. » {Revue des deux Mandes, 1864.)

Il est des principes^ en effet, auxquels il faut tongom revenir. La Convention, le Directoire, le Consulat, Vsf^ léon y revinrent, mais celui-ci qui, plus que tout autn, savait bien que c un monde sans science, c'est TeadH c vage, c'est l'homme tournant la meule, asaajetâàk c matière, assimilé à la béte de somme, > orgiuûaaît us collèges non-seulement de manière à ce qu'une vie dm, presque militaire, des exercices continuels garuitisaeiit k jeunesse des passions préqoces,. mais aussi 4i ce qu'il pât y puiser incessamment pour remplir utilement ses esàm de sous-officiers. Il y avait donc un double but à attabdre : jeunesse instruite et savante d'abord, puis jeoMM prête à seconder, les armes à la mûn, ses gigantnqHi projets.

Ces projets accomplis, il en fut revenu œrtainemeat aux modifications actuelles, avec cette rectitude de jag^ gement qu*il apportait à toutes les organisatioiis inlArieures et indépendantes de l'action purement pdlitiqne et envahissante, c Rien de grand jusqu'ici» noDHKub-

< ment en France, mais dans aucun pays du monde, M

< s'est passé tout à fait en dehors de l'Ëtat. »

Le temps n'est certainement pas arrivé oit l'Ëtat puiw abandonner sans danger son action directe sur tom ce qui concerne l'éducation, l'instruction, les arts et rio* dustrie.

Cette annihilation de TËtat est aussi bien une utopie que la suppression des armées permanentes et de toutes les institutions tendant à les conserver fortes et au besoin vietorieuses.

Napoléon avait supprimé les écoles centrales et les avait remplacées par vingt-neuf lycées qu'il voulait porter à cent.

Mais le principal élément manquait^ les professeurs. L'Empereur compléta donc son œuvre en créant un corps enseignant.

Le nom d'Université allait reparaître.

On sait que le régime des universités du moyen âge, nspecté dans plusieurs pays de l'Europe, avait à peu près disparu en Franee au \YUf siècle. Fourcroy, administrateur de l'instruction publique, sous le contrôle du ministre de l'intérieur, fui chargé de rédiger un projet de loi créant un corps enseignant, sous le nom d'Université impériale, et qui, présenté le 6 mai 1806 (1), fut

(i) L'asage du calendrier républicain fut aboli à partir du !•' janirier 1806. De plus en plus ignoré par la jeunesse actuelle, nous.croyons deToir l'expliquer pour l'intelligence de l'histoire révolutionnaire 0, donner connaissance du décret de la Convention nationale sur Mrt^ le commencement et Torganisation de l'année et sur les noms des }oiirt et des mois.

« Dn 4« jour de frimaire an H de la République française, etc. »

AXT. !•'.« L'ère des Français compte de la fondation de laRépablique, « qui a eu lieu le 22 septembre 1798 de l'ère vulgaire, jour où le soleil « est arrivé à l'équinoxe vrai d'automne en entrant dans la balance à « 9 heures 18 minutes 80 secondes au matin pour l'Obeervatoire de Paris.

Art. s. « L'ère vulgaire est abolie pour les usages civils.

Abt. 8. « Chaque année commence à minuit avec le jour où tombe • l'équinoxe vrai d'automne pour l'Observatoire de Paris.

Art. 4. «f La première année de la République française a commencé « k minuit, Téquinoxe vrai d'automne étant arrivé ce jour-là, pour « l'Obeervatoire de Paris, à 8 heures 11 minutes 88 secondes.

Art. 6. c Le décret qui fixait le commencement de la seconde année

adopté comme les autres avec confiance et silence, c Non « ne conseillerons, dit à ce sujet M. Thiers» d'adop- < ter ainsi les lois que lorsqu'il y aura tin tel hommet k « tels actes, et, ce qui est plus déterminant encorei me « telle situation. »

Le 10 août 1806, Napoléon donne Tordre aa gUM Junot de réunir autour de Paris et dans un camp m corps de 12,000 hommes pour les exercer sous le cobimandement d'un officier général.

Al cette époque, ou on faisait la guerre, ou on s'y pié-

« de la Républicpie au i«' janvier i79S est rapporté. Tous les Mlfl

« datés de Tan II de la République, passés dans le courant du l** jn" u vier au l«r septembre inclusiyement, sont regardé» comme ^ffgU' « naut à la première année de la République.

Art. 7. A L'année est divisée en douze mois égaux de trente Joaneb^ (X cun. Après les douiemois suivants, cinq jours poar compléter rmirii tt ordinaire; les cinq jours n'appartiennent à aucun mois.

Art. 8. « Gbaque mois est divisé en trois partiel égales, de dix ]M0 « chacune, qui sont appelées décades.

Art. 9. « Les noms des jours de la décade sont : primidi,dwodit W4 (f guartidif quintidi^ sextidi, septidif octidi, nonûli, déeadi. »

Le 1«' vendémiaire était donc le premier jour de l'année révolitii^ naire. Les trois mois d*automne étaient vendénuaire, brumairt al 1^ maire ; les trois mois d'hiver, niodfff, piumôte^ vmtiôêê; \m traie Mb de printemps, germinal, floréal et prairial ; les trois moia d'élé^ ■» «tV/or, thermidor et fructidor. Les cinq demiera Jonra eompUMfr taires s'appelaient sans-culotides.

An I, du 21 septembre 1792 au M septembre 179i. — is /l| il 22 septembre 1793 au 22 septembre 1794. ^ An lii, da SI Mpteâlé 1794 au 22 septembre 1795. — An /F, du 22 septembre 1795 aa HMftembre 1796. — An F, du 22 septembre 1796 au 32 septembre ITiT. - An Vly du 22 septembre 1797 au 22 septembre 1798. — An YHM 22 septembre 1798 au 22 septembre 1799. — An VIll, dn SI gept—lw 1799 au 22 septembre 1800. — An /X, du 22 septembre 1809 an tt iftembre 1801. — An X, du 22 septembre 1801 au 9t septembre 18llp- An XI, du 22 septembre 1802 au 22 septembre 1808. — An XH di 22 septembre 1803 au 22 septembre 1804. -^ An XUl^ da il wn^iÊtt bre 1804 au 22 septembre 1805. — An XIV, du tS septembie llil ■ 1er janvier 1806.

En revenant à l'ancien calendrier. Napoléon elbiça ainii lea i traces du régime républicain.

«rait. La Prusse allait entrer décidément en lutte avec iFVance.

Les souvenirs du grand Frédéric étaient encore vivants linB l'armée prussienne. L'Empereur en connaissait Torjanisation et en appréciait la juste valeur. Les succës des hrusaiens en 1792» sur les nouvelles levées françaises, rétablissaient pas son jugement ; quel qu'il fut, il ne légligea aucun détail et agit comme s'il dût se trouver m ta^ce du grand Frédéric.

L'intérieur de l'Empire était organisé de manière à ce qall ne laissât derrière lui aucun danger réel qui pût nnquiéter pendant le cours de ses opérations lointaines. Iji grande armée était depuis la bataille d'Austerlitz dans l'état le plus satisfaisant. Avec ses conscrits instruits au dépôt, il complétait ses bataillons de guerre; les élèves de fËoole militaire remplissaient successivement les places en vieux officiers ; sous le nom de régiment de fusiliers, il «vait augmenté sa garde d'un nouveau corps. Il réunit en liataillons les compagnies de grenadiers et de voltigeurs 4d différents régiments. A ce corps de 7,000 hommes, il adjoignit 2,400 dragons d'élite.

Les ordres donnés à l'armée, composée de 190,000 liomnies, pour qu'elle commençât son mouvement, furent reçus le 3 et le 4 octobre 1806. Napoléon était parti dans la nuit du 24 au 25 septembre et arrivé le 28 à Mayence. Après les combats de Schleitz et de Saalfeld et la bataille d'Iéna, Napoléon écrit au général Dejean, directeur de l'administration de la guerre, que M. Lacuée le prévient que trente élèves de l'école Polytechnique demandent à entrer dans les corps, c Envqyes-les droit ici, écrit

104 INSTITUTIONS d'ÉDVCATION MIUTAIBE

< l'Empereur, nous avons besoin d'ofBders. nous hi c placerons dans les corps. Envoyez-en ausû en liA.

< Le vice-roi m'écrit qu'il lui arrive beaucoup de cqh-

< crits et qu'il n'a pas d'oiBciers, si ce n'est un tas iToi-

< ciers infirmes, qui demandent leur retnûte. »

Le général Clarke, ancien élève de La Flèche, pu de l'école de Paris, avait succédé comme ministre de la goem au maréchal Berthier le 9 août 1807. Il conserva GeUep»sition jusqu'au Savril 1814. Un décret du 8 mars 1808 (17 ventôse an X), avait créé un nouveau ministère chugi directement de l'administration militaire proprement dite. Les généraux de division Dejean et de Lesaac, et M. b comte Daru, en furent successivement les directeurs ]■qu'au 30 mars 1814. Ce ministère fut réuni à cehiideh guerre le 9 avril de cette même année. La bataille d'Un, livrée le 4 octobre, celle d'Auerstaedt, gagnée le mèmeJM par le maréchal Davout et d'autres combats de moiiiAi importance ouvrirent à l'Empereur la route de Berfin;i traversa, cette fois en vainqueur/ le champ de batailla à Rosbach où les Français, sous le conunandement de M. b maréchal de Soubise, avaient été battus en 1786 fÊ Frédéric IL La colonne commémorative de ce combat ftl alors abattue.

En récompense de la journée d'Âuerstaedt, le marédU Davout eut l'honneur d'entrer le premier à Berlin, é l'Empereur établit le 28 octobre son quartier-général, b novembre, il était maître absolu du royaiune dn gnii Frédéric.

Mais il avait des vides à remplir, sa pmsée se reporte aussitôt sur sa florissante pépinière de Fontaineblwi:

UVRE PREMIER i0B

■ MoD cousin, écrit-il au ministre de la guerre, j'ai dans f Tarniée 68 régiments d'infanterie et 62 de cavalerie, ce » qui fait 130 régiments, mon intention est que vous m attachiez à diacun de ces régiments un élève de Téoole c de Fontainebleau. Ces 130 jeunes gens employés, vous • prendrez mes ordres pour le reste.

« Ceux qui sont attachés aux régiments de cavalerie m resteront un mois au dépôt de Potzdam, où ils seront m très-utiles au général Bourcier, parce que ce sont tous m des jeunes gens intelligents.

€ Quatre de ces jeunes gens, que vous choisirez parmi 9 les pensionnaires, seront attachés à chacun des maré- ^.diaux, comme sous-lieutenants d'ordonnance, ce qui «' en taiploiera encore quarante-deux.

t Vous pouvez en placer vingt à l'état-major général, s pour suppléer aux cent-vingt capitaines adjoints à l'état- €• major, qui doivent exister et qui n'existent pas.

< 11 y a un grand nombre d'officiers d'état-major qui

€ vous sont arrivés de l'intérieur, qui sont absolument

t incapables de ce service, soit parleur âge et leurs infir-

€ mités, soit par leur ignorance. IL faut leur donner des

c commandements de place, et les remplacer par des

c jeunes gens qui, par leur âge, leur éducation et leur

€ intelligence, sont plus en état de faire un rapport. Ainsi,

c vous voyez que, si le ministre Dejean avait encore

c 200 élèves, on trouverait à les employer, car je serais

c bien aise d'en attacher un à chacun de mes dépôts en

€ France; et, comme j'en ai 178, cela m'en emploiera

c encore 200. En attachant les jeunes gens aux états-

< majors et aux maréchaux, j'entends bien qu'ils ne pour-

106 INSTITUTIONS d'ÉDVGATION MILITAIRE

c rout rester là plus d'une année et qu'ils seront, apikii c envoyés dans les corps à mesure qu'il y aura dea vioac ces. Cette disposition, d'ailleurs, est momentanée 4 c pour la campagne. (1) » (Archives de CEmpift.) k maréchal Berthier^ 17 novembre 1806.

L'Empereur sent le manque d'officiers d'état-ay, interprètes intelligents des ordres qu'ils ontàtransmetbe. L'idée d'en faire un corps spécial ne lui vient pas eoeon: loin de là, il veut qu'après une courte station au qoaitegénéral ils aillent partager les fatigues et les dangn è soldat.

Le même jour il écrit encore à ce sujet au géoM Dejean : c Lorsque je suis passé à Metz, j'ai ordonné ■ a changement pour l'école d'artillerie. On élève

< ciers d'artillerie comme les officiers du génie ; le

< ne doit pas être le même. Donnez des ordres priai « pour que dès les premiers jours on montre auz éHMi c destinés à l'artillerie l'exercice du fiiûl , l'éook à c peloton, l'exercice du canon, les manœuvres de ftnik € les artifices , etc. , etc. ; afin qu'ils soient, en six bÂ

< capables d'entrer dans des compagnies et d'y rené»; « des services. Ce n'est pas que je ne pense que les éftit

< doivent rester deux ans à l'école ; mais il est des dratfc tances où l'on peut avoir besoin d'eux, et ah» il M « qu'ils sachent tout d'abord le nécessaire et l'indiqptfc sable du métier. > (Arch. de VEmpire.J

Dans un écrit du 27 juin 1801 (8 messidor an B)i

(i) L'Empereur avait fait réunir dans les immeiiMS éeuitf ^ Potidam tons les chevaux enlevés à l'ennemi «t btâneosp 4Ma achetés dans les provinces de Prusse. H avait placé à la têla de M M^ le général Bourcier, dont il est bit mention dana eetta leltit.

LIYBB PREMIER i07

lif à un régiraient pour rartillerie et le génie, nous ivons bien établie la pensée du premier Consul que ■leement des élèves de TÉ sole militaire, difficilement ipté par les vieux sous-offi ers, doit être justifié par i mipériorité réelle dans la \ ique, la seule que ceuxmnrent apprécier, c Lorsqu'un élève pointera mieux fat les soldats, dit-il, on ne Im contestera ni son droit Ié Tavancement ni les autres avantages de son éducaâon. Les vieux sergents ne seront jamais jaloux des pennes officiers auxquels ils n'auront jamais rien appris. On doit, en général, dans l'établissement d'une école ^artillerie et du génie considérer, comme Vobjti printifol de ^instruction, la connaissance des manœuvres de toutes les bouches à feu et la tactique de Vinfantme. >

ijes préoccupations du maître sont toujours pour la litique ; il semble croire qu'elle sera toujours bon gré ■I gré dominée par la théorie, et que la part appartenant k chacune n'est jamais donnée dans la proportion voulue.

En janvier 1807, l'Empereur était à Varsovie. Le roi ie Prusse s'était jeté dans les bras de la Russie et avait nrfbsé de traiter. Les Russes s'étaient portés sur la Yistule ta nombre de 120,000 hommes.

Napoléon, arrivé le 35 novembre à Posen , en partit bus la nuit du 15 au 16 décembre après un séjour de ix-neuf jours, et fit son entrée dans la capitale de la Vilogne. Après la bataille de Pultusk, les combats de •olymin et de la Soldau, il résolut de prendre ses quartera d'hiver sur la Vistule. Il y suivit d'abord son armée, t revint à Varsovie le l*' janvier 1807. Le 16, il écrit

INSTITUTIONS D'ÊDUGATION MILITAIRE

au général Dejean, directeur de Tadminirtratk» k h guerre, cette lettre si glorieuse pour les élèves de Fédb de Fontainebleau, école qiû, par ses résultats Ai sèment préparés par son fondateur, r^pmidait l ment à ses demandes et à ses vues : c Honsieur IkJHk] c si Técole de Fontainebleau, réoolePolytachnifilt] t Saint -Cyr peuvent fournir des sujets «yuit Tipè] c l'éducation nécessaires, vous pouvez les envojer iîi^| c je les recevrai avec plaisir : Car il n'y a rien é i [

< brave et de si exemplaire que cette jeimeeeedei

< tainebleau. > (Arch. de FEmpire.J Ce magnifique certificat, donné en pleine {

l'Empereur à TËcole spéciale militaire, se trouveaii aux archives Impériales et en copie au Dépôt de la(

Le même jour, il pensait à donner un asile an I de sesl^ionnaires. c Je vous prie, écrit-il à M. 1 € grand chancelier de la Légion d'honneur, de i c oublier mes enfants d'Austeriitz, dont je n'ai pui

< m'occuper. Je vois avec plaisir que la maison d'I c paraît vous convenir. Arrangez tout pour le

Par un décret qui avait suivi de près la bataille d*! terlitz, l'Empereur avait particulièrement adopté loail enfants des officiers ou soldats qui y avaient été tnés.

Les hostilités avaient été reprises.

L'ennemi voulait tenter un terrible et suprême i contre cet habile adversaire, qui, sur la rigueur de bj saison elle-même, allait baser son rapide et

^n avait alors sous sa main 64,000 prêts à combattre, ses derrières étaient gar a

lidinot et Bernadotte. Parti le 30 de Varsovie, il était le 1^ à Villenberg. Malgré le constantes préoccupations guerre qu'il dirigeait seul, il trouvait le temps de i z c'est de Villenberg qu'il écrivit à Fouché cette lettre au siège de Saint-J d'Acre et à son ancien ciple Le Picard de ; nous l'avons

\ dans notre première p( (Livre 2*^ chap. VI,

p^ campagne de 1807 avait été remplie par pluâeurs pnlMits : ceu& de Mohrungen, de Bergfried, de Walter- JÉrf* de Hoff, de Heilsberg, puis par la fameuse bataille

Mfai mars 1807, Napoléon avait établi son quartier- ■riml dans le petit bourg d'Osterode, ou il s'occupait de ■pt, quoiqu'il y manquât des choses les plus nécessaires iillvie : il écrit le l*' mars : c Au milieu de ces grandes v^'Atigues, tout le monde a été plus ou moins malade ; iB^four moi, je ne me suis jamais trouvé plus fort, et j'ai fefligraissé : » Le 17 mars il écrit encore d'Osterode à Hhpératrice. c Parle-moi de la mort du pauvre Dupuis; ^ bis dire à son frère que je veux lui faire du bien. > ^ M. Dupuis était un ancien principal de l'école militaire ihBrienne. L'Empereur, en souvenir de ses bons soins, N avait donné l'emploi de bibliothécaire à la Mal-

Q) Dès son entrée à l'école, il manifesta le désir d'acqnérir des con- "^^taoces; comme il ne parlait que l'idiome corse, et que, sous ce H^rt, il inspirait déjà le plus vif intérêt, le sieur Dupuis, alors sous- ''b^pÂl avant le père Berton et aussi complaisant que bon gram- ^tfieo, se chargea de lui donner des leçons de langue française...

{Baurriennet l«r voi,)

110 INSTITUTIONS d'édugation miutahe

Napoléon avait transporté son quartier-génénlàhkenstein. De là il regardai! toujours la FfaDee.phit son attention sur les écrits des journalistes, sur \aém de TAcadémie et envoyait ses observations sur m f(fi de création d'une école spéciale de littérature etdlÉÉl au collège de France, c En même temps, dit }i.TÊÊk € il montrait une sollicitude extrême pour les ■■■ c d'éducation, et notamment pour celle d'EcombAj c devaient être élevées les filles des l^oonaim

< fortune... » c Je n'ai attaché, écrit l'Empereur de Finkanikii

< 15 mai à M. Lâcépède, qu'une importance c aux institutions religieuses pour l'école de F<

< Il s'agit là de former de jeunes oflSciers; mi c Ecouen, c'est tout autre chose. On se pro| c élever des femmes, des épouses, des mères de « Faites-nous des croyantes et non des rauemnaiiiii...

Après la prise de Dantzig et la victoire de Napoléon consentit à traiter de la paix avec le ni Prusse et l'empereur de Russie. Les traités palflli secrets de Tilsit furent signés le 8 juillet 1807.

De 1804 à 1807, Napoléon appela dans u 1,200 et quelques élèves de l'école de FcmtainebkMi. entrées avaient été pendant ce temps de 1,348. Oi qu'il en avait manqué bien peu à l'appel du Sur ce nombre, trois entrèrent à l'école Polytedmii|i(| quatre retournèrent à Saint-Cyr, et quatre, HH. BéjJ de Galz de Malvirade, Barrai et Lemercier avaient Ai nommés pages de l'Empereur.

Le prince régnant de Salm-Kyrbourg avait été aduii

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