TOTAL
Gette somme, divisée par 600, donne pour chaque élève une dépense de 1,407 fr.
Du Prytanée de Là FIfeche, considéré seulement i école préparatoire pour les deux premières, l'Empereor appelait sous les drapeaux, comme sous-officiers sortool, ceux qui pouvaient lui rendre des services. L'école Pèlftechnique était elle-même , comme nous l'avons d^ indiqué, bien souvent mise à contribution.
Tous les différents modes de remplacement aux grades vacants, soit seulement à l'ancienneté de services , aoit
LmUB nBMlBR 185
les tn»8 tours d'avancement par ancienneté, par déeiititm des offiden et par promotion du Gouvernement, BDt réduits à un seul, la nomination par TEmpereur ' liste triple présentée par le cokweK La consommation d'officiers et de sous-offirîers était Nmie ; une seute bataille suffisait pour dépeupler les Ires qu'on ne complétait qu'avec une extrême diffiié. € Tout soldat, dit le génàral Voj, sachant lire et Scrire, exerçant sur ses camarades une influence qud- »nque d'opinion, et qui ne sourdllait pas à l'approche du danger, était sûr d'arriver, si la ment lui en laissait le temps*. • >
Mais l'Empereur voulait avoir à sa disposition des Sments successifs pour remplacer les généraux que les énements avaient formés et dont les talents naturels et Qtelligence s'étaient trouvés à la hauteur de ces mêmes éléments. Les balles ne les respectaient pas plus que vs soldats, et les armées avaient déjà éprouvé des pertes m sensibles.
L'Empereur trouva donc ces éléments dans ces pépi- ^es militaires, qui semblaient d'autant plus fertiles qu'il prenait de sujets. L'enfant , le jeune homme , sortis uventd'un centre qui lui était hostile, amenés quelqueis de force à ces écoles, étaient bientôt transformés par xemple, et animés de l'ardent désir de prendre part, à vr tour, à des luttes gigantesques. Beaucoup se trouvé- • Dt ensuite en complet désaccord de pensée et de croyances litiques avec leurs familles, quand, à de rares interlles, il leur fut permis de les revoir. Enfin ces créations, dont le système n'a pas varié dès
136 INSTITUTIONS d' ÉDUCATION lUUTAUlE
le débuts que rEmpereur avait organisées avec cette lapitt de conception si remarquable et û bien aidée, à ce sqd» parles souvenirs de Télève de l'école deBrienneetli cadet-gentilhomme de l'Ëcole militaire de Paris, ont-fDa;' en fin de cause , rempli son but? ont-elles parfaitewË,, cadré avec l'esprit du temps et toutes les drcoDstaneaè guerre? Nous l'affirmons, et, pour soutenir cette atbmation , nous avons pour nous Tirréfutable autorité in chiffres que nous avons cités et que nous citerons eocoie.
Napoléon voulait avant tout pour les grades les plus élevés la santé et la jeunesse.
Les vingt-cinq hommes de guerre les plus renommés de l'armée française, en 1796, ne présentent-ils pas du moyenne d'âge de vingt-sept ans ?
Ces conditions, il ne pouvait les rencontrer d'une manière certaine que chez les élèves de ses écoles, qui recevaient presqu'au sortir de Teniànce leur premitre épaulette, quand les autres n'avaient pu la gagner que longuement et au prix de cruelles fatigues et de UesBum altérant pour toujours leur constitution.
Par les écoles militaires seules, on peut entretenir dtfi les armées permanence de jeunesse , d'intelligence et ds savoir dans les grades supérieurs ; en dehors , c'est ne exception en raison, non du talent de tel ou tel, mabdi peu de temps qu'il a devant lui.
 mesure que l'âge et la capacité de ces jeunes geoib permettaient, nous les voyons dirigés immédiatement M tous les points oii le manque d'officiers se Élisait sentir; ils arrivaient souvent la veille d'une bataille, et lorsqi'ib ne succombaient pas dès le début, leur aptitude et hor
UTRE PRBMIER 1S7
i§e leur donnaient une autorité et une influence réelleB vpluevieuxaergentsetleB grognards les plusobstiDés* a lecture du tableau approximatif des sorties des m de Fontainebleau et de Saint-Gyr indiquerait à ■noie quelles furent les campagnes les plus meures du Consulat et de TËmpire.
AnXn,anXra,XIV. ... 188
Total. . . . 5,557
îes 5,557 officiers sont le produit des 5,042 élèves lis de Fan XII à 1815. 162, dont un, le maréchal issier, sont parvenus au généralat : c'est donc un sur p^ Mais sur les 19 autres beaucoup ont été arrêtés le début de leur carrière par le feu de Tennoni. Si à Kxnbre nous ajoutons les nombreux sous-officiers que npereur prit aux écoles militaires dans les moments plus pressants et qu'on retrouve au nombre des 1,501 ne figurent ps à leur sortie avec le grade d'officier, is sommes en droit de dire que plus des trois-quarts lelés à ces écoles remplirent dignement leur destina-
tîoD ; et si, en même temps , nous tenons compte k produit de l'école de Saint-Germain» on peut Aêê qu'elles donnèrent à TEmpereur près de 4,000 oSôn Nombre à peine suffisant dans un temps c oit, dît le gtaM ' € Lamarque , la mort naturelle était celle qu'on c au champ d'honneur. On en vtnt, ajoute-t-il, à iF| « mander 1,100,000 soldats à b population épmkfit^ c 3,000 combats ou batailles. »
Nous avons dit qu'un des premiers soins dn | Consul avait été de réorganiser l'école Polytechniqneil que le 4 octobre 1802 (12 vendémiaire an XI), les i écoles d'artillerie et du génie avaient été réunies à 1 Mais l'esprit d'indiscipline des élèves libres de TA Polytechnique fixa bientôt l'attention de Bonaparte ;«ij jeunes gens se mêlaient aux querelles de théâtre eti livraient par suite à des désordres incompatibles avec! travail sérieux et productif. Par décret du 16 jmllet IS (27 messidor an XII), il en fit donc un corps mil caserne : les élèves furent armés, équipés et i par un gouverneur directeur des études et un ( dant en second. Le 9 septembre (22 fructidor) , la ] fut fixée à 800 francs par an et les trousseaux et< d'études furent mis aux frais des élèves. Le 11 (20 brumaire) , l'école Polytechnique fut transférée t les bâtiments de l'ancien collège de Navarre et n'a ! depuis que continuer l'illustration de cette antique i à laquelle, le jour de son inauguration, en iSlS, un | avait souhaité de si longues destinées :
Siste domus, donec fluctua formica marinoe Eblbat, et totam testodo penunlmlet orbam.
LlVKt PKEMIER 139
L'école Polytechnique prit, des ce moment, un aspect à h\ militaire, placés sous la direction du ministère li guerre , les élëres recurent le fusil d'ordonnance réqiiipement complet, et furent exercés à toutes les de l'infanterie pendant les récréations. Os le service du poste de police, et sur leur drapeau 1 insorits ces mots : < Pour la patrie, les sciences ta gloire. » Telles furent , rapidement analysées, les intes phases de l'école Polytechnique jusqu'en 1814. ici qu'il est certain que, dans le courant de l'an It Napoléon conçut un instant le projet de supprimer Polytechnique rt d'en faire une école spéciale pour armes savantes et le corps des ponts-el-chaussées. Jku moment de la lutte suprême et de l'envahissement li France par les troupes étrangères, les élèves de Polytechnique firent offrir leurs services à Napoléon, Rendait le terrain pied à pied. < Je ne suis pas ^^uit, répondit-il y à tuer la poule aua> osufsd'or. » ns, en prévision des événements, ils furent orgaeo trois compagnies d'artillerie : le 4 février 1814, pièces de canon furent envoyées de Yincennes, et les sous les ordres du baron Grenier, amputé à m , ne s'occupèrent plus que de manœuvres. Le mars, le général Lespinasse confia une partie de la de la barrière du Trône à ces jeunes soldats, qui y t leurs pièces en batterie, c En avant de la barrière du Trône, dit M. Thiers, se ivait une batterie servie par des vétérans et des élèves l'école Polytechnique, que Marmont, exclusivement pé de ce qui se passait du côté de Romainville, avait
140 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRE
laissée sans appui. Cette batterie s'étant engifielif avant sur Tavenue de Vincennes, afin de tirer un ïm lerie de Pahlen, fut tournée par qudques cscadioibfl passant par Saint-Mandé, vinrent la prendre'^ Les braves élèves, sabrés sur leurs pièces, lamment et furent heureusement seoourus par h nationale. >
Dans ce glorieux combat, 6 élèves forent Ufe sonniers, 2 tambours furent tués , 1 ofiidef flt tt ves blessés; le lieutenant Rostan, les âèves Léger, François, Leclerc, (jarserie, Len&nl, Gastaignède, Villeneuve, Gournaud, SalomoD Bonneton , de Cullion . Dupuis , Hourau , Moultson et Menjaud.
Après la capitulation, les élèves furent envoyés i tainebleau, une partie suivit la garde; de làib dirigés sur Orléans, puis surBlois. Le 18 avril IMil cours furent rouverts et les études recommenotavdL
Au Prytanée de La Flèche, M. Reybaud avut, a remplacé M. Crouzet, en qualité de directeur dei il conserva ces fonctions jusqu'en 1814. On avait la compté sur les pensionnaires pour subvenir am de ce troisième établissement, qui , suivant les TEmpereur, ne devait pas coûter à TËtat plus de! francs. Les lettres ou rapports du ministre de h témoignent de son inquiétude à ce sujet, c Le dit-il, a besoin d'être remonté; le nombre de se naires diminue chaque jour et finira par s' l'école ne présente pas plus d'avantages que les Les familles commençaient à refiiser d'y envoyer W
LITRB PHEMIBR
Bt9, restant bien convaincues qu'à peine l*âge vftm ils hsec sans rémission envoyés sous les drapeaux. Us Napoléon le voulait , et il fallait bien s'exécuter Il son attention se portait sur tel ou tel sujet, c Je m croire, écrit le duc de Rovigo au préfet du déparit des Forêts en date du 15 mars 1811, que i dHuart, demeurant à la Sauvage^ avait depuis lonj^ WÊpè conduit son fils Emmanuel au Prytanée de La Mbe, conformément au décret impérial du 27 janvier
ItO Un décret existe pour envoyer son fils à La
Aehe, aucun motif, aucune considération ne devaient
ureiarder Peœécution ne négligez pas de notifier
no père V ordre positif d'envoyer son fils à La Flèche
de vous justifier de son arrivée à cette école »
k pareilles mesures étaient souvent prises moins pour nir l'argent du pensionnaire que pour avoir en lui ttage répondant des actes de sa famille. Au reste , la iule ordinaire émanant du ministre de la guerre était ^^ : € L'Empereur vient de nommer votre fils élève e TÊcole spéciale militaire ; la pension est de 1 ,200 fr. Mre fils doit être rendu dans quinze jours. » b combla les vides avec 260 jeunes gens appartenant
plus nobles familles des pays conquis. Plusieurs hrent pension , mais les Hollandais et les Croates furent tts comme élèves boursiers. Us se firent remarquer leur intelligence et leurs progrès rapides dans toutes ^Ités. € On vit avec élonnement, dit M. Glère, ces iones étrangers s'exprimer correctement en français près dix mois de séjour et obtenir les premières places ins leurs classes. »
142 INSTITUTIONS d'ÉDUCATION MIUTAnE
Le premier bataillon du Prytanée de la fMt np des schakos. La compagnie d'élite porta le poofOitli épaulettes de grenadier ; les trois autres cômpagn^i pompons de différentes couleurs. Dix âàveSp Mm\ ordres d'un adjudant élëve nommé Edigoflbn, fimM noyau du 1" bataillon; les admissions dansée M eurent lieu après examens passés par le dief de bki il fallait avoir seizeansacoomplis, savoir les éooleBderii de peloton et de bataillon et pouvoir être instracM. présence au i^ bataillon du PrfftanéedeLaF^hBil de dioo^neufans et au i^janmer suffisait pour s/kêI Vélève du tirage au sort et témoigner de laprésencemÊ drapeaux d'un membre de sa famille. Nous amM son lieu et place à rappeler cette grave et importmilÊi position, qui distinguait essentiellement le Pirylaiifii périal militaire des autres institutions d'éducatkm.
L'Empereur , malgré toutes les observatimi fi retrouve consignées dans ses lettres, trouvaiMl ffMÏk truction des élèves de l'école Polytechnique et de oM l'école d'application de Metz n'était pas asseï fnéi^ Ou la nécessité de plus en plus pressante de tuiupMii^ cadres lui faisait-elle juger que le produit de ess 41 était insuffisant et pour le présent et pour l'avenir?
Quoiqu'il en soit, il voulut se servir dn bh^ local du Prytanée et de la bonne disposiUon des Wà environnants pour y établir une école d'artiHeria é polygone. Dans le courant de novembre ISlS^Mji pédia, par les soins du directeur de Nantes, tout leorfl nécessaire pour les premiers moments ; il fut ooii|i l'année suivante par les arsenaux de Nantes et daM
L'Empereur avait, le 15 mars, rendu un décret portant ptian de cette nouvdle école d'artillerie où devaient a^adaûs les jeunes gêna des lycées jugés capables d'en vre les cours. II9 pouvaient» après un an d'études, être ses dans les régiments en qualité de lieutenant en fKÈfL Le personnel dirigeant sous les ordres du général ipandant, se composait d'un major» de deux capitaines ll^llerie et de six sous-offie i de cette arme. lU» préoccupations de la guerre de Russie empëchë- II de donner suite au projet d'établir un polygone entre pwc et les coteaux de Saint*Germain.
L'ordre du général Duteil annonçant la création d'une pie d'artillerie est daté du 11 décembre 1812; cette oie fut composée de deux compagnies» qui ne firent pas ffB à part avec le premier bataillm» malgré les prétenms de ces futurs artilleurs de ne pas être soumis aux imes règlements.
n fallut réprimer à différentes fois leurs tentatives pour y soustraire et leur disposition à un esprit d'indépen- IDoe qui les avait même entraînés à offrir un cheval à Empereur sans l'assentiment préalable de leur général. Ait difficile de maintenir l'union entre ces deux catéories d'élèves. Quelque temps après, un jeune Croate» m se trouvait en tête du 2* bataillon » porta un coup i couteau dans le dos d'un artilleur marchant à la ;mk^ du premier au moment od les deux bataillons se iadaient au réfectoire.
Les élèves d'artillerie et ceux d'infanterie commanl^t les manœuvres à tour de rôle et sans aucune disuictioD : chacun devait toujours être prêt à se rendre sur
144 INSTITUTIONS D*ÉDUGATIOII MILITAIIIE
le champ de bataille et à pouvoir y commander;» a savait qu'à toute heure l'Empereur pouvait appehr mi les drapeaux des élèves du Prytanée quand le oonângri de Saint-Gyr était insuffisant.
c Et en effet, dit M. Lefol, longtemps tréfiorieràréob c de Saint-Cyr, l'Empereur ayant demandé qa'oo •c voyât de Saint-Gyr un certain nombre é^éBAenqlm
< ne put compléter, le général Bellavène vintaaPrjtaiéei c fit sortir des rangs plusieurs élèves auxquels il fit eoB-
< mander le bataillon, et les trois premiers de cenfi
< réussirent le mieux obtinrent la faveur d'être namk | c officiers : j'étais l'un des trois. > |
Il est à remarquer que , nonobstant les agifatioai k l'époque, les exercices religieux avaient lieu très-eflcbment. L'Empereur y tenait essentiellement ainsi qusBWii l'indique une note relative à l'école de Saint-GenniL Ainsi, l'ordre du 23 novembre 1813 fix6 les heures «Bquelles les élèves seront successivement conduits au casfessionnal de l'abbé Hardy, et celui du 38 janvier Itti ordonne aux répétiteurs attachés à ta division d*artilhril de faire faire, sous leur responsabilité perumndk, M les matins à leurs élèves la même prière que autres et dont ils avaient cru pouvoir se dispenser.
Le 4 mars 1814 , sous le commandement da géaM- Duteil et du chef de bataillon Caire, les trois étaient dirigés , le premier par H. Pertuisot , major , M. d'Hennezel , capitaine, Bignon et adjudants ; le deuxième par le capitaine Mansekni, Data et Fusil, adjudants ; le troisième par le capitaine LavMji Blanchet, adjudant.
Au mois de septembre 1813 , 80 élèves du bataillon
- d^nfaDterie et 70 de rartillerie passèrent à l'école spéciale ; ^ceB derniers furent remplacés par 80 nouveaux.
Le Prytanée Impérial de Lia Flèche, éloigné des bruits
^1^ la capitale, bien commandé et soumis à une rigoureuse discipline, était dans Tétat le plus prospère ; le souvenir
.^'eo est conservé longtemps dans cette ville.
c Plus de 600 élèves, dont 200 d'artillerie, dit t M. de Sourdon alors administrateur, s'y trouvaient € réunis; les éludes liltéraines, scientifiques et milic taires produisaient de brillants résultats malgré les c éléments contraires provenant de la réunion de jeunes
^.,€ gens si différents par l'âge, le langage, la nationalité et
•jm les habitudes de leur première éducation, (mémoire
« « inédit.) »
En 1814, le général Meunier remplaça le général
^ Bellavène. L'école de Saint-Cyr fut tenue éloignée de la capitale pendant les événements qui changèrent l'état des ehoses. Les élèves, entendant le 50 mars les bruits de la
. bataille, voulaient aller prendre leur part du danger : on
- s'y refusa ; mais le soir même, ils reçurent l'ordre d'escorter l'Impératrice et le roi de Rome et d'emmener leurs canons, auxquels on attela des chevaux de réquisition. Cette triste expédition ne fut pas de longue durée ; ces douze cents jeunes gens arrivèrent à Blois avec leur artUlerie ; puis renvoyés à Orléans , ils revinrent par étapes à Saint-Cyr.
Le régiment des Pupilles de la garde était une espèce d'école militaire pratique d'enfants venus primitivement de Hollande.
146 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRB
A ce litre nous lui devons une mention.
Le royaume de Hollande fut réuni à la France en 1810, et Tarmée Batave incorporée dans Tarmée Impériale. La grenadiers hollandais étaient suivis d'un corps de jenDB vélites destiné , en principe , à devenir ooloniaL Gs enfants formaient alors deux faibles bataillons.
Napoléon songea d'abord à les donner à la muai, mais en voyant leur bonne tenue militaire et leur isUM dans les manœuvres, il y renonça pour en fiumer oi petite garde, espèce d'école militaire primaire. Son pe^ sonnel augmenta rapidement. Le troisième régiment de la garde fut nommé tuteur de celui des Pupilles, dootk plus âgé avait 15 ans. On y plaça succemvemeDt b enfants trouvés, et Taffluence devint telle qu'un décrétai 30 août 1811 constitua ce régiment en neufbataiHoHk composant un ensemble de 8,090 Pupilles. L'orguûation fut complétée en 1812. A Lutzen» les preimer el septième bataillons, amalgamés à un riment de garde, se couvrirent de gloire.
Ces jeunes soldats, aveuglément dévoués à rEmpenar« périrent presque tous dans les derniers désastres de VÙt pire.
Sous TEmpire , le corps d'état-major propramentil n'existait pas. On rangeait sous cette dénomination tive les officiers généraux et les aides de camp» les mandants et les adjudants de place» les adjudants dants et les adjoints.
c Les fils des hommes en place, les nobles ancieDB, hi c nobles nouveaux, tous ceux qui voulaient fidre la goeni c commodément et arriver de plein saut aia bomMonel
€ au pouvoir, se jetaient dans Femploi d*aide de camp, ir (Général Foy.J »
De là, aucune institution particulière ne fut créée pour limer des officiers d'état-major.
' Pbr décrets du 1 7 août et du 16 octobre 1791 , rAssem- Uée nationale avait supprimé le corps des ingénieursjgéographes et en même temps tous les moyens dlnsiruc- SoD pour les élèves de ce même corps. Mais la Convention ieeoiinut bientôt la faute qui avait été faite et s'empiiiasa lo le recréer ; elle rendit, le 22 janvier 1793 (3 pluviôse m I), une loi qui en formait trois brigades de 12 sujets Ihicune, classés suivant leur mérite. ' Far un décret du 5 novembre 1808, TEmpereur coules officiers ingénieurs-^;éographes dans les grades
;quels ils étaient assimilés.
Par un autre décret du 50 janvier 1809, il leur donna b nom d'officiers du corps Impérial des ingénieurs-géographes, et les mit sous la direction du général commandant le Dépôt de la guerre. Le personnel se composa de 4 colonels, 8 lieutenants -colonels, 48 capitaines et 95 lieutenants.
Les élèves, au nombre de six, étaient fournis parTécole Ptoiytecbnique ainsi qu'il avait été réglé par la loi du 16 décembre 1799 (25 frimaire an VIII).
Sous l'Empire, les hôpitaux militaires du Yal-de-Grâce, de Lille, de Metz et de Strasbourg n'étaient pas encore érigés en hôpitaux spéciaux d'instruction. Nous aurons pins tard à nous en occuper. Les jeunes chirurgiens ou officiers de santé faisaient leur apprentissage aux armées, oh ils n'avaient qu'à suivre l'exemple de Larrey. Ils
148 INSTITUTIONS d'ÉDUGATIOII MILITAIRE
trouvaient au moios aux ambulances une grande éede d'application, s'ils n'avaient pu au préalable èire fnh dans une école spéciale.
Bourgelat, le véritable fondateur de lliyppiatriqiiByii à Lyon en 1712 et mort en 1779, avait créé iLjoili première école vétérinaire. Il fut noainié directeortf inspecteur général de l'école de Lyon et de loiilelhi écoles vétérinaires établies ou à établir par le ni. Li 7 décembre 1765, le château d'Alfort fut acheté TSOJM livres par Louis XY et devint le siège d'une Domdb école. En 1769, chaque régiment détacha un aoJBll l'école d'Alfort. En 1 774, les élèves ne furent plus ranKi dans les corps, mais choisis parmi les apprentis nvéchaux par Toflicier commandant les élèves mililaireB; ib durent prendre un engagement de quatre ans pour fké et de huit ans en sus pour les corps.
Les régiments prirent alors leurs marédiaux-eipali parmi les élèves de l'école vétérinaire. (Général Ambert^
Ijb décret du 20 mars 1793 (30 ventdse anT; eumpli de la conscription les élèves et les professeurs eoMtenus dans les écoles vétérinaires. Le décret du 7 juM 1794 (18 nivôse an II) place des élèves dans les éooto vétérinaires aux frais de la guerre pour être empbjéi dans les corps. Le règlement du 20 mai 1794(1* pnMi an II) en fixe le nombre à 15, accorde à chaoïndtf appointements de 720 fr. par an, et après examen le tiH de maréchal-expert. La qualification d'arfûte vétérinûin n'apparaît que dans la loi du 8 mars 1795 (28 veotto an III) , et elle accorde un supplément de solde de ISOft* par mois. Par la loi du 18 avril 1795 (28 germinal anlD)*
40 élèves vétérinaires sont placés à l'école de Lyon et dTAirort. Par un autre arrêté du 13 juin 1803 (24 prairial an XI), le premier Consul, appréciant l'avantage de 4oDoer à des officiers et à des sous-officiers les connais- «Dces suffisantes pour soigner leurs chevaux en campagne* iédda qu'il en serait envoyé un certain nombre aux écoles lélériiiaires pour apprendre Thyppiatrique. En 1812, Fartiste vétérinaire dans un régiment avait un traitement il 600 fr. et portait les insignes de maréchal-des-logis.
' Dans l'organisation de l'administration militaire impériale, nous ne rencontrons aucun noviciat spécial que nous siens considérer comme une école. Au règne suivant reprendrons cette question in-extenso.
Telles furent pour Tarmée de tcfrre les institutions f éducation militaire depuis les débuts de la Révolution française jusqu'au règne de Louis XVIIL
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