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MM. Page, Belvëze» Bonard, Roquemaural, Rignhde Genouilly» Gtiopard, de Chabanne»^ etc. . i
En somme » on jugeait qu'une modîfieation éiiîl^ plus en plus urgente^ M. de Chabrol, émt n nppK adressé au Roi en i836 » reeoDDhisaait queleBéUdÉè Técole d'Angouléme étaient en Toië de progrès. Lb «mI d'amirauté , saisi de cette question, propoeaît flottantes : du restOt il fallait oombler lès dans lesquels il manquait 80 enseignes eL IfiO^lèMipkr assurerle service des bâtiments armés» Une présidée par M. Tamiral baron de recevoir, par concours direct des élèvies dé 9P prendre en cette qualité les admissiblea non adonsA VUà Polytechnique, en se servant d^enaeigoes anûHaîni plv les besoins les plus urgents. La comnûasioa fiitid'jiviifv sur les corvettes on ne devait occuper qile depntiqaÉ ri non de théorie les élèves qu'on y eittbarqaMfaît:paiÉBl Véié. (De Crisenoy.) • !i|!\.ii:
< Malgré le chemin éno quecetralmleottidflHiriB, c confié à une réunion d'ho nés du métier, venaildalÎR € parcourir à la questbn, et (pioique la flolotiii dli fin c blême fut dès lors clairement indiquée, 0ûkénti;mOT € devant la suppression du collège d'AngoolèmÉItfftai c résolut de s'en tenûr à des mesures f cette fois on s'était trompé sur leurs c vitables. » (De Cnsmot^.) '.rrr,' .. .
Le premier concours direct pour le. grade id'élèitdi 2* classe eut lieu dans I incipales villes deiEtebrli 15 novembre 1826, et ( [ues mob «près^ d'apriili décision du Roi du 7 mai 1827, on
voir le vaisseau VOrien, qui fut conduit en rade de Brest. L'école d'Ângouléme devint de fait une simple éeole préparatoire dont les élèves ne faisaient plus que concourir pour venir prendre place sur rOrtofi. -^ .*
Cette transformation fut officiellement arrêtée le 26 «Mrs 1829 : et cette institution fut à celle de l'Orùm ce tfêe Técole préparatoire de La Flèche était à Saint-Cyr: C'était sa véritable destination, et il est à croire qu'elle lui eut été conservée avec grand profit pour \^ marine sans la Révolution de 1830. t , »
Le 25 octobre 1826 , le Roi rendit une ordonnance portant création d'une classe de navigateurs sous le nom de volontaires de la marine. Les candidats devaient avoir seize ans au moins et vingt ans au plus; pour leur admission, ils subissaient un examen puUic dans un des ports. Us devaient avoir navigué pendant douze mois sur un navire, 8(Mt de l'État^ soit du commerce. Ils portaient Tuniforme des élèves de 2" classe. Ils pouvaient ensuite être nonHnés capitaines au long cours ou, d'après leur instruction et leur bonne conduite , élèves de 1^ classe dans la marine militaire.
Par ordonnance du 20 juillet 1829 , il fut créé une école d'enseignement mutuel pour l'instruction des^troupes de la marine, et dans la même année on établit une com-^ pegnie de mousses dans chaque division de la jnarine. Ces enfants, ordinairement malheureux et maltraités» se trouvèrent ainsi placés directement sous la protection de l'autorité supérieure.
En 1814, les officiers d'administration de la marine se composaient d'un intendant général des classes, de quatre
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le pont de Sèvres, les élèves rentrèrent à leur bivouac, oii aucune nouvelle du théâtre de la lutte ne parvenait. On entendait seulement par intervalles le roulement de la fusillade et le bruit du canon.
Le 30 juillet» sur les quatre heures de Taprè^-nûdi» Charles X parut au bivouac des élèves au moment de la distribution ordinaire du pain et leur dit d'une voix fortement accentuée : c Messieurs, vous faites un bien mauvais c repas aujourd'hui ; je vous en pnmiets un meilleur dfrc main aux Tuileries. >
Après le départ du Roi, les élèves se groupèrent autour de leur général qui ne les quittait pas et le prièrent de demander au vieux monarque, dont les paroles venaient de faire naître dans leur cœur une espérance qui ne se réalisa pas, la faveur de former Tavant-garde de l'armée dans n marche probable sur Paris.
Le prince de Broglie transmit immédiatement an Roi la demande du bataillon de TËcole militaire, c Remeiciei c pour moi vos jeunes gens, répondit Charles X, et diteac leur que si je ne me rends pas à leur désir, c^est qœ € je veux les garder auprès de ma personne et rentrer à € Paris au milieu d'eux et de ma maison. »
De ces paroles royales on devait nécessairement conclure qu'une grande concentration de troupes s'opérûtet que le lendemain de bonne heure l'armée mardierût sur Paris.
Il n'en fut pas ainsi. La retraite allait oonmienceret chaque minute apportait aggravation à l'état des choses.
Dans la nuit du 30 au 31 juillet, à deux heures do matin, le bataillon de l'Ëcole militaire prit les armes et se
rangea en bataille dans une des grandes avenues du parc de Saint-Cloud. Quelques minutes après arrivaient Fartillerie de la garde avec ses fourgons et ses pièces de campagne, plusieurs régiments d'infanterie de la garde, un de k garde Suisse» un régiment de ligne» les dragons de la garde et les débris de différents corps repoussés de Paris. Après le défilé de ces troupes» le bataillon de Saint-Cyr les suivit en formant rarrière-garde. C'était en ce moment le poste d'honneur.
En arrivant à Versailles» on lui fit faire une halte dans la grande avenue qui conduit au palais et là il fut rejoint par les équipages de la Cour» partis plus tard de Saint- Gloud. En tète marchait à cheval le maréchal duc de Raguse» suivi de son état-major et d'une forte escorte ; venaient ensuite la voiture du Roi et celles des autres membres de la famille Royale» moins M. le Dauphin qui» resté à Saint-Gloud» ne quitta cette résidence que l'aprèsmidi.
Les tambours battirent aux champs» le bataillon présenta les armes» le Roi» les princes le saluèrent et pour la dernière fois le drapeau de TËcole militaire s'inclina devant cette Royale Tamille qui partait pour l'exil.
Arrivés à Saint-Cyr» les élèves formèrent leurs armes en faisceaux dans la grande cour et furent prévenus par le général de Broglie que dans l'après-midi le bataillon continuerait sa route sur Rambouillet où se concentraient les divers corps des troupes qui avaient évacué Paris.
Mais dans l'intervalle» le duc de Raguse avait envoyé Tordre le plus formel de ne pas faire mettre les élèves en marche.
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I^ mission du prince de Broglie devint alors des plus difficiles. Comment retenir ces jeunes gens surexcités par tout ce qu'ils venaient de voir ou d'entendre, a&més du champ de bataille et devant être convaincus qu'en obéissant à un pareil ordre, ils failliraient à leur devoir?
On les fit monter dans leurs dortoirs sous prétexte de changer de linge et de nettoyer leurs armes.
A trois heures, ils revenaient dans la cour où ils trouvèrent le général qui leur communiqua Tordre qu'il venait de recevoir du commandant en chef. De tous les rangs s'éleva une énergique protestation, c A Rambouillet « à < Rambouillet! s'écrièrent unanimement les élèves. > Ce fut alors une véritable sédition devant laquelle la voix des officiers devint impuissante.
Le prince de Broglie, pour calmer reffervescence de on tètes échauffées, réunit de nouveau le bataillon qui avait rompu ses rangs et leur proposa de députer à H. le Dauphin, qui allait passer, leurs sei^ents-majors qall accompagnerait lui-même, pour le supplier de leur permettre de partager les dangers de l'armée Royale.
Sur les quatre heures, en effet, M. le Dauphin traversait Saint-Cyr, et apercevant le général accompagné des sergents-majors, il fit arrêter sa voiture : c Non, Meaaieiir^ « leur répondit-il ; obéissez aux ordres du Roi et réservei a votre vie pour une meilleure occasion. >
La réponse du prince fut loin de calmer les élèves, qai furent cependant condamnés à rester enfermés dans hnr cour.
Cependant des clameurs lointaines se faisaient entendre et annonçaient que les émeutiers venant de Ptoris ae diii^
geaient sur l'école pour lui enlever ses armes. Une deroière et inutile démarche fut faite auprès du g&iéral pour le supplier de ne pas permettre que kurs armes, leurs cinoos: et les munitions de guerre furent livrés aux insurgés qui allaient combattre la famille Royale.
Cet honorable officier, qui autant qu'eux gémissait de la situation qui lui était faite, dut encore refuser , leur donnant Texemple de la stricte dbservance des rè^es de la discipline militaire.
Toutes leurs prières furent inutiles et quelques instants après, chefs et élèves, eurent la douleur de voir TÉcole militaire envahie par Tavant-garde des insurgés qui proféraient les cris les plus menaçants et s'emparèrent sans combat des armes et des munitions. Le colonel Poque, qui la commandait, harangua les élèves, les engagea au calme et à se résigner aux événements, leur assurant que le Gouvernement provisoire respecterait leurs droits et ne changerait rien au régime de l'école spéciale militaire.
Que serait-il ari*ivé cependant, si le prince de Broglie, cédant à la demande de ses élèves, se (àt établi sur les hauteurs qui dominent Saint-Cyr, eût coupé la route de Bretagne et attendu de pied ferme la colonne parisienne? Peut-être, une désobéissance motivée par les circonstances eut changé la face des événements. Au premier coup de canon, les troupes Royales déjà en marche sur Rambouillet eussent rebroussé chemin , la bataille s'engageait en plaine, et Charles X, vainqueur malgré lui, pouvait redevenir maître de la situation.
Nous avons examiné avec curiosité la liste des noms des deux divisions composant le bataillon. 66 dont 19 de
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la première, et 47 de la deuxième refusèrent de servir h nouveau gouvernement; plusieurs d'entre eux figurèrent deux ans après en Vendée.
Vingt-deux sont parvenus au généralat, et le plm grand nombre aux grades supérieurs.
Il en est même à cette heure qui sont attachés directement à la personne de l'Empereur. Et cependant quel qu'ait été le sort de ces 350 élèves, il n'en est pas un seul certainement qui n'ait conservé avec bonheur le soavemr du devoir accompli. Nous en avons Tintime convictioD.
L'école de La Flèche, plus éloignée du centre des évéments, commandée par un chef ferme et impassible comme tous les hommes habitués à la tempête, resta jusqu'au dernier moment dans l'ignorance de la chute dW monarchie qui l'avait toujours soutenue et protégée. Plusieurs élèves partirent, dès le 5 août, avec des cong^ de vacances. Le 20 eut lieu sans apparat la distribution des prix, et le 21 le drapeau tricolore fut hissé sur le pcNlûl au-dessus du buste du Roi Henri IV.
Le 28, le général Danlion, appelé à Tannée d'Afrique, remettait à M. de Buor, chef de bataillon, le commandement qu'il avait exercé pendant neuf ans et quittait Técok préparatoire au moment où son existence allait être mise en question.
Telle était la situation aux premiers jours de la révolution de juillet.
Quelles décisions allait prendre lejgouvernemmit auquel cette révolution avait donné naissance?
A l'école Polytechnique, il devait politiquement des marques de sympathie et de reconnaissance ; au siqet des
LITRE TROISltME flBl
autres écoles, il se serait montré plus habile en ne paraissant attacher aucune importance au passé.
De tout temps, le dévouement à une cause qui suceombe, même lorsqu'il a été commandé par le plus strict des devoirs, est un motif de proscription ; Técole de Saint-Cyr, d'après ce faux principe, devait être mise en suqpicion. Et cependant, parmi ces braves jeunes gensi qui comptaient dans leurs rangs le capitaine de Géreaux, le général de Lourmel, quel est donc celui qui aurait osé stigmatiser pour toujours son existence d'une note d'infamie en abandonnant son drapeau et en reculant devant le danger !
Les élèves de l'école Polytechnique ayant presque terminé leurs études reçurent sans examens, et suivant leur dassement trimestriel, leurs commissions dans les différents services auxquels ils se destinaient.
Le roi Louis-Philippe voulut qu'on lui désignât 12 élèves pour les décorer de l'ordre de la Légion d'honneur; d'un oonunun accord les élèves s'y refusèrent; et d'après ce que nous avons exposé, ce refus était parfaitement logique.
Royaliste, dit-on, sous la Républiqxie,V école Polytechnique devint républicaine sous l'Empire, libérale sous la Restauration et resta toujours froide sous le gouvernement de Juillet, qui ne représentait pour elle aucun système tranché auquel elle put nettement s'opposer ou s'attacher. Quelle en est donc la raison? On l'a souvent cherchée.
L'école de Saint-Cyr, malgré le départ immédiat des élèves tenant de plus près au parti ligitimiste, fut lente à 8e rallier.
Mais, dès que les élèves de Saint^yr furent rassurés
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sur leur avenir, cet esprit d'oppositioa disparut et i se plia simplement aux règles de la discipline mililûnil aux devoirs qu'elle impose. Après rembarquement à Cherbourg du roi Charles X et de sa femille, le goovm»ment provisoire remit ses pouvoirs au duc d'Oriéans» fi monta sur le trône sous le nom de Louis-Philippe I* ni des Français.
Dès les débuts de la Révolution de 1830, réoole ipiciale de Sain1>-Cyrse vit menacée, non-seulement danMi existence, mais aussi dans celle de rétablissement de U Flèche, qui lui fournissait annuellement sonooDtingBntll plus rompu au métier militaire. C'est là où il fiiut i cher la cause principale de Téloignement de ces j pour un nouveau régime qui paraissait leur être si
Le 16octobre, le maréchal Gérard, qui le 11 aoùtlflU avait succédé au marédial de Bourmont, proposait au Bâ: l"" La suppression de l'école de La Flèche; 2* la pour tenir lieu de cette école de bourses et dans les collèges royaux en faveur de fils de militaim; S"" l'admission à l'école de Saint-Cyr uniquement réaerféi à des sujets tirés des corps et qui y rentrerûent oobm sous-officiers après deux ans d'études.
La commission chargée de l'examen de œ pnîst 6t composée des généraux Haxo, de Prévai, Sain(-C^ Nugues, Pelet et Yoirol, se prononça pour la supprsMB de l'école de La Flèche, pour la non-adnûssioQ ( gens de l'ordre civil à Saint-Cyr, afin de n'y comme le voulait le projet du ministre, que des tirés des corps et ne devant y rentrer que comme i officiers après deux ans d'études.