LIVRE SBGONO
attire» placée dans la cour BfaintenoQ at les bfttiy attenants, marcha c6te & côte avec son aînée m 1820, époque de Fadmission dans oeUe*-ci des iBet des plus jeunes.
si las élèyesdeTécole préparatDire, del8l6àl8S0, M trois catégories, élèves de La Flèche^ élèves de la école de Saint-^yr, et élèves de celle^i, qui trop pour y être conservés ont été reversés à La Flë- 'eur constater les résultats, nous confondons en- ! ces trois catégories qui ne forment en somme 5 seule et même institution.
» avons à placer ici l'ordonnance royale du 51 dé- D 1817, concernant Torganisation deséedes milt-^
is la discuterons après et entrerons bravement au ie la question, dont la résolution est le but principal ouvrage.
roi s'étant fait représenter les ordonnances des illet, 23 septembre 1814 et 6 septembre 1815, es aux écoles militaires, décida qu'il y aurait une fiiliiaire préparatoire destinée à élever, aux frais tai^ les fils d'offiders sans fortune qui s'étaient ;ués par leurs services ; aux frais de leurs familles, mes gens que leurs parents désiraient faire partiittx études et aux exercices de cette école ; qu'en l lieu, il y aurait une école spéciale militaire desi former des officiers pour tous les corps de l'armée, que ceux de l'artillerie, du génie et des ingénieurs* ipbes, lesquels devaient continuer à être entreteir leurs écoles d'application.
192 INSTITUTIONS d'ÉDDGATIOH MILITAIU
La moitié des plaees de l'école spéciale nùfitainilÉ réservée auœ élèves de l* école préparatoire, d*apriia concours ouvert entre ceux de ces élevés qui en wamà achevé les cours et les exercices; Vautre rneUUêà donnée aux jeunes gens qui, dans un examen oawtl cet effet et d'après un programme rendu public, jarflh raient des connaissances exigées des élèves de Técolefriparatoire. *
L'école royale Polytechnique et celle des assimilées à Técole spéciale militaire pour Y\ dans Tarmée.
Le nombre des élèves de l'école militaire prépanlM de La Flèche était fixé à 800 ; sur ce nombre, 300# vaient être élevés aux frais de l'État. Les places giiliÉi ne pouvaient être accordées qu'aux enfants les piai écessiteux des officiers des troupes de terre et de mer.lj pension pour les autres était de 1,000 fr., Doneoofiii le trousseau que tous, même les boursiers, étaient MNi d'apporter ou de fournir en argent.
Les deux écoles militaires préparatoires devant éM| en partie, réunies en une seule, le nombre des éUbmé récole de La Flèche put être porté à 600, dont 4001m» siers.
Il fut décidé que le surplus serait envoyé aux îakè l'Ëtat dans les collèges royaux ; ceux-ci leur droit de concours particulier avec leurs disciples, et pour faciliter le placement de tous, le ù» bre des places à l'école spéciale réservées pour la de l'école pré|)aratoire put être porté aux trois au lieu de la moiiié.
BB enfants pour l'entrée à l'école de La Flèche I dix à douze ans, et tous les candidats pour Saint-Cyr durent avoir seize ans et pas plus de Les chances étaient égales sous ce rapport entre paratoire et le concours extérieur, ibre des élèves de Téoole spéciale militaire iîit
mens pour les places d'élèves qui n'étaient pas à ceux de l'école préparatoire, furent ouverts inée à Paris et dans les principales villes du La pension était de 1,500 fr., non-compris le
Les cours d'études scientifiques et militaires lurer deux ans ; les élèves, répartis en deux formant chacune le cours d'une année, subisi examens pour passer de l'une à l'autre. On me année d'étude de plus à ceux qui se trouirdés.
t à la fin de la dernière année satisfaire à l'exa- >rtie pour obtenir le brevet de sous-lieutenant lée.
ite de l'attachement que le général d'Albignac
ses anciens élèves, quelques-uns seulement
oyés dans les collèges*
énements des Cent -Jours avaient éclairé
m et ses conseillers.
n'avait conservé que quatre compagnies de
corps et celle attachée spécialement au service
» ; il avait coupé court à ces nombreuses nomi-
officiers, promus sans droits militaires anté-
surtout avait supprimé les places de sornumé-
194 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRE
raires de seize ans qu'il pouvait avaoœr à son ptifièi trois années de service et sous la condîtion de Irai wà de présence sur douze. C'était une réminiseenoe à k création de places de gentibhommes à drapeau au pdes françaises.
Il crée une école préparatoire militaire ouverte de piférence aux plus malheureux des enfisints de Tannée «■ aucune distinction de naissance ; il réserve, après emnen, à ces mêmes enfants ainsi justement adoptéa, h mâSi des places à Técole spéciale fondée par la même nance.
Ëtait-ce un privilège^ Ëtait-ce là un avantage eomplèl^ ment exclusif ? Ëtait-ce une prérogative due k la i dans un ordre inabordable pour la généralité desdtojail
En reproduisant ici les conclusions de raDalyaefi|) M. le général de Préval voulut bien (aire d'im kqg"*"!! vail, présenté en 1852 au Prince-président, et dont boM î œuvre actuelle n'est que le complet développemeDt» laisserons répondre une voix bien plus autorisée nôtre.
c La seule objection qu'on piûsse q>pûfler anx pnf^ < sitions tendant à rendre à la maison de Li Flèche M ] c ancienne prérogative est tirée de l'esprit de répQ|i^ c justement antipathique à tout privilège. Hais les < « dont il s'agit, sont-ils un privilège? Ces élèves ne € ils pas les enfants de l'armée, les enfants de ftHl c Ne sont- ils pas tous, à l'opposé de bon nombre de Ml « de Saint-Gyr, destinés à vivre et à mourir sous le (h^ c peau ? N'ont-iis pas achevé leur instruclion pniif' c militaire, alors que les élèves civils de Saint-Gyr
LITRE SBGONB MB
ip^nencent seulement la leur ? En outre, cemnA m peui iwit-iis pas apporter à Téoole les passions qiû se déve* #4oppent de quinze à dix-huit ans, et qui s'opposent si •iMUTent à l'esprit de discipline et de dévouement aux i devoirs, tandis que les élèves de La Flèche en ont été «ipréservés?
MU « Si les observations qui précédait sont af^réciées, « ri les services des pères, souvent leur mort sur le Éifhirop de bataille, si les pratiques de la vie et de la J'dhcipline militaires depuis Tenfance, si Timportance € d'introduire dans l'armée le plus grand nombre d'offi- -.-0 eiers voués par leur origine et leur éducation à la car^ prière des armes, doivent donner un privilège, la Raison %JPÉtat fondée sur toutes ces considérations veut que ce * privilège, si c'en est un, domine de très-haut et sans ■f^CDDteste celui de la fortune qui permet aux familles Il riches de faire tous les sacrifices nécessaires pour l'adt mission de leurs fils à l'école spéciale (1). > l^fd était, en 1852, le jugement que portait un illustre 1t savant général sur l'esprit de l'ordonnance du 51 dé- «nbre 1817.
*^ Hous chercherons à prouver et par noms et par chiffires, pM l'État a bénéficié des dispositions exceptionnelles de I ordonnance autant que les élèves qu'elles fav(M*i- Dt, sans toutefois concevoir et émettre la pensée JfÊfm puisse y revenir dans les mêmes conditions ; nous iteiverons peut-être à conclure de manière à ne blesser
HM Analyse par le général comte de Préval du Mémoire rédigé par ^ ^e Montzey, élève de TÉcole militaire. ^
( i85S. Archivée de la guerre.)
196 INSTITUTIONS d'éducation MILITAÛC
aucune des susceptibilités toujours rentisMntes à Fadroit de la maison préparatoire militaire.
Rien n'indiquait encore que le roi eut abandonné rétention déplacer Téoole spéciale dans rancien hôldUi sous les auspices de Pâris-Duvemey. Peut-être, pasait-ii, comme nous le pensons nousHiitaie à olk beure, que plusieurs écoles préparatoires devaient ftn accessibles à toutes les vocations.
L'ordonnance du 10 juin 1818 organisait les ( décidées en 1817. Nous n'en donnons qa'un renvoyant pour le complément au Bulletin dm Mt.
ÉCOLE MILrrAIRE PRÉPARATOIRE.
Titre /"•. — Section /**. — InUrvelùm.
ij
Art. l*'. L'instruction qui sora dmnée aox élfcm A Jl l'École militaire préparatoire comprendra les exercices suivants :
1"" c Un cours d'bumanités, y compris la ibétariq^j c conforme à celui qui est suivi dans les collèges roja0>|
2^ c Un cours élémentaire de mathématiques.
S"" c Un cours élémentaire d'faôstoire et da géugnpkî 1
4"" c Un cours élémentaire de dessin. V
5"* c L'école du soldat^ celle de peloton et lai «**] c cices de corps. »
Tel était ce programme si simple, si peu diargé,^] bien rempli, bien étudié, promettait poarravenirdesf jets distingués dont l'instruction, reposant sur une \ solide, progressait d'autant plus rapidement après Ufl sortie, qu'il n'était plus nécessaire de revenir à dssA*
18 que le jeune homme devenu libre dédûgne toude revoir et d'étudier.
"^> ÉGOLE SPÉCIALE BOUTAIRE
Titre IL — Section l^, — Instruction.
il:
•^ •#••• Abt.6. c L'instruction qui s^ra donnée aux élèves € et TÊcole spéciale militaire comprendra les cours et les if exercices suivants :
^ i* € Un cours de mathématiques et un cours élément taire de physique et de chimie.
S* c Un cours élémentaire de tactique et d'adminisf tration militaire.
' 3* c Un cours d'histoire et de géographie.
4* c Un cours élémentaire de fortification, d'attaque et s de défense des places, un cours de topographie et de ft desân.
8* c Un cours de belles-lettres.
hi6* c Un cours de langues étrangères.
'^ 7* « Exercices et manœuvres d'infanterie.
8* c Un cours d'équitation, qui ne sera complété que ^ pour les élèves destinés au service de la cavalerie.
9* c Un cours d'instruction et de manœuvres princi- ^ pales d'artillerie.
10* c Les exercices de corps. >
Ce cours d'études suivi à l'Ëcole militaire spéciale par Hw les élèves admis soit par le concours particulier de La l^lMie, soit par le concours général, a donné à l'armée, 1818 jusqu'en 1830, 3 maréchaux de France^
\ finérauœ de division, 7 intendants généraux, 104 gé-
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néraux de brigade et 15 intendants. Le nombre imêm reçus pendant cette période étant de 1,991, il s'ttflk qu'un sur douze environ est parvenu au généralat.
Le chiffre des nombreux cokmels ou aotresofficiennfé' rieurs échappe à notre investigation. Beaucoup sont mib sur le champ de bataille avant d^arriver au génërahtyfi eut été leur récompense ; quelques-uns, atteiols pv.li limite d'âge, se sont retirés avec le grade de ookusL '- On ne peut rien demander de plus.
Nous ne pouvons dire ce que produiront lesprognoM si chargés de notre époque, mais le mode anden a praM des oi&ciers qu'on pourra égaler peut-être , mais fa bien certainement on ne dépassera pas.
On peut, du reste, en juger, puisque la plupart i encore à cette heure à la tête de cette armée qni n'a fH j trouvé de rivale dans le monde entier.
La surveillance de l'instruction et TexamendeB^ des deux écoles militaires étaient confiés,, d'après Tu ticle 25 de l'ordonnance précitée^ à trcns inspedenni raux : le premier, pour les cours et exorrices i pour l'ensemble de la direction, était un (dider gàiM;] le second pour les sciences, fut alors M. Poisson, de ïkt^ demie des sciences, et le troisième pour les J M. Gastel, ancien inspecteur de l'Université, tout par son poème des Plantes, qu'il avait puUié sali
Les inspecteurs des études étaient diargés des i des élèves de l'école préparatoire pour leur l'école spéciale et de tous les examens pour la i
Ils devaient donc suivre les élèves de La FIMie i leur mfance jusqu'à leur promotion au grade d'ofieftil
LIVHE SECOND 199
C'était eoco ) un rappel de l'ancien usage de l'Êoole mîliiHra de Loi XV et de Louis XVL Ils arrivaieDt au Moment des vacances de Pâques, et revenaient au mo» kt ; alors chaque élëve jugé capable d'entrer à f école Je passait un examen devant eux et le commandant pcéaFécole, assisté du directeur des études. |[ t L'élève était connu et jugé avant môme d'être examiné; pi ne pouvait y avoir de surprise. La liste des candidats ^ ikasés était adressée au ministre de la guerre avec des Mes précises sur leur travail, leur capacité et leur concile depuis leur entrée à l'école préparatoire. Les examens d'admission par le concours général ^;^laieDt faits par les examinateurs de l'école Polytecbni- I ; puis tous les ans, au plus tard vers le mois d'octo- ^, on formait à Paris un jury d'admission pour l'école iale, composé des inspecteurs des études des écoles itaires et des examinateurs de l'école Polytechnique. Par ce moyen, tous les droits pouvaient être discutés kdéfendus.
Hous voyons que l'esprit de cette ordonnance est le
ne que celui de la première. Le Gouvernement veut
'^t^Bter maitre de la question, parce qu'il tient à retirer
P^^ produit de la dépense faite pour l'entretien de l'école
^piréparatoire, et, en outre, parce qu'il est mû par une
^^''i'^ison politique d'une assez grave importance.
^ Tout en sauvegardant autant que possible les intérêts
''^9B candidats du concours extérieur, ces ordonnances
^codaient à former et à entretenir à l'école spéciale un
'^^Qjau fortement attaché au Gouvernement par le souvenir
^n bienfiiit, que rien ne vint décourager, qui fût toujours
200 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MIUTAIEE
soumis à son action immédiate et auquel il pût iiiciili|Hr de bonne heure Yeepnt militaire» base de toute impline.
Certes, il avait bien jugé ; car sur les 204 éfeves fclirés de l'école spéciale par leur famille, de 1818 à 160, on en compte à peine deux ou trois sortant de U Fftche ; puis les événements de 1830 vinrent bien dmi encore à Tappui de ce que nous venons d'avancer.
Ainsi furent instituées les deux écoles militaires di h Restauratiou. Elles tiennent, par leur organisatioD, b juste milieu entre celles de Louis XVI et cetlea de Nipléonl*.
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