LIVRE TrtOlSlftHE
MDJorieDt venait-on remettre en question des créa-
défendues sous Louis XV, Louis XYI, la Républile Consulat, l'Empire et la Restauration par leurs lifiques résultats !
1 avait proposé d'abord de remplacer l'école d'(Ade Saint-Gyr par une école de sou^-officiers et de ire arriver au grade de sous-lieutenant que par les 8 inférieurs, c Les jeunes gens, dit le général de tval, arrivant comme sous-officiers d'une école théole, ne rencontrent dans les autres sousH>fficier8 que
adversaires et des rivaux ; ils ne possèdent ni l'aflon ni la confiance du soldat.
ne peut apprendre le métier de sous--officier qu'au même, par le service proprement dit, par l'instruc- Mratique et par l'influence du sous-officier acquise
soldat par une cohabitation commune. Il est aussi isible, ajoutait le général, de former à leurs foncis des sous'officiers sans soldats que de lever des tributions sans matière imposable (1). > lis pouvons donc dire que ce premier projet n'était èroe discutable et qu'un pareil mode doit être à jarejeté comme une utopie dangereuse et incompatirec le maintien de l'équilibre social. Aussi, en
de révolution, il a toujours été mis en avant et lise.
[\ ne peut y avoir de pépinières de aoiu-offlciers, dit le géntol itorier ; ils sont le produit de levées annuelles et des engage- I libres ; c'est dans les corps qu'ils se forment ; leur intelli- , leur aptitude les font distinguer ; la carrière %'onyn devant )t le premier pas qu'ils y font peut les mener loin s'ils ont dn e et de la constance. » {Spectateur militaire).
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Quand au second projet consistant à tirer des ré^Mris les élevés de Saint-Gyr, il est certain que son rUtt était : désavantage et pertes notables pour Tannée, r^ gnance des familles en raison du pea d'avancement; ki seuls engagés volontaires eussent été ceux dont la &milles auraient désespéré.
L'armée n'eut plus été en harmonie avec h soôUéi les autres carrières; le système de £iire passer oU|itoirement de la caserne à l'école militaire eut priié Famée de sujets honorables et utiles. Et, en effet, YfÉSU d'avoir des officiers riches et instrmts n'est-dle pu kh contestable?
Les généraux célèbres ne se sont-ils pas pr^wéBfr des études sérieuses? Le devoir du gouvernement 0*014 pas d'exiger des connaissances élevées des offidenr«fanterie et de cavalerie destinés à remplir les cadm Ai généralat et à commander le plus souvent à oen es armes spéciales attardés par les règles de leur ment?
< L'obligation de servir ne donne pas un droit < < à l'avancement, affirme le général de Préval, l'i « ment est la récompense de services acoomp^piéi d'à» c habileté reconnue. Le gouvernement doit en itrepi/s, € et la loi ne pose d'autres limites que oertainea Cmv c déterminées. »
Et d'ailleurs jusque-là les sous-oi&ciers avaient-ibcik se plaindre? qu'on consulte les annuaires.
Depuis douze ans l'école de Saint-Cyr envoyait àsiSr ciers dans les régiments. Par corps onencomptaitSeii Les emplois d'officier payeur, d'habillement, d'adjodtft'
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major et de major furent réservés aux sous-officiers jusqu'en 1831 (1).
Le système du maréchal Gérard présentait, en outre, lien des difficultés pratiques et pour lès examens et pour lesprogrës de riostruction. Charge pour le gouvernement, abaissement des concours , difficulté pour le maintien dé Fordre, pendant la guerre, source de recrutement tarie. Quel est, en effet, le sous-officier qui eut Toulut quitter 0OD corps au moment de l'entrée en campagne pour aller à Saint-Cyr. On sait, au contraire, que la guerre ninterrompt jamais les cours de l'école spéciale, les élèves n'ayant contracté aucune obligation d'honneur de rejoindre les corps de l'armée dans cette circonstance.
Telles étaient enfin les conclusions de l'honorable général Préval, dont on a pu si justement dire qu'au demeurant jamais officier ne réunit à une eoopérience aussi longue et à d'aussi beaux états de services actifs, une instruction plus complète sur tous les faits et sur la législortkm militaire de notre époque.
€ Une école de sous-officiers, disait-il , est impraticable.
€ Le procédé de n'admettre à Saint-Cyr comme élèves c que dessous-officiers et soldats, achèverait d'éloigner de
(i) La loi Goayion-S&int-Cyr sur rayancement réaerraii, en effet, ees positions aux officiers ayant passé par tontes les filières dn grade de sous-officier. La loi de 1831 donna raison anx réclamatlont qne les élèves de Saint-Cyr avaient antérieurement présentées aux inspectioos générales. Et cependant ils fturent longtemps sans ronloir en profiter; cela prouve que cette jeunesse active s*éloignait des fonctions administratives en raison de la guerre d'Afrique^ qui se maintenait continue. En 1847, sur 837 officiers d'habillement^ un teul avait été élèTe des écoles; sur' 300 adjudants-majors, 179 ou les trois cinquièmes «▼aient été sous-officiers dans les différentes armes, et enfin sur 881 emplois spéciaux, 649, plus des trois quarts, sont occupés par d'andent sons-officiers. {Moniteur de l'armée^ 10 juin 1847).
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c la profession des armes tous les sujets pourvus f me
< éducation libérale et les ferait refluer tous dau b c autres carrières au préjudice de Tannée.
c Les jeunes militaires destinés à l'école de Ssint-(^ c formeraient au milieu des corps une classe s^iaiéeety c soulèveraient des rivalités dangereuses.
« Ce système ne serait applicable ni à Tétat-HHÎQr,
< ni à rartillerie^ ni au génie, ni à la marine, et pendinl c la guerre ni à la cavalerie, nia l'infanterie, et privoût € l'armée d'un précieux moyen de recrutement.
c II est donc du plus haut intérêt pour le pays et potf € l'armée de faire arriver à Saint -Cyr sans passer par c les corps, en y réservant tout au plus un cinquièfflede
< bourses en faveur des enfants militaires.
< Quant à la Flèche, il nous parait également déMm- ^ tré que les vices reprochés à cet établissement sont de <K nature à être facilement corrigés, et que cette éeole^
< soumise à une toute autre oi^anisation, aurait infaiffi- « blement des résultats aussi heureux pour l'armée quIiDa norables pour la France. »
Malgré ces énergiques protestations, la décisioD dy 10 octobre fut inscrite le 18 au Jtfomfeur, sans l'ém dans le Bulletin des lois comme nous l'avons dit. On paraissait reculer devant les modifications A radicales qu'elle comportait. Puis, aux yeux des moins préveim elle avait le tort de paraître avoir été dictée par un eestiment d'irritation contre une école qui avait rempli eoB devoir et plus encore contre l'école préparatoire, qv d'après ses statuts fournissait à la première la partieb plus solide de son contingent.
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Le maréchal Gérard Fut remplacé le 17 novembre par le maréchal Soult, qui s'appliqua de suite à reierer ce que la tempête venait de renverser. «t
Nous allons dire dans les chapitres suivants ce que devinrent chacune des écoles milikaires sous le règne de Louis-Philippe, sous la République de 1848 et sous le règne de Napoléon IIL
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