LIVRE TItOlSIÈMR
Qu'on applique donc largement le système retrouvé après mille essais infructueux ; qu'on suive dans une certaine mesure celui de M. le comte de Saint-Germain (I'* période, livre XI, Ghap. v et suivants) ; qu'on éta*biisse dans chaque gouvernement militaire et au lieu le plus convenable une maison pareille à celle de La Flèche, en y admettant dès l'âge de sept à huit ans comme boursiers tous les enfants militaires, et autant que possible au même âge comme pensionnaires les autres prétendants au métier , qu'on renvoie dans les autres lycées ceux dont la vocation viendrait à ne pas se prononcer et se tournerait décidément vers une autre carrière, el vice versa qu'on admette dans les prytanées militaires les élèves des lycées dont la vocation se trouverait bien constatée et qui mériteraient d'ailleurs cette faveur par leur conduite et leur travail (1).
Alors plus de privilège : et les vocations dans notre siècle où les avantages matériels doivent apparaître sans peine et sans fatigue, ne seraient pas si nombreuses pour le métier que toutes ne trouvassent leurs places dans ces prytanées .
L'État, alors, ne serait-il pas en droit de déterminer la part à donner, dans le contingent de Saint-Gyr, à ceux qu'il a élevés dès le principe pour la défense du territoire? Quelle serait cette part? Les prytanées de-
(1) Oa peut comparer au Prytaaée militaire de La Flèche Us écoies le cadets de Kulm, de Potzdam, de Walhstadt et de Bensberg. Soumises au régime militaire, elleB reçoifent des enfants de toutes les classes de la bourgeoisie. Les limites d'âge sont onze et quinze ans. Les études correspondent à celles des gymnases royaux (Lycées). *( L'armée prussienne, .7 février 1867.)
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vraient-ils seuls former oe oontingeot? En la porte entr'ouverte pour les candidats ânnoeneiiMI présentés par les institutions préparatoires de bon «M qui, par leurs honorables efforts, introduiaent dans la rangs de Tarmée beaucoup de jeones gens distingséi dont cependant la présence dans les prytanées le but recherché par l'Empereur Napoléon et nistre?
Sur un point si délicat, nous n'osons énwtira ai avis, mais au nom du salut et de la gloire de noire patriCi nous demandons qu'en tout état de cause lo nojan pincipal du coDtingent annuel de Sûnt-Gyr soit taofoâ de jeunes gens éprouvée, connus et préparit, et fv le chiffre de ce noyau, après toutefim constitation sMii de la capacité, domine de beaucoup cdui des adw dont l'éducation première ne se serait pas faite daos ki prytanées.
Ainsi se trouveraient supprimées ces candidatoto attardées, autorisées jusqu'à Tftge de vingt-cinq siiS pMr les soldats, caporaux et sous-officiers des candidatures dont nous allons, dans le chapitre i démontrer les graves inconvénients.
Les titres de noblesse de la maison prépsralom oStaire se retrouvent principalement dans les étals des»vices de ses enfants , de ceux surtout qui sont mortil Tennemi. Citer les noms de ceux-ci , c'est rendre tu dernier hommage à leur mémoire.
Généraux de division : Brunet, Uayrui:.
Généraux de brigade : Dameame, Breton , Garimedif de Saint-Pol, de Pontevès.
Colonels : Hardy, Viénot, deBraocion, Javel (1) , Méric de Bellefonds, Tarbouriech, Drouot.
Lieutenanl^olonel : Cassaigne (Charles).
Chefs de bataillon ou d'escadron : de Fromenooste» DobameU Adrien, Rîcbepanse^ de Mootarby.
Capitaines, lieutenants ou sous-^lieutenants : De Gé* reain, de Ciiappedelaine, Cassaigne, Billon, Goëdorp, Lenoir, de Labrousse, L. de Morogues, Royez, VUaine» Lezèble, Mamony^ Berthet, Comor, Leooat.
Nous devons placer au même rang que les écoles préparatoires, celles qu'on cherche à établir d'une manière régulière et définitive dans les régiments. Le soldai illettré y est, en effet, préparé pour sa vie future, soit qu'il veuille rester au service , soit qu'il rentre dans ses foyers; le sous-oiBcier peut y gagner ses éperons ; cesi donc une préparation.
Déjà depuis la Restauration, chaque régiment possédait son école mutuelle ; mais la présence du soldat y était facultative; l'officier directeur, assisté d'un moniteur so||SH)fficier , arrivait avec beaucoup de peine à certains résultats ignorés et de peu d'importance. L'uniformité manquait ainsi que l'émulation si nécessaire aux progrès.
Beaucoup de soldats quittaient donc le service sans avoir appris à lire et à écrire et en même temps bien peu
(1) Les généraux de diTieion Branei et Bouat, les colonels JàTel et de BrancioD, étaient élèves de l'école préparatoire militaire de Saint- Cyr avant qu'elle fût reversée à La Flèche, où ils ne suivirent pas leurs condisciples plus jeunes. Le général Carbuccia, élevé d'abord à La Flèche, a terminé ses éludes au collège d'Avignon et entra à Saint-Cyr par le concours général.
de sous-officiers profitaient de rinstnictkm qu'ils pouvaient recevoir aux écoles de second degré.
Le département de la guerre a donc adopté un noinaa mode d'enseignement dans les corps, et, avant de legfaéraliser, il a jugé opportun de le mettre à TesBai dans hi grands centres de réunion de troupes.
Les cours du premier degré , comprenant la leoliin, récriture^ l'arithmétique réduite aux quatre rifles, nat rendus obligatoires pour tous les soldats illettrés. Ao fiai d'une école par régiment, il en est créé une parbataîlloo, et, au besoin, par détachement.
Les cours du second degré qui devront aossî defonir obligatoires pour tous les sous-officiers, oompreoneot k grammaire, les notions les plus usuelles d*arithméliqae«t de géométrie, la géographie, l'histoire et qudques leQon de fortification et d'artillerie.
Au lieu d'un cours unique s'adressent à tous les soosofficiers indistinctement, les cours du second d^, professés d'après un programme uniforme et homogède, sont divisés en quatre sections; les élèves ne iipaseatde l'une à l'autre qu'après avoir fait preuve d'aptitude.
Dans chaque corps enfin, un jury d'examen déngnen, à la fin de l'année, scolaire , les sous-officiers capaUade passer à la section supérieure, et dispensera d'assister anx cours ceux qui posséderont complètement l'instniclioDda second degré. {Exposé de la situation de l'Empire, 1867.)
Qu'on nous permette d'ajouter que, si Ûen calculée qu'elle soit, la théorie rencontre dans son application Imb des obstacles et qu'on ne doit pas juger cette erhûm sur ses résultats plus ou moins prompts i appanûire-
Nous avons le défaut de manquer de patience. Il faut cependant que ce règlement d'études^ vienne concorder peu à peu avec les exigences du service, avec les habitudes des corps ; il faut un certain temps pour former le personnel militaire enseignant ; car il ne suffît pas de posséder la science, il faut encore savoir la transmettre.
On ne peut trop applaudir aux efforts faits dans le but de renvoyer la plupart de nos soldats possédant les notions élémentaires de Tinslruction primaire et de mettre les sous-ofliciers qui n'auront pas pu parvenir à Tépaulette en état d'occuper des emplois dans les administrations publiques, le commerce et Tindustrie.
SI
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