CHAPITRE IV
SoMMAiBB. — Empire. — L'École militaire de Fontaineblen I
à Saint-Gyr ; note de l'Empereur aa générai Dnroc, 4 oetobnlM. — École de U Flèche, de 1798 à 1808 ; le cœur d'Henri IT brtIéàU Flèche ; aes cendres recueillies par Cb. Boacher, ex-eliifiirgNiii collège ; prise de possession des biens du collège an non dm hf Uoèe français, 4 août 1800 (16 thermidor an VIII) ; la eoUipà La Flèche, école secondaire, 11 mars 1808 (10 Tantdea an XIV *- Décret de transfert de l'École spéciale militaire de FunliiniMwfc Saint-Gyr, 14 mars 1808. ~ Décret de transfert de l'école de SM* Cyr à La Flèche, 15 jain 1808 ; installation do Prytanée de Laflkche ; les élèves du Prytanée à Austerlitx (parolaa dn géoénleMii Legrand) ; M. Grouzet, directeur des études du Prytanée^ de UN à 1809. — Départ de Napoléon pour Bayonne, i arril 1M8; fl et mande au général Glarke, ministre de la guerre, dea éUvasdefliii^ Gyr et de l'école Polytechnique pour sous-offlciera. -* Nepoléfli demande 800 élèves de Saint-Gyr pour officiers et 18 par 4^ pour Bous-offlciers. — Volonté de Napoléon relatiTe aox jeïia gens de bonne famille qu'on veut écarter de la carrière desawa — Décret de création de l'école de cavalerie de Palul CiiMii, 14 mard 1809; uniforme, personnel; ses généranx, Glèmenldili Roncière et Maupoint commandant l'école ; rétnltate de l'éeilili Saint- Germain, de 1809 à 1814 ; disparition mystérieue d'un Mil de l'école de Saint-Germain en détachement à BayenXj 1811. - Les trois écoles militaires en 1809 ; but et néceeeîlé de lev cri^ tien ; résultats généraux des écoles spéciales de TEmpire —LHab Polytechnique sous l'Empire ; les élèves de cette école àla bHillB du Trdne. — Le Prytanée de La Flèche depuis 1808 ; élèviiftf» sionnaires étrangers en 1808 ; école d'artillerie eréée an Vtft' née de La Flèche en 181S ; succès du Prytanée aooa l'Enifin^-' L'école de Saint-Gyr en 1814. — Les Pupilles de la gudei éorii militaire primaire. -— Le corps d'état-mijor sooa l^Empiie. — U corps des ingénieurs-géographes. — Chimrgiena mililainiL — V^ térinaires militaires. — Administration militaire.
L'Ëcole spéciale militaire occupût une partie dadiilM de Fontainebleau.
Napoléon voulut, comme ses prédécesseun.
UTRB PREMIER 117
de temps en temps cette magnifique résidence, sans changer Tancienne destination de chacune de ses parties* Mais il pensait encore à placer son école de prédilection dans cette même ville et à lui conserver un nom que ses jeunes officiers avaient déjà illustré.
Ainsi l'indique la note adressée de Fontainebleau même, le 4 octobre 1807, au général Duroc.... c II est « iMScilede penser que TÉcole militaire puisse longtemps € rester si près du palais; mon intention est qu^elle teste m à Fontainebleau; mais les jeunes gens y ont trop de m dttsipation étant si près de la cour, il faut donc les en « eéperer. La reprise de cette aile me donnera tous les m logements dont je puis avoir besoin. •• {Bibliothèque du « Louvre.) >
La cour était partie pourFontainebleau le 22 septembre. m Napoléon, dit M. Thiers, voulut y reproduire Timage « oomplëte des mœurs de Tanctennecour. >
C'était, au reste, d'autant plus opportun que beaucoup de princes étrangers étaient venus à Paris, à l'occasion du mariage du roi et de la reine de Westphalie. (Jérôme Bonaparte et la princesse Charlotte de Wurtemberg.)
Établir l'Ëcole militaire de Fontainebleau dans de nouireaux bâtiments appropriés à leur destination» était une affiaiire grave à tous les points de vue. La guerre venait d'éclater dans la Péninsule; de nombreuses places allaient se faire pour les jeunes officiers; il fallait donc en produire plus ou au moins autant et sans interruption.
L'Empereur prit promptement un autre parti, et dans crtte nouvelle combinaison la maison de La Flèche allait trouver sa place. Il fut donc décidé que l'école de Fontaine*
118 INSTITUTIONS d'ÉDUGATIOII MILITAIRE
bleau serait trenférée à Saiat-Gyr, et le Prytanée de Sùir Cyrdans la vieille maison d'Henri IV, ab ïesteofion.
Qu'était donc devenue réoole de La Flèche, de ITH à 1808?
La ville de La Flèche n'était pas éloignée du théitieè la guerre de la Vendée, que Napoléon a appelée i de géants.
Par sa position géographique elle devait i en éprouver le contre-coup.
La chapelle de son collège fut bientôt robjet db odieux sacrilège. M. Chartes Boucher, anden des doctrinaires, a laissé de cet acte une relation i crite qui a déjà été publiée dans plusieure ouvragoi, et notamment dans l'histoire de l'école de La Flèdb à M. Jules Clëre. c Le coeur d'Henri-le-Gnnd, ditlL BeiH c cher, reposait dans l'église du collège, où il avait éti
< déposé d'après les prescriptions du testamenk da a c bon prince. Cette église servait aux assemblées dn éé^ c L'œil du représentant Thirion, dans une séance, iph
< çut le monument. Le lendemain, 28 septembra ITK « (7 vendàniaire an XI), des ordres furent donnés pov € jeter au feu les cendres du héros. La troupe, aoniki c ordres du général Fabrefond dit Moustadie, prit ta « armes ; des ouvri^^ furent commandés pour détran
< le monument, qui conûstait dans une boite de ddm
< dorée et en forme de cœur. Elle fiit brisée : elle ooumit c une autre boite en plomb aussi en forme de oœar, m
< laquelle était inscrit en lettres d'or : Cy^gU le camé « Henri-le--Grand. Celle-ci fermait à cadenas. La et « n'y était pas, on l'ouvrit avec un ciseau. La
« des aromates qui avaient servi à l'embaumeoient s'éleva < et fit MD petit nuagie. On donna quelques secousses à c toute la boîte» on entendit et on vit un corps d'un bjrun «noir, solide. On marcha ensuite sur la place delà Révo- € lotion ; on envoya cherdier du menu bois chez un houc bogier v<»sin, le feu fut pris k la forge d'un serrurier. € La flamme ayant éclaté, on fit sortir delà bcHle ce cœur € autrefois si magnanime, desséché par le temps, et dans c un instant il fut réduit en cendres.
€ La troupe retirée, celui qui écrit ces lignes s'approc cha peu à peu du petit bûcher. Il le laissa s'éteindre, se & promenant sur la place d'un air indiffèrent; puis jugeant P que les cendres étaient refroidies et n'apercevant plus K que des enfants qui jouaient à l'extrémité de la place, i il jeta un mouchoir sur l'emplacement qui était couvert ■ de cendres et de charbon noir. Il en rassembla par ce I moyen tout ce qui lui fut possible, et l'emporta sous 1 aon vêtement. »
Rentré chez lui, M. Charles Boucher apprit à sa femme œ qu'il venait de faire et mit ces cendres vénérées dans tme bouteille sans inscription. Quand il put l'effectuer HtDs danger, il en plaça dans un flacon transparent et m fit un petit monument de famille sur lequel on lisait ;
CofERES GOKDl HeNRIGI MAONI PIETATE ET GRATA MEMORIA, OB EDUCATIONEM SERVATI, A C. BoUCHER CHIRUROICO. (1)
(1) Noas avons dit dans notre première période (Livre I*', chap. III, jMge SS), que le cœur de Marie de Médicis^ morte le 8 juillet 1643, avait Ké apporté à La Flèche par le père Mairat et d'autres jésuites de la naîton professe de Paris, pour être placé à côté de celui d'Henri IV. Xaprèt le manuscrit de M. le chevalier de Sourdon, ancien administrateur et bibliothécaire de réoole, le cceur de Marie de Médicis aurait
ISO INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRE
En l'an IV, on installa dans le collège les I administrateurs du district et de la munidpalité, oo i le reste en en faisant un hôpital, et des logements tinés au général commandant la place, au des guerres, et & différents professeurs,
La buanderie qui longe le parc, devint un aider è salpêtre (Jules Qère).
On établit une maison de amvalescents, le I* ftvriar 1796 (12 pluviôse an lY), dans la partie des bftiinMÉi situés entre la cour des Classes (l** bataillon) et la cmt Verte (cour Royale).
Au terme de l'article VI du titre XI de la loi dn S5 oetobre 1795 (3 brumaire an IV) sur rinstruction | les communes qui possédaient des établissements sous le nom de collèges, et dans lesquels il n'avait pu U placé d'écoles centrales, pouvaient en organiser ( plémentaires à leurs frais.
En conséquence, et d'après la pétition delà lité de La Flëche, l'administration centrale du déparleMrt de la Sarthe l'autorisa à dispose»* de la partie du coflégs connue sous le nom de Pensionnat.
Cet arrêté empêcha la vente et la destructioB de ci magnifique établissement.
M. Rocher-Desperrès, ainsi que le maire» M. Savaritt, qui s'étaient déjà énergiquement opposés à cette venta et à l'aliénation des terrains, y établirent un collège sooi h
été eDlevé par les jésuites longtemps avant la Révolation et a de leur dispersion. De son côté. Al. Ch. Boucher, dent son dit qu'il fut brûlé en 1798 arec celui d*Henri IV. Il ne i cependant pas ce fait dans la relation que nooa Tenone de crire.
UVRE PREMIER Ifl
dkectkm de deux anciens doctrinaires, MM. Meyer et Maarin.
Cette institution prospéra ; au bout de deux ans elle iMBptait plus de deux cents élèveSé
Le 4 août iSOO (16 thermidor an YIII), il fut pris posteasion, au nom du Prytanée français, d'après un arrêté des G>usuls, des biens de Tancien collège, sans qu'il fut i diangé pour le moment à Tétat de Tinstitution secont de La Flècbe, dont les succès furent démontrés dans is examen général et public des élèves (1).
Le 11 mars 1803 (20 ventôse an XI), un arrêté des QoBsuls décida que le collège de La Flèche serait érigé en iole secondaire.
Le 24 mars 1808, TEmpereur étant à Saint-Cloud, icrivit à Duroc, grand marédial du Palais, c J'ai pris « un décret pour transférer à Saint -Cyr l'école de Fou- « tainebleau. Le manège de TÊcole militaire sera acheté « par moi pour 100,000 fr.» {Bibliothèque impériale.)
Cette mesure en nécessitait une autre, celle de pourvoir le Prytanée impérial de Saint-Cyr d'un autre local.
Cet autre local devait être naturellement la maison de La Flèche.
L'arrêté de transfert est daté du 15 juin 1808. Le général Bellavène fut chargé de prendre toutes les mesures à cet effet.
(f ) On avait attribué au Prytanée les anciennes dotations des collèges qui n'avaient pas été vendus pendant la Révolution. Cet étabUMement se trouva posséder des maisons à Paris, à Louvain; des marais salants dans l'Ile de Rbé; des rentes sur TÉtat; des créances sor la iMnque de Vienne, sur le prince d'Aremberg, l'empereur d'Antrielie,etc.,etc.
[Moniteur de Vœrmée.)
122 INSTITUTIONS d'ÉDUCATIOII MILITAIRE
Le Prytanée de La Flèche devait se oompoiBr à 400 élèves, dont 200 pensionnaires à 800 francs.
Le transfert des élèves de Saint-Cyr à La Flèdies'aiin avec ordre et promptitude, par détachements de SOéItallk surveillés par un oflScier et un maître de quartier.
Le dernier convoi, parti de Saint-Gyr le 3 jaili 4 heures du matin, arriva le 6 dans raprès-midi kU Flèche.
Le 20 juin 1808, ofiiciers, professeurs et âèras, M* était au complet.
Ce même jour, une fôte brillante fut donnée |«rb municipalité au général-commandant Duteil, k M. Qnzet et aux autres fonctionnaires, dans Fande maintenant détruit, du marquis de la Varmne.
Le lendemain, M. Crouzet exhortait les élèves à nuer tranquillement leurs travaux et à rester àfW A leurs aines, dont le brave général L^prand avait pa in après la bataille d'Austerlitz ; c Las élevai do FiTipfB
< se sont conduits dans cette campagne cammeiemm
< soldats. »
M. Crouzet quitta le Prytanée en 1809, pour rasHv dans rUniversité et y remplir les fonctions depnyriMur^i collège Cbarlemagne, où il mourut le l*' janvier 18|1« Ses nombreux élèves commencent à disparaibre mb> mêmes, mais aucun d'eux n'a oublié son activitép W savoir et sa tendre sollicitude pour tous les enfiints eonfifi à ses soins.
Napoléon était parti de Paris pour Bordeaux, le 2 ml 1808. Il voulait y rester quelques jours pour c dooMt
< dit M. Thiers, à tous ceux qu'on voulait oondoirB dB
UVaE JNUSMIER f §3
# fré à gré ou de force à Bayoone, le teçnps d'y être c attirés ou rendus, p Cet historien veut parler ici des mlhrwireux princes d'Espagne qu'on allait déposséder : ^(tt moment se préparait cette guerre qui devait s^attUlier comme un ver rongeur à la fortune de TEm-
n disait ses préparatifs pour ne pas être surpris par hs événements. De Barbezieux, le 4 ayril, il écrivait à iimtke, m'misire de la guerre.. ••• c Faites- moi connaître f également si on ne pourrait pas envoyer de Saint-Gyr 9 une douzaine de jeunes gens pour en faire des sergentsa majors et des fourriers^ et de Técole Polytechnique K ^nze ou vingt. Mais il faudrait s'assurer avant s'ils s savent commander ; s'ils ne le savent pas, qu'ils l'ap- ■ prennent avant d'être employés ; autrement, ils ne K aéraient d'aucune utilité aux corps. Envoyez-moi égale- « ment 50 tambours et 20 trompettes. »
L'école spéciale de Fontainebleau et l'école spéciale de Sttint-Cyr n'ont été, comme on le voit, qu'une seule et iklême institution ; il n'y eut qu'un simple transfert du pa- ^ de François I"^ à la maison fondée par Louis XIV.
La dernière entrée à Fontainebleau fut celle du nommé llartin-Saint-Jean, n"" 2,079 ; le suivant, Hallot, n"* 2,080, tetra à Saint-Cyr.
Les sorties pour la cavalerie n'eurent lieu que dans le Rapport de un onzième ; la plus grande partie des élèves de cette catégorie entrèrent dans l'arme des dragons, moitié fimtassins, moitié cavaliers, combattant à pied et à cheval. Quelque chose manquait donc pour compléter l'œuvre de l'Empereur ; une de ses lettres indiquait déjà ses pré-
124 IffSTlTUTlOffS D'ÉDUGàTlOIl MILITAIU
occupations au sujet du peu de science de ses de cavalerie dans Tart de Téquitation.
L'Empereur avait jugé que sa présence était en Espagne ; nous ne Vj suivrons pas. Nous lement que le 17 janvier 1809 il partait à dieval deli^ ladolid^ et que le 22 il arrivait pendant la nuit à Ml^ au moment où on s'y attendait le mmos. Il UaiHl 1 ses généraux» c malheureusement divisés, dit H. Thien^ c et faiblement rapprochés par le timide c de Joseph, le soin d'achever la conquête de Y
Les armements de TÂutriche indiquaient damment que de ce côté se formait un nouvel orage.
Depuis l'Espagne, et dans un esprit de piévisMi fi le trompait bien rarement. Napoléon avait nvojéfli ordres dont les plus pressants concernaient la lefésAi deux conscriptions autorisées en septembre 1806 ptfb Sénat. C'étaient la levée de la conscription de 1810 et k rappel sur les conscriptions de 1 806, 1809, 1808 et lOOii c II fallait employer cette vaste levée déjeunes ffûB^M c M. Thiers, et, en fait d'organisation/ personne, oak ^ sait, n'a jamais égalé Napoléon, t
C'était alors que ces fournées de jeunes élbves des écoles militaires, pleins de feu et d'entrain, l'avancement ou la mort, lui étaient précieuses.
Dans les premiers jours du mois de mars, NapoléoBM rendit à Saint-Cyr ; il ne se montra pas entiërameot iriSi' fait de la tenue et de l'instruction ; il témoigna son Êth contentement et transmit ses prescriptions, avec oriK de s'y conformer immédiatement.
Le 8 mars 1809, l'Empereur demande au gjoéni
l^rke 4 élèves de Ssant-Cyr pour remplir les fonctions Il tous-lieutenant dans chacune des seize cohortes for«pjfai avec les 10,000 conscrits de la garde, 104 élèves jppr les cinquièmes bataillons, 400 de La Flèche et des liées pour les fonctions de caporaux-fourrierst 50 de llpola Polytechnique et 50 des arts et métiers pour être Inrporés dans les compagnies d'ouvriers d'artillerie. ^jLs 13 et le 29 mars, l'Empereur écrit de nouveau pour Ipner le départ des élèves. 32 d'entre eux doivent paplir des places de sous-lieutenant dans les deux ré- IpBients de conscrits de la garde. Le maréchal duc d'Istrie An en désigner 16 de ceux qui étaient déjà attachés RpL ediortes de la garde, en prenant des jeunes gens iMit les p^^, frères ou oncles étaient membres de la iidgion d'honneur; 16 autres furent choisis parmi les lèves étant encore à l'Ëcole militaire ; les anciens remiirent les fonctions de lieutenant, et les nouveaux ne bvant sortir qu'au mois d'octobre suivant, celles de sousiwtenant. (Vorresp. de VEmpereurJ.
Entin, l'Empereur demanda à Saint-Cyr près de 300 lèves. Il en fit choisir 10 dans chaque lycée parmi ceux pli, malgré leur jeune âge, étaient assez forts pour suplorter les fatigues de la guerre.
Déjà il avait écrit d'Espagne pour ordonner à Fouché le faire le recensement des familles nobles qui se monnient peu disposées pour le gouvernement et cherchaient i sauver les héritiers de leurs noms des dangers certains ie la conscription. Il voulait, soit qu'on enrôlât ces jeunes gens, soit qu'on les envoyât à Saint-Cyr. < Mon intention € est de prendre un décret pour envoyer à l'école de Saint-
126 INSTITUTIONS D'ÉDQGATtOll MILITAIM
« Gyr les jeunes gens appartenant à oes laniilleB (10|ri c département, BO pour Paris) , ftgés de seiie am ûk c moins de dix-huit. Si Tofl hït quelque oljèèfioi^l c n'y a pas d'autre réponse à fifeire que ^eH mm Mi c plaisir. »
Les circonstances étaient graves, lA bcck^ pitÊÊÊÊ^ tes vides dans les cadres de plus en plus nombreas ; ÉÉ on peut affirmer que si par oes mesures ntrêmeslfi^ léon parvint à envelopper ces jeunes gens du» son de gloire, il s'aliéna pour toujours leurs familles, par leurs noms, puissantes par leurs fortunes. Elkl M purent lui pardonner le sacrifice forcé delears enftntsjM qu'elles pardonnèrent moins encore, ce fut rabandan éÊi la plupart d'entre eux des opinions traditionneHeii sppôto à un ordre de choses qui a suivi sa mante et h dl encore, sans qu'on puisse en apercevoir le denrier iMU. D'un autre côté, cette jeunesse ardente, iasiie deklMi et noble chevalerie, restait digne de ses tuteotk, <i i jetant au milieu du danger et en cherchant à g^iierhl# ment ses éperons sous la direction de ce ébé woÊfét jusqu'alors, la victoire avait toujours été fidède.
Cependant l'Empereur chercha bientôt i l'tttiMr AU son armée par des moyens moins acerbes. Il savik qirtA tout temps la cavalerie avait été Tarme de V\ ou de nom ou de fortune.
Aussi, après avoir organisé son année, NapoMon êUà la création d'une école spéciale de cavalerie; il Ispl^ik à Saint-Germain, dans le château rebâti par Henri IT* qui avait vu naître Henri II, Gharies IX et Louis X1V<
Le ^.février 1796 (13 pluviôse an IV), on avût réliU
LITRE PAEHIEIl
Pioole de cavalerie de Yersaîtles, qui, le 12 mai 1798, (Kl fioféal an VI) , prit le nom d'école nationaîè des MNipea à cheval. Elle était bien peu connue , au moinii PMi' 868 résultats, puisque TEmpereuf dit dans une de ses iHtres : € n y a, ;> ctois, une école de cavalerie à Vei^ V ikilles. > On lui donna deux annexés. Tune à Lunéville, PMtre à Angers. La durée de ces écoles fut éphémère ; Ikl809, Técole de Versailles existait seule et fut traùsfiMe ou plutôt fondue avec ses débris dans celle de Saint* iifennain^ qui doit être considérée moins comme une ieote d'application que comme une annexe de celle de Snnt-Cyr ; on formait dans l'une des officiers de cavalerie Il dans l'autre des officiers d'infanterie. '- Le décret de création de l'école de cavalerie de Saint- Bërmain est daté du 14 mars 1809.
Pour son établissement, 300^000 fr. furent mis à la Kiposition du ministre de la guerre, et le colonel du génie hmiet de Montfort, que nous avons cité dans notre preiiiëre période comme un des élèves les plus distingués de ""aneienne École militaire, fut chargé des travaux d'appro- Miation.
Les élèves durent être âgés de seize à dix-huit ans, avoir |ntre pieds dix pouces de taille au moins, avoir terminé Mrs études en humanités et connaître l'arithmétique entière et la géométrie jusqu'aux plans inclusivement.
L'intention de l'Empereur était d'attirer à cette école l68 jeunes gens appartenant aux familles nobles et riches : BD élevant la pension à la somme de 2,400 francs , il empêchait tout mélange qui aurait pu les offusquer et les Moigner. Voulant donner un avantage aux élèves du
128 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRB
Prytanéo de La Flëcbe qui avaient du goût pour rame de la cavalerie, il autorisa leur entrée comme penâonmiwi à Técole de Saint-Germain au prix de 1 ,S00 francs. Ma^ le 11 décembre 1809, il revint sur sa prenûère déeui de n'y admettre aucun boursier, msds seulement en &m de ces même» élèves et de ceux des lycées, fils de nEtaires. Il leur fut réservé un tiers des places.
Le colonel Maurice, commandant l'école d'i de Versailles reçut Tordre de faire conduire à Germain , pour les premiers besoins de l'instmctioD, kl chevaux, les palefreniers et tout Tattirail nécessaire.
Le grand uniforme, d'abord en drap bleu avec ooikti parements et pattes en drap écarkte , reven en ànf blanc, fut modifié, sur la demande du général, ainaqal suit : habit vert avec collet, revers et parements de ota couleur bordés d'un liseré blanc, doublure rouge; létale en drap blanc, la culotte en peau de mouton blanche cl b casque de dragon avec un plumet, dont la couleur denk distinguer les compagnies.
l^s élèves avaient, en outre, un petit uniforme; Tvmement, l'équipement et le harnachement étûentcen des dragons.
Le personnel de l'école fut ainsi composé : MM. Qiment de la Roncière, général de division, l'école ; Brunet , colonel , commandant en Damesme (1), commissaire des guerres de I
(1) M. Damesme, commisBalre des gaerrei et depoii militaire attaché au service de l'école préparatoire de La Flèehe, Mt 11 père du général Damesme, ancien élève des écoles mUitalnB difi Flèche et de Saint-Gyr, mort après les joarnées de Juin iSM ém mM de sa blessure, et dont la statue a été érigée sar une det pheeidl K^ tainebleau.