LIVRE PREMIBR lil
à réoole de Fontainebleau par décret du 26 mars 1806. 0OQ onde et tuteur demanda à Napoléon, qui se rendait dkm en Prusse, une place de sous-lieutenant dans Tarjppée française pour son jeune pupille; afin que sous un |il maître il put apprendre le métier de soldat avant de imaplir les fonctions de Prince souverain. L'Empereur pipondit que nul ne pouvait obtenir ce gfade dans un .^igiment sans être passé par Técole de Fontainebleau ou JTivmr gagné sur le champ de bataille. Le jeune prince fiit donc envoyé au général Bellavëne avec des lettres de jtoommandation. c Ces lettres sont pour M""* Bellavëne, i0i rendit le général au jeune novice ; moi, je ne connais iii ^ la règle et vous la suivrez comme les autres. » Le grince de Salm dut s'y soumettre ; mais un jour il dis- ^firut, et ses camarades appelés quelque temps après en «Crusse, le retrouvèrent à Tétat-major de TËmpereur avec
k épaulettes de colonel. (Récit du général Vesco, ancien
âève.) c Dans rintérét de sa puissance absolue, dit le général
c Foy, autant que pour former des successeurs aux gêné-
< raux de la Révolution, Napoléon institua les prytanées, c les lycées et les écoles militaires. Là, furent mêlés ent semble les enfants des riches et les fils indigents des
< défenseurs de la patrie. Plusieurs rejetons des familles « de Tancienne noblesse vinrent y désapprendre Taffém terie de l'éducation domestique. On vit renouveler à « Fontainebleau et à Saint-Cyr les exercices des rives € de TEurotas et du Gbamp-de-Mars. Les privations € des camps, les bivouacs, les marches forcées n'étaient € que la continuation d'un dur noviciat. L'École mi-
il2 iNSTiTirnoNS d'éducation mLiTAmB
< litaire impériale fut une pépinière d'exoeUeutB (A- « ciers... »
L'illustre général pense qu'on n'en faisait pas de b» citoyens en ne leur parlant jamais de liberté, rarement à nom de patrie, et en ne leur enseignant que ToMimBi aveugle aux ordres du Souverain.
 une pareille époque, et après les horreurs commii au nom de la liberté, il n'était guère possible d'agir tri» ment vis-à-vis de jeunes gens qu'il fallait romjm ï m discipline sévère. L'article XII du règlement de FéeÉ spéciale prescrivait qu'on leur fit connsitre surioot llâtoire des grands capitaines, où devait se feneoaliir nécessairement le récit d'actes inspirés par le plus pari le plus noble patriotisme.
Le drapeau des élèves de l'école de FontaineblMi plus tard de Saint-Cyr portait d'un côté : c VEmptrmt aux élèves de VÈcole militaire; » et de Taotre: <tt s^instruisent pour vaincre. »
Des recherches faites par M. le lieutenant-gMnl baron Gazan, sur les 800 premiers admis ft réeole à : Fontainebleau^ dont lui-même faisait partie, il iMi que 139 ont été tués à l'ennemi; que 40 sont deia* généraux de division ou de brigade, dont deux traîtres de la guerre, MM. Despans-Gubières et MoGoa à Saint-Yon ; 1 général en chef, Denis, comte de Dtfrfmont, et 7 pairs de France ou sénateurs ; 115 supérieurs, et au total 474 officiers.
Puisque les 500 premiers sortis ont donné un ausâ Ira résultat^ nous pouvons terminer ce chapitre s^ns crâli de contradiction en répétant la parole de l'Emperav:
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t il n*y a rien de h brave el de si eœemjdaire que cette \ jeunesse de Fontainebleau. »
n ne serait pas possible de donner les mêmes détails pr tous ceux qui leur ont succédé jusqu'en 1814 ; mais, 9 touune, on doit dire qu'ils ont été dignes de leurs
Avant de continuer notre récit sur Técole de FontaineikM, nous devons Faire mention de deux lettres adreslias par r£mpereur au général Glarke, ministre de la
n profitait toujours des courts intervalles de paix pour méliorer ce qu'il avait trouvé de défectueux pendant la SMrre. Sa cavalerie lui avait rendu de grands services : I avait pu l'admirer de bien près à Eylau, quand elle fiivait dégagé lui-même des atteintes de l'ennemi» mais il avait remarqué en même temps que la plupart de ses savaliers ne savaient pas manier leurs chevaux.
c Notre cavalerie, écrit-il de Rambouillet le 10 sep- K tembre 1807, n'est pas assez instruite; elle ne sait pas K assez monter à cheval. Faites-moi un rapport qui me K lasse connaître quels sont les moyens qui existent pour K former de bons écuyers. Il y a, je crois, une école à Ver- ^ sailles; je ne connais pas son organisation, mais je la K crois trë^-insuffisante. Je vous recommande de porter ( une grande attention à l'école du manège de Fontainet Ueau. C'est un très-grand moyen pour remettre dans ^ nos troupes à cheval de bons principes d'équitation. i Peut-être faudrait-il établir deux à trois écoles comme
(1) Voir, à la fin du volume, Tétat des élèves des écoles spéciales milida GoDtalai et de rKmpire parrenus au généraUt. II. 8
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c celle de Versailles, i L'Empereur avait doue parti bien peu son attention sur Tanne de la cavalerie, et la campagnes de Prusse et d'Autriche liû avaient déB» tré notre infériorité à cet égard. Noua n'avona pis h k rapport ordonné par cette lettre ; mais nous vaincu que déjà l'idée d'une créatiim spéciale de front avec l'école de Fontainebleau av«t germé l'esprit de l'Empereur.
La seconde lettre, datée du 16 sqpteDibra, l'artillerie. Pour les nécessités de cette arme, spécial, il ne demande pas de conseil ; il donne du ordres; ses prescriptions sont nettes et prédses; eb vont rechercher les plus menus détaib de l'instradiQB: il lui faut des hommes pratiques et non des savants mh lement occupés à la résolution de problèmes intéresenAi sans doute, mais devant être réservés pour les loisin de la garnison. Le ministre proposait à l'Empereur d'aceorder la solde à 55 élèves d'artillerie et du génie qm, iprii l'examen prochain, excéderaient le nombre fixé poork personnel de l'école de Metz, d'employer à rétat--mqor de cette école trois capitaines en second, de plus, d'yi^ peler les professeurs de mathématiques et de dessin dtf écoles régimentaires établies à Metz, Besançon et Slnibourg, et d'affecter une des casernes de Metz au logemril nécessaire à ces 53 élèves, c De Targent, toujouis à c l'argent, répond l'Empereur ; on conçoit qu'il ftih € deux ans pour le génie ; un an d'école pour l'artilk € est suffisant. »
Suivent les instructions les plus minutieuses; c'eetoB véritable programme ; il ne pouvait être dressé que ptf
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on oflBcier d'artillerie, et cet officier c'était TEmpereur htt-même ; comment alors ne pas obéir !
S'il faisait faire dans ses écoles les exercices de TEuro- IM, il y voulait aussi la frugalité Spartiate. Il ne concemt pas que le débirt de là vie ^«erriëre pût être la molktte dans les habitudes et le luxe qui en est la cause. < Tii vu avec peJné, écrit-il à M. Grétet, ministre dé « riotérieur, que l'école de Gompiègne (arts et métiers) c eoûte plus de 540 fr. par bomme ; il faut que chaque Ir ^ve ne coûte pas plus que 20 sols par jour : ces élèt fés sont fils de soldats et artisans peu aisés ; il est f eootre mon intention qu'on leur donne des habitudes If de vie qui ne leur seraient que nuisibles. > [Archives de tëgricukure, du commerce et des travauœ publies.)
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