‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 49 sur 107 · LIVRE PREMIBK f · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIBK f

iplissant les mêmes fonctions à Saint-Gyr ; un agent iomptable ; Simon et Mayroffen , capitaines d'infanllrie; de Saint-Privé, aide de camp du général; un iMecin» un chirurgien; un aumônier bibliothécaire; -ésax écuyers et deux sous-écuyers ; quatre professeurs de musique; quatre d'histoire et de géographie; trois de tosin, un de fortification ; trois de belles-lettres et trois f administration militaire.

Le 1*^ janvier 1810» soixante-huit élèves pensionnaires étaient présents. Trente-deux chevaux garnissaient les écuries.

La situation du 16 décembre 1810 donne 155 élèves et 184 chevaux; — celle de 1811, 164 élèves et 130 chewwnc;— celle du l*' janvier 1812, 182élèveset 150 che- Miux, —et celle du 1* janvier 1813, 201 élèves à2,400 fr. H 8 n'en payant que 1,500, et 209 chevaux.

Plusieurs élèves de l'école de Sainl-Cyr reconnus partisolièrement propres à la cavalerie furent envoyés à Saint- Germain.

L'étude de l'artillerie ne commença qu'en 1812. Le ^néral de la Roncière demanda que le polygone fût placé sur l'ancienne route de Pontoise, qui part de celle Jes Loges et va aboutir à la mare aux Carmes.

L'emplacement fut choisi dans la forêt.

A la suite de quelques désordres qui s'étaient manifestés parmi les élèves, l'Empereur écrit, le 3 avril 1812, au ministre : c M. le duc de Feltre, il me revient toutes j€ sortes de plaintes sur l'école de Saint-Germain. Ces « plaintes ont le très-mauvais effet de dissuader les < familles riches d'y envoyer leurs enfants. On m'assure

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€ que le pain est mauvsûs , la nourriture in c Téducation très-dure, Tinstruction nulle, hormis pov « le militaire. Faites-moi un rapport sur le répine it c cette école. Le pain doit y être très-bon, la noorribn c abondante, l'éducation variée. On doit y ensôgner k

< dessin, la musique, Thistoire, la géographie, la fiâtc rature. Cette école ne remplit pas mon attente; dkol c destinée à recevoir les enfants des familles les phi c riches de France, et on les en éloigne. Cette éoolejont c du plus mauvais renom.

< Sur ce, etc. c NamIiAhi. i

L'Empereur voulut voir par ImHfnème sans attendre b rapport demandé, et vint quelques jours après à Saii*- Germain. Il résulta de cette visite que le coaunandoDtft fut provisoirement confié au général Bellavène, commnidant de Saint-Gyr et inspecteur général des écoles ndttaires. La lettre du 31 juillet que lui adressa le lui indiquait les principales mesures à prendre pour i fin aux désordres qui étaient devenus le motif des | incessantes des parents.

c Pour vous faire connaître, écrit le duc de Fdln^ « dans quel esprit les changements doivent ôtre fiûts, ji

< vais vous citer deux phrases qui se trouvent dans hi

< ordres de l'Empereur : l'école de S(UrUr4iermain M

< destinée à recevoir les enfants des famille» les fl0 « riches de France. Ce que j'ai dit pour cette école twioi « pas s* appliquer à celle de Saint-Cyr, oùilfaïutqiiB toâ c reste sur le pied où cela est actuellement. >

L'Empereur voulait donc, contrairement à ce qu'il vaà

ordonné pour ses écoles militaires, que ces jeunes gens, accoutumés à Taisance, trouvassent à Saint-Germain, autant que possible, la même existence que dans leurs femilles ; il tenait surtout à y attirer les enfants riches appartenant aux déparlements ou pays récemment annexés à TEmpire. Dès les débuts, furent admis les élèves étrangers, d'Hoene-Steenhuysse, Lamelink, Picke, Schoormann, Vandehagen, Vanheerbrouck, Wurbrouck, Gbyland de Meeren, Elz-Rubenach, Cattaneo, Âdorno, Durazzo, Doria, Taparelli-AIezio, Barberini, Sciamanna et autres.

Pendant son intérim, le général Bellavène fit r^arer la salle de Mars, destinée pendant l'hiver aux manœuvres et exercices d'infanterie.

Le 31 décembre 1812, le général baron de Maupoint, employé en Espagne sous les ordres du maréchal Si}chet, reçut le commandement de l'école de Saint-Germain, avec les mêmes appointements que son prédécesseur, montant, tout compris, à la somme de 22,000 fr.

Voici quels furent les résultats de l'école de cavalerie de Saint-Germain, dont les élèves, pendant la période comprise entre les années 1810 à 1814, trouvèrent l'occasion de se distinguer sur plusieurs champs de bataille. Hs firent d'excellents officiers ; mais, à Saint-Germain, ils furent toujours plus indisciplinés et plus difficiles à conduire que leurs camarades de Saint-Cyr.

558 élèves figurent sur le registre matricule depuis la fin de 1809 jusqu'en 1814, époque de la suppression par suite de laquelle les plus jeunes admis furent renvoyés à Saint-Cyr.

Les promotions sont ainsi réparties :

Total 316

Saint-Geroiain donna donc à Tannée 315 officiende cavalerie sur 558 élèves, 9 devinrent généraux, ou on sur 55.

Le produit avait d'autant plus compensé la dépense» que la pension exigée des familles était trës-élevée, et que trop de zèle pour l'économie avait contribué à diminuer les frais.

Les plus nobles familles de France, d'Italie et de Hollande avaient jugé prudent ou s'étaient empressées d'envoyer leurs enfants à cette école spéciale.

Nous citerons ici quelques-uns des nomsfirançaisIflB plus marquants : Lacroix de Ravignan; Haublanc de Chiseuil ; de Saint-Cbamans ; de Mailly, fils du marédal de France guillotiné en 1793 ; de Chalendar, général de division; de Clermont-Tonnerre ; de Clennont-Mont- Saint-Jean ; Barbeyracde Saint*Maurice; de la YieuviOe; de Bois-le-Gomte, général de division; de Suleau, andsD préfet, sénateur ; de Rilliet, général de division; Noël» général de division; Passy, ancien ministre des finances; baron Vincent, sénateur; Pellion, général de divisûo; de Neuilly , général de brigade ; Berryer, général de brigade; de Colbert; deBrissac; de laRocheroucraM;

de Mornay ; de Montesquieu ; de Lévis ; de Morel , général de brigade; de Gontades; de Bauffremont; d'Esciignac, etc.

Le plus illustre est, sans contredit» Télëve R^aud de Saint-Jean-d'Ângély, fils du fidèle conseiller deNapdéon, inscrit au numéro 241 , entré en 1812 et sorti la même année par décret de FËmpereur du 21 septembre, pour être placé comme sous-lieutenant à la grande armée de Russie ; depuis membre des assemblées constituante et l^slative» ministre de la guerre, maréchal de France et commandant en chef de la garde impériale.

Chacun s'incline avec respect et vénération devant le digne soldat dont la gloire est si belle, si pure et si française.

Un fait mystérieux se rattache aux souvenirs de Técole de cavalerie de Saint-Germain. Dans les premiers mois de l'année 1814, un détachement d'élèves fut envoyé à Bayeux par mesure de guerre. Un de ces jeunes cavaliers manqua un jour à Tappel et disparut sans que des recherches incessantes aient jamais pu donner le moindre indice sur son sort. Pendant le règne de Louis-Philippe , on eut à faire des réparations dans une vieille écurie de Bayeux ; en creusant de nouveaux fondements, on mit à découvert le squelette d'un jeune homme pouvant, au dire des médecins, avoir atteint l'âge de dix-sept à dix-huit ans au moment de son décès. On se rappela alors qu'à l'époque où on pouvait faire remonter le fait, cette même écurie avait été occupée par les chevaux du détachement de l'école de Saint-Germain qui avait séjourné à Bayeux. On fut amené à penser qu'un duel avait eu lieu et que

INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRE

l'un des deux combattants apnt succombé, ayait élé enterré sur place par ses camarades. fArch. de la gwm).

À l'école de Saint-Germain comme à celle de Sûnt- Gyr, les duels étaient fréquents, et on avait pu d'autant moins les empêcher que TEmpereur n'avait pas pan beaucoup s'en préoccuper.

Âinsi^ en 1809, il eustait trois écoles militaires ; les écoles de Saint-Cyr et de Satnf-Germam, et le Prylmh militaire.

Telles étaient les masses comparatives pour daqne élève dans ces trois établissements, en supposant leur personnel complet.

SAINT-GYR.

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