LIVRE TRdISIÈMB T^ t, M
les chances mauvaises de l'avenir, s'il t'en ptéieattit. Le duc d'Orléans, qui s'occupait beaucoup de l'araiée^i voulut encourager ces bonnes dispositions, et inMîtua un prix d'honneur destiné à récompenser au moment àA départ définitif l'élève qui, pendant tout le temps de ses séjour à La Flèche, avait oonstamment temi la tétefiar $a conduite, son travail et êes iuccès. Ces trois eoDditions devaient être remplies; et il en est encore ainsi ehaque année. Ce prix est remis en public au lauréat avant la distribution des prix par le général inspecteur etïu même moment on suspend dans la salle un bouclier portant les noms de l'élève et celui du lieu de sa naissanee. Plusieurs de ces boucliers sont déjà ceints d'une écharpe de er^ noir; de génération en génération, les cadets y trouvent l'indication de la récompense et du sacrifice.
On s'incline avec respect devant les boucliers de Cas* saigne (1), de Lecoat (2), tués à l'ennemi.
(1) Cassaigne^ liealenant-coloDel d'état-major^ aide-de-camp du général Péliâsier, qui le pleura comme un flls^ a été tué au moment de l'a»saut de Sébastopol, le 8 septembre 1855.
Quittant le collège de La Flèche en 1835, il faisait ainsi ses adieux à la maison qui l'avait vu grandir :
Adieu, mt charmaate prÎMo, Que mon cœur a toujours chérie, Adieu, ma aecoiide patrie, Je pars pour nu autre horiiou.
Je m'en vais comme l'hirondelle.
Mais hélas ! C'est pour pins kmf tempa. Que ne puis-je aux jours du printemps, Mon doBX nid, rereair comme elle I
Son frère, élève de La Flèche comme son aîné, etdefeoucapitaiiMaax zouaves de la garde impériale, a été tué le 8 juillet devant Sébastopol.
(2) Lecoat, doué d'une intelligence hors ligne comme le lientenantcolonel Cassaigne, entra le premier à l'école de Saint-Cyr. Il était souslieutenant au 19B« bataillon de chasseurs à pied, quand à l'Age de vingt-trois ans et demi, il fut tué devant PaebU.
296 INSTITUTIONS D*ÉDUGAT10N MILITAIRE
Nous ne terminerons pas ce chapitre sans y ajouter le long et glorieux nécrologe fléchois.
IjO colonel Carré, promu au grade de maréchal de camp» laissa le commandement à M. le colonel de Kœnigiegg, qui ne l'exerça que pendant un an (de septembre 1838 à septembre 1840). M. Maumet, appartenant au corps d'état- major et qui avait succédé à M. le oominaDdant Lebreton, promu au grade de lieutenant-coloiiel, prit peu de temps après le commandement du collège, qu'il avait exercé provisoirement pendant quelques mois.
L'ordonnance du 12 avril 1831 laissait encore aux élèves de La Flèche l'avantage de conserver leurs hourses à Saint-Gyr, au cas où ils y seraient admis. Il ne devait pas toujours en être ainsi ; car au titre 11 de rordonoanoe du 21 octobre 1840, il est dit :
Art. 13« c II pourra être accordé des bourses entièns c aux élèves (de Saint-Gyr) , dans la proportion d'un c dixième de l'effectif et des demi-bourses dans la prapo^ c tion d'un sixième.
< Ces bourses sont instituées en faveur des élèves privéi
< de fortune et qui se trouveraient dans les deux premiers c tiers de la liste générale d'admission.
Art. 14. c La première moitié par ordre d'admissioD i c l'école des élèves du collège militaire de La FièdiOt c conservera de droit les bourses ou demi-bourses qui c leur auront été précédemment accordées à ce eolUfe. « Ces bourses et demi-bourses seront comprises dans le
< nombre déterminé de l'article précédent.
< La seconde moitié des élèves du collège Royal mili-