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LIVRE TR018IÈMB

lége, et, comme conséquence^ de graves difficultés se présent tërent pour la direction derÉcole militaire, quand oii tint la main à l'extinction de ce même privilège. H existait un malaise dont M. le maréchal Randon voulut connaître les véritables causes. Nul n'était plus capable de les découvrir que M. le général Soumain, inspecteur général de ces écoles militaires dont il était un des meilleurs produits. Imbu des anciens errements, au moyen desquels on avait formé une foule d'officiers généraux et supérieurs, commandant la place de Paris depuis tûen des années, le général était depuis longtemps parfaitement renseigné sur les ineonténients d'une liberté que le recrutement de Saint-Gyr ren« dait presque. obligatoire.

Autrefbis les sorties étaient rares et accordées dans des conditions qui les rendaient utiles. Quand elles devinrent périodiques, les études faiblirent, la discipline se relâcha, et un mauvais esprit s'empara des élèves.

11 est bien facile dé s'expliquer cette tendance à une liberté extrème.Tant qu'on n'admettait que des jeunes gens de vingt ans au plus, sortant des lycées ou de La Flëche , on pouvait limiter les permissions de sortie et les élèves, façonnés dès l'enfance à la claustration, continuaient à l'école militaire la vie de travail à laquelle ils étaient habitués.

Mais aujourd'hui les admissions de militaires atteignant chaque année le chiffi*e de 50 au moins, ces élèves, longtemps libres, communiquent nécessairement è leurs camarades plus jeunes des idées d'indépendance promptes à se propager. Dans ces conditions, il est malheureusement impossible de ne pas maintenir ces sorties. Le résultat de la

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loi de 1852 a été, disons-le bien enoore, oompléteinait nul pour les vrais soldats en bveur desquels cette menn était prise. Nous avons vu que les ordres réitérés du ministre de la guerre prescrivaient que les jeunes snpgh devaient justifier de deux années de service réel avant de pouvoir concourir de nouveau. Ces prescriptions étantcbservées, le futur candidat, et par les l'ont fait évincer du concours, et par l naliëres du service, ne pourra arriver à Saint-Gjr fs's vingt'4rois ou vingt-quatre an$. Si, au oonlraiie, ilcM prêt pour l'examen deux ans aprhs son engagement, e'«t que cet engagement n'aura été qu'un leurre.

Dans tous les cas, ce système a élevé la mo^mmié^ de l'école militaire au grand pr^udioe delà diseipEne, des idées de travail et des intérêts de TËtat.

Àucime loi sanctionnée par les poavmrs légisbtifa m donne à aucun la faculté de concourir pour SrâH-t^i jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Un simple décret ioipérial peut donc annuler une mesure oontinn^lemant tassée dans son application et qui, si elle n'est pas Isanis cause du malaise qui a pu exister, n'en est pss principale.

On pourrait croire qu'après des ordres si précis on parvenu enfin à obtenir des sujets tout à bit mililttfeB. 1 n'en était rien encore ; car le 6 janvier 1864, le nisiiln écrivait : c Les élèves de l'école militaire qui» Iffadt « plus de vingt ans, avaient concouru à Utre de candi- € data militaires et comme ayant acoompfi deux ans de « service effectif, viennent d'être soumw à des c spéciaux destinés à constater leur degré d'i

c militaire. Ces examens ont donné lieu de recoMudtre c qu'un certain nomiire d'entre eux étaient loin defN»- « séder Tinstruction qu'ils auraient dû acquérir» s'ils € avaient fait réellement pendant deux ans leur servies € régimentaire. Il reste constant, dës-lors, que les près- € criptions formelles faites par le ministre de la guerre au € sujet des candidats militaires pour Saint-Cyr, ont été € méconnues par plusieurs diefs de corps, qui oirt délivré c i ces candidats des certificats de complaisance. Ces c chefs de corps ont été punis, et le ministre de la guerre € espère que de semblables infractions à des ordres si € souvent répétés ne se renouvelleront plus. >

Tout parait donc condamner ce droit de concours qui, depuis si longues années, n'a pu recevoir une juste application.

Pour conclure, nous pensons qu'il faut entrer jeune k Saini-Cyr ; car l'officier d'avenir est celui qui a du temps devant lui et saura le remplir. Jamais le jeune soldat, doué d'une volonté ferme, de facultés heureuses et aimant le travail, ne perdra son temps en restant à son régiment; la bonne chance lui arrivera toujours et son chef saura le distinguer. Il sera bientôt imbu de l'esprit militaire qui se compose surtout des sentiments que l'homme puise dans l^exercice de sa profession.

Dans nos conclusions finales, on verra pourquoi nous avons si longuement insisté sur cette question capitale, qui ne pouvait être scindée.

Après la révolution de 1830, le général vicomte Lenoir vint prendre le commandement de l'école spéciale militaire. Ses successeurs furent les généraux baron de Ri-

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chemoDt do 1830 à 1834; comte Baraguay-d'HUlien, depuis maréchal de France, de 1834 à 1841 ; Caimiuide, de 1841 à 1842 ; de Tarlé, de 1842 à 1846 ; deRkard. de 1846 à 1849 ; Salleyx, en 1849 ; Alexandre, de 1849 à 1855 ; comte de Monet, de 1855 à 1861 ; de l'Abadie d*Âydren, de 1861 à 1867; de Gondreooart , depuis 1867.

D'abord attaquée jusque dans ses rondements paris idées qui paraissaient prévaloir alors, réoole apéciib de Saint-Gyr put bientôt cependant reprendre sa niaiek ordinaire. Elle n'eut à subir que quelques modifieitioM, graves au fond, mais dont les effets ne pouvaient passe faire immédiatement apercevoir. Le duc d'Orléans, deai sa visite en 1834, vint donner aux élèves la preuve que celle école avait encore toutes les sympathies du gouvernement. Le prince visita l'établissement et remit ve paire de pistolets à Télëve qui abattit le tonneau détail lui. Huit années plus lard , le bataillon de StkalrCijf assistait aux obsèques de ce prince regretté de km l'armée.

En général, les ordonnances relatives aux éeoleB spéciales n'assuraient un grade à ceux qui en sortaient^ qa'aotant qu'il se trouvait des vacances. La loi du 16avrill835 abolissant cette injuste mesure, vint assurer le grade à tous les élèves de l'école de Saint-^yr et de l'école Pblylechnique qui avaient satisfait ou devaient satisfiàre aux examens de sortie de 1834 et de 1835. Tout élève d'usé école spéciale ne doit échouer qu'au cas seul d'incapacité physique, morale ou scientifique.

L'ordonnance du 21 octobre 1840 portait nouvelie

organisation de l'école ; une de ses principales dispositions règle la distribution des bourses et demi4)our8es et prive le collège militaire de La Flèche de Tavantage qu'on lui avait conservé sous ce rapport. L'effectif était porté à 600 ; le séjour fixé à deux ans et exceplionnellement à trois. Nous avons dit ce qu'elle décidait pour les candidats çous-oflBciers ou soldats de l'armée.

Par une autre ordonnance, modifiant celle du 21 octobre, il fut décidé que tout élève admis à Saint-Cyr devrait avoir dix-sept ans, afin qu'en raâson de la loi sur le recriH tement il put prendre à son entrée un engagement devenu obligatoire.

Cette ordonnance, datée du 22 décembre 1841, porte en outre que, vu la loi du 14 avril 1832 sur l'organisation de l'armée, celle du 20 novembre 1838 sur l'organisatbn de l'infanterie de marine, les ordonnances des 21 octobre 1840 et 7 mai 1841 portant réorganisation de l'école militaire^ chaque année le ministre de la guerre réglera la répartition numérique des élèves à placer comme souslieutenants, soit dans l'infanterie de terre et la cavalerie, soit dans l'infanterie de marine. Les ministres de la guerre et de la marine durent se concerter pour la répartition annuelle. Déjà, en 1730, le ministre Rouillé avait cherché à améliorer les cadres des régiments d'infanterie des colonies , et nous n'avons qu'à répéter ici ce que nous avons dit dans notre première période (Livre II, Chap. vin, page 303) : c Alors, comme à pré- € sent, on sentait combien il est nécessaire de n'envoyer < dans les corps, toujours éloignés de France et plus M à Tabri d'un contrôle direct, que des officiers dignes

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€ à tous ^rds de porter Tépaulette. Longlemi», «kpn, c l'envoi aux colonies a été une maïque de Asgrke et < presque une preuve d'indignité. Il n'en est plosi € et, à cette heure, c'est le but que dierchent à \ € beaucoup d'élèves de Stint-G3fr. »

L'ordonnance de 1842 règle la compontioa et les atinbutions des quatre conseils ffimtruetwn, de dùeifUÊê^ d'administration et de vacances, et en modifiant lei i^ ticles 18, 41 et 42 de l'ordonnance du 7 mai 1841, db rétablit un directeur particulier des études et an ce dao souS'directeurs, suivant le besoin.

Vers la fin de 1847, la cour d'assises de Sdne-eMNM fîit saisie d'une affaire grave. Deux renoontras avaisnt m lieu entre des élèves de l'école spéciale militaire^ Vm d'eux, nommé Bergeret, fut tué. Les débats du piwti^ Versailles révéla au public des faits qu'il ignoBait et doat nous avons déjà signalé les inconvénients et les soilssoiAnaires. Le président des assises prononça des parriss sévères au sujet des brimades^ mettant la direction de TéBob militaire en demeure d'éteindre à jamais les eauaes ds^M duels entre jeunes gens qui n'avaient pas eooore gipié leurs épaulettes : c Autrefois, disait-en, on il c un officier ; on le tâtait, et, pour se juger, on tel c au temps de la Révolution, des plaisanteriee c mais jamais dégradantes, accueillaient les i c nus à l'école spéciale. .. »

Cette triste a&ire préoccupa quelque temps la pnblic ; puis peu à peu l'impression s'efl&Qa, et ces «anvâses et déplorables traditions conservteent tonte Iflor force.

Lmie TROisiÈMe

Au moment de la révolution de 4848, les élèves de Saint-Cyr se montrèrent dignes de leur passé.

Les faits accomplis, ils accoururent à Paris et contribuèrent puissamment au rétablissement de Tordre par leur zèle et leur incessante activité. ^

A toute heure, à cheval ou à pied, ils portaient des ordres , leur bonne tenue en imposait à la multitude, qui avait appris à connaître Tuniforme de Saint-Cyr comme celui de l'école Polytechnique.

Au 15 mai, le jeune bataillon venait encore se mettre à la disposition du gouvernement provisoire; pendant deux semaines consécutives, il forma la garnison de Thôtel de ville. Au 25 juin, il était préposé à la garde de l'Assemblée nationale et fit ce service pendant près d*un mois. A rheure du combat , les élèves avaient demandé avec instance à aller au feu, promettant d'enlever les barricades Tamie au bras sans brûler une amorce. Le général Cavaignac ne voulut pas y consentir, et, n'ayant pu trouver le moment de les passer en revue, il leur écrivit dans la soirée du 24 juin :

€ ÉLÈVES DE l'ÉGOLB DE SàINT-CyR,

c J'irai vous voir bientôt ; vous êtes les enfants, vous c êtes Tespoir de la patrie. Ce n'est pas pour jouer sans c besoin votre vie et votre jeunesse que je vous ai appelée. € J'ai voulu que votre présence ne manquât à aucun des < grands actes de la République. Calmez votre jeune c courage ; vous le réserverez pour d'autres ennemis.

« Le chef du pouvoir exécutif , t\

c CAYÂlGIfAC. »

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. • A la date du 15 juio, plus de 1 ,200 mus-HeutemBca avaient été données aux sous-ofliciere des oorps; de dobvelles nominations se préparaient enoore. Les élèves de Saint-<]lyr demandèrent à être immédiatement | grade d'officier, afin de ne pas perdre leur rang d'à neté sur ceux qui, sans ces événeoients, n'eussent pu obtenu une si prompte nomination. Leur requête fut «jetée par le ministre de la guerre.

Cependant, le gouvernement provisoire vouknt i penser ces jeunes gens de leur coopération» réeolutd'a cer de quelques mois pour la première division^doBtrédncation militaire était presque complète, l'époque de h promotion au grade d'officier; à dater du mobdejniB, trois cents furent nommés sous-4ieuteDant8.

Les élèves de la deuxième division forent renvoyés au leurs familles jusqu'au 2 octobre, date fixée pour la reprise des cours. Les examens d'admisaon eurent lien pendant ce tnéme mois, et les nouveaux admis arriverait i Saiot-Cyr au commencement de décembre.

Un décret de rAssemblée nationale décida qal jartir du 1^" octobre 1850 les admissions à Saint -Gjr senient gratuites, et, comme nous l'avons d^ indiqué, l'oidoBnance du 11 décembre 1848 réduûût à six moiBl'eBdgSDee d'une année de service et de présence an eor|iB poor ks candidats militaires.

La vie des camps n'est pas &Vorable tus itaAn et surtout à ce genre de discipline si nécessaire à on eorp placé comme le bataillon de Saint-Cyrdans dee eoBJititff particulières.

Or, ces voyages de Saint-Gyr à Paris» des habitudes de

liberté inusitées rendaient la vie claustrale plus dure. Des désordres en furent la conséquence. Le général Rostolan, chargé de faire une enquête, licencia la première division qui, seule, s'était montrée indisciplinée et statua de suite sur son sort. Trois catégories furent formées. 80 élèves furent exclus et dirigés immédiatement , avec une feuille de route, sur les régiments auxquels ils appartenaient; on leur conserva, cependant, la faculté de se représenter aux examens de \ 849 ; 50 furent, après une sévère réprimande, désignés comme responsables des faits qui pourraient survenir; enfin, 180 reprirent immédiatement le cours de leurs éludes.

Depuis Tordonnance de création de 1818, trois subséquentes réglementèrent Técole spéciale militaire. Ce furent celles du 20 septembre 1832, du 22 septembre 1840, et du 7 mai 1841 ; de temps à autre, elles furent modifiées par de simples instructions ministérielles, et principalement par les conclusions d'une commission présidée en 1849 par le général Rostolan, qui changèrent presque totalement le régime intérieur de la maison, et tendirent surtout à la séparation des anciens et des nouveaux. Le bataillon fut divisé en huit compagnies, les élèves de la 1*^* division formant le demi-bataillon de droite et les élèves de la 2* le demi-bataillon de gauche. Le général Alexandre espéra couper court aux brimades dans les mesures du possible. Les cadres du demi-bataillon de gauche étaient remplis par les anciens. Le sergent-major, secondé parles gradés inférieurs^ était chargé dans chaque compagnie de la discipline et de la tenue des registres.

Dès^cette époque, les 30 premiers sortants concouru-

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rent avec 30 sous-lieutenants de l'armée pour Ta sien à Técolo d*étatHfnajor.

L'école spéciale militaire est certaiDement une des phB importantes de l'Europe, et cepeudant elle ne ooùle i TËtat que la solde des officiers qui y sont emfiajk. Sans compter leurs appointements, le budget des dépean se monte à 600,000 francs, dont 25,000 pour prêts do élèves, 25,000 pour Téquipemeot des bounûers ao moment de leur sortie, et 5S0,0i0 pour les autres dépeasei. Cette somme est couverte par les penûona deséfefes. Sx bourses sont payées par eux ; les favorisés ignorent qodk est la source du bienfait, connue seulement d'un aergntmajor et du trésorier.

Pendant l'espace de trente ans, cette école afimnii TÊtat 5,705 officiers, dont les deux tiers étaient enooR au service en 1850.

Parmi ceux-ci, on comptait à cette époque I géoM de division, 9 généraux de brigade, i2 coloDela d'éHImajor, 6 colonels de cavalerie et 29 d'infantme.

Au nombre de ceux qui ont changé de carrière, on ëàtinguait MM. Soult de Dalmatie, ambassadeur^ Dàckild, ancien préfet, le marquis de la Rochejaquelein, le ( de Trédem, d'Adelsward et Aymé, députés. La i complète de 1866 présenterait des chiffres bien ( car pendant ces seize années, de 1850 à 1867, ksgaenti de Crimée, dltalie, de Chine et du Mexique, ent opM bien des vides, aussi glorieux que regrettables.

D'après l'état qui termine ce volume, on peut s'aMiv que de 1816 à 1866, Técole spéciale militaire a donaéi l'armée sur 9,478 admissions, 3 maréchaux de Fnaee^

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63 généraux de division, 8 intendants généraux, 149 généraux de brigade et 15 intendants militaires , total 238 élèves parvenus au généralat.

Le 21 juillet 1853, Técole militaire, commandée par le général de division Alexandre, fut visitée par le maréchal de Saint-Arnaud, ministre de la guerre, et, le l*' août, elle prit part à une petite guerre aux environs de Versailles,

Le général Alexandre, ayant sous ses ordres une division composée du bataillon de Saiot-Cyr et des brigades Chasseloup-Laubat et Ripert, fut chargé d'attaquer le bois de Satory. Dans un des principaux mouvetnents, le bataillon de Saint-Cyr prit la tète de la colonne d'attaque par une marche au pas gymnastique exécutée avec un ensemble qui fût trës-remarqué.

Nous citons ce fait pour prouver qu'il se trouvait toujours digne de sa destination.

Par les mesures les plus paternelles, le maréchal Randon avait déjà sauvé la maison de La Flèche et assuré pour toujours ses bases constamment ébranlées. Elle tient, du reste, à Saint-Gyr par d'indissolubles liens. Aussi le ministre s'empressa d'opérer dans celle-ci des réformes rendues nécessaires par le fâcheux système de spécialisation prématurée des études.

L'enseignement littéraire y était à peine représenté; tout était donné aux mathématiques et aux connaissances d'application.

On avait donc lieu de s'étonner que successivement les programmes d'admission à Saint-Cyr tendissent à arriver au même niveau que ceux de l'éoole Polytectmique.

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Nous avons déjà soutenu celle thèse il y a quelques années , à savoir que par cette méthode on pouvait obtemr pour le service de TÉtat des hommes instruits sous oe^ tains rapports, mais non de vrais officiers sachant toujours avec intelligence remplir tous les devoirs de leur métier, c Pour donner à TËtat de tels serviteurs, pensait le mic réchal, il n'est pas nécessaire de tant de formules» et c dans l'éducation du futur officier, les mathématiqneB c ne doivent prendre que la part qui leur revient Ugiti- € mement dans l'éducation générale de l'esprit humain. » (Journal de V Instruction publiqtÂe).

L'élève sortant des écoles préparatoires n'est eMon qu'un homme incomplet , et c'est nécessaire. Car tout candidat, croyant n'avoir plus rien à apprendre» au moralement, dans une école spéciale» ne sera qu'un i vais élève et n'y apportera que le désordre et de i exemples.

Le maréchal Randon voulut que la première année ft employée à compléter, à fortifier et à étendre la culture de l'esprit, en un mot, à achever V homme ^ la seconde, i faire V officier.

N'avions-nous donc pas raison de dire que» poor pwvenir à ce but, il faut abaisser la moyenne d^âge dsieMdidats.

On supprima les cours lithographies ; ils avûent Tinconvénient de trop simplifier la part du profeaaeor dim leâ leçons orales que l'élève n'écoutait plus. On rendit i l'histoire son vrai caractère : le cours de tactique en fal séparé et celui de littérature eut pour but de frire 9*naître les œuvres de nos plus illustres auteurs.

c Le maréchal, dit encore le journal que nous avons c cité, est encore allé plus loin et le père s'est placé à c côté du ministre. Dans le but d'inspirer à ces futurs c officiers le goût des plabirs relevés, il leur a envoyé des c maîtres de chant et de danse; il leur a fadlité lès lec çons d'armes et d'équitation ; il a fait placer dans chac cun de leurs quartiers une petite bibliothèque choisie € et leur ouvrit, à deux battants, les]portes jusqu'ici closes € de la grande bibliothèque de l'école. »

Enfin les programmes d'admission furent modifiés de manière à ce que les études sérieuses pussent y compter et qu'il y eut moins de surprises dans les examens. La version latine de la force de la classe de réthorique reparut, les fautes graves d'orthographe et de style entraînèrent de droit l'exclusion du candidat, le bachelier ès-lettres bénéficia d'une prime de cinquante points sur la différence entre les points d'admission, de telle façon qu'il put passer avec le numéro 1 , quand sans cette qualité il n'aurait pu quelquefois obtenir que le soirEmtième; en outre, ce diplôme ouvrait les portes de l'école au candidat resté de cinquante points en arrière du dernier admis.

Ainsi, l'élève, préparé par artifice dans des maisons préparatoires après des études manquées, ne dut plus avoir l'avance sur l'écolier sérieux, ayant suivi avec calme et intelligence tous ses cours et obtenu le titre de bachelier ès-sciences sans détriment de ce que l'homme doit savoir pour répondre à toutes les exigences de la vie civile et militaire. Qu'on le remarque bien : l'officier complet est soumis à toutes ces exigences ; la science militaire lui est propre, et reste généralement très-ignorée .de tous les

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autres membres de la société, tandis que lui, surtout dans certains corps spéciaux, doit tout amnaUre.

Dès le 19 novembre 1861, au moment delà rentrée des anciens, le r^me nouveau adopté par Son Exodlence le ministre de la guerre, avait été inauguré i Técole spéciale militaire.

Les anciens et les nouveaux furent fondus eti un sed bataillon, les compagnies commandées par des KeuteDanlB et les divisions par des capitaines. Des adjudants seooiH dërent les officiers de compagnie dans toutes les parties du service. L'instruction militaire pratique et théoriqoe fut confiée à un officier d'infanterie hors cadre. Pdnr renseignement scientifique, les élèves furent répartis ptr année en division et section selon la nature des eam et Tordre des études. Les devoirs religieux s'aocom* plirent sous la direction d'un aumônier attadié lement à Técole. Les élèves appartenant à on culte furent réunis dans une salle à part pradant Toffioe divin.

Les élèves, tous liés, comme par le passé, an serrjoe par un engagement, restèrent entièrement aonmis m régime militaire.

Prévenir plutôt que de punir, persuader an fiea de contraindre, diriger paternellement, en exercwst on surveillance active mais large et intelligente, syatènsgeedué de récompenses et de punitions, tetflit l'esprit gioM de la discipline prescrite par Son Excellence.

Les fautes graves, les mesures générales rédamées per le maintien de Tordre et la subordination restèrent dn ressort du conseil de discipline institué en vertu du déoRi

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du 11 août 1850. Aucun élève ne put être renvoyé sans que le conseil eut émis son avis.

Les professeurs civils furent nommés par le ministre de la guerre, sur la proposition du ministre de rinstruotion publique.

Les professeurs militaires et leurs adjoints furent choisis par le ministre de la guerre sur des listes d'aptitude établies à la suite d'examens passés devant des commissions spéciales. Il ne fut fait d'exception que pour les cours d'artillerie et de fortification, dont les professeurs durent être nommés sur la présentation des comités des armes spéciales.

Les professeurs civils furent divisés en quatre classes, leurs adjoints seulement en deux : de dix années en dix années, une augmentation de 300 fr. doit accroître leur traitement.

La haute direction de l'enseignement appartient à un conseil d'instruction, dont le commandant de l'école est le président.

L'instruction théorique et pratique des élèves de cavalerie, l'instruction équestre de toute l'école, l'ensemble du service concernant les cavaliers de remonte, les cavaliers du manège et les chevaux affectés à la section de cavalerie furent mis sous la direction et la responsabilité d'un officier supérieur de l'armée, hors cadres, ayant sous ses ordres immédiats des capitaines et des lieutenants instructeurs. Le plus anden lieutenant-écuyer professe un cours d'équitation, et le vétérinaire celui d'hippologie aux deux divisions de cavaliers-élèves.

Dès l'arrivée des nouveaux admis à l'école spéciale, un

choix est fait parmi ceux qui désirent rarme de b cavslerie ; on cherche à trouver chez les élus toutes les eonditions physiques convenables en faisant ausû une certaine part à la position de fortune.

L'administration et la comptabilité de réooleëtaUiflSflur des principes nouveaux par un règlement du 1 0 juin 1800» restèrent confiées à un conseil composé de sept savoir : le commandant en second président, un( supérieur, le major rapporteur, deux capitaines de dinsion, le capitaine trésorier et le comptable du matériel.

On plaça dans la salle des visites des tables de marfan portant en lettres dorées les noms de tous les officien généraux élèves des écoles militaires de FontaineUeaa ot de Saint-Cyr depuis leur création. Ce sont les hstmfgth rieux de l'école spéciale.

Longtemps on a dit que» dès le début» l'emplaceoMOt de Saint-Cyr avait été mal choisi ; dominée autrefms perdes coteaux marécageux, cette maison a pu alors eu aouflErir; mais, depuis, les marais ou étangs ont été dcMéchéi et convertis en prairies et en bois. Il ne nous a pas para qne le climat y fut, il y a cinquante ans, plus malsain qu'ûUean. Cependant on eut lieu de se préoccuper vivement, du» l'hiver de 1862 à 1863, de l'état sanitairede Téeele spéciale militaire. Le public voulut attribuer à i topographique les affections épidémiques dont( élèves furent atteints. « Beaucoup de persomieB, diaût < alors le Moniteur de Varmée^ se sont refusées à c que les dispositions hygiéniques prises par Ta « tration de la guerre pussent avoir un résultat c faisant. »

La maladie constatée par les médecins militaires sur les élèves traités à Tintirmerie était là fièvre typhoïde. De 1852 à 1862, sur 16 décès 10 avaient eu cette affection pour cause ; mais il faut remarquer que pendant cette période de onze années, 3,000 jeunes gens environ sont entrés à Técole et y ont passé deux ans. < On ne c peut donc pas conserver Fidée que cet établissement c présente en quelque sorte un vice organique qui le conc damne fatalement. » ( Rapport à F Empereur. )

Cependant quelques mesures ou améliorations étaient devenues urgentes : elles avaient, du reste, été déjà indiquées et n'avaient pu être opérées faute d'allocations suffisantes. En raison de ces circonstances accidentelles, le Corps législatif accorda un fonds supplémentaire de 260,000 fr. par la loi du 28 mars 1865. Cette somme fut employée à drainer le champ de manœuvre, celui du pacage et une partie du polygone, à construire un hangar-abri communiquant par un passage couvert avec le réfectoire pour remplacer la salle de récréation, à l'amélioration du régime des eaux, à l'installation de nouvelles cuisines et enfin à la construction d'un calorifère.

M. le comte de Saint-Germain indique en peu de mots dans son plan d'éducation, en minute aux Archives de la guerre (1), comment il faut vêtir les élèves de l'Ecole militaire.

M. le maréchal Randon, son successeur à pr^ d'un siècle de distance, approuva, en octobre 1863, un règlement relatif à l'uniforme du personnel de l'école spéciale militaire. Il fallait tenir un juste milieu entre la tenue

(1) Première période jusqu'eo 1789. Livre II, chap. v, page tl9.

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du soldat et celle de TolBcier. c Pour quiooDqiie, écrit M. Chevalet {Moniteur du i*' novembre 4883), a obc serve Tinfluenoe que la tenue exerce sur les haUtndei^ c il y avait là une grave difficulté à vaincre, et c pensons qu'en adoptant runifonne nouveau^ on a i € fait à toutes les exigences. L'uniforme n'est qu'au c modification de celui du soldat, mais, par sa ooope, il c fait pressentir le futur officier. »

Les jeunes élèves aimaient à être serrés et cherdment à paraître plus minces et plus élancés au détriment de leur santé. Le maréchal Randon ordonna qu'on diercUt à unir dans le nouvel uniforme la grâce à l'ampleiv.

Telle est en général l'organisation actndle de l'éeob spéciale militaire.

Nous avons dit ce qu'avait fait l'école Polytedinique m moment des événements de 1830. On a pu remarqpsr qoe son nom n'avait pas été prononcé dans les diseussioDS relatives aux réformes si radicales proposées oonlre ke écoles militaires. C'était un sanctuaire dans lequel 3 n'était, pour ainsi dire, pas permis d'entrer. toucher à une institution asses puissante pour ao une autre (1)?

(1) An lendemain de la RéYoluiion de 1880, l'école MtytMfcalqn vonlant seconder ce qu'elle considérait comme un progièi, iMida m association qui prit pour devise : Pour ia pairie, la «eiCMOf iC lm§lÊim> Les principaux fondateurs furent MM. Victor de Treoy, LenU^ le|A* néral Gourgaud, Aug. Perdonnet, etc.

Des œuvres diverses dont cette société s'est occupéSy U ne nttoft cette heure que l'institution des cours gratuits pour lee oii?fieiti li 1848, par suite d'un dissentiment, la société se fcinde, et le freeSoi nouvelle prit le nom d'Association philotechnique, dont M. le comte di LAriboissière devint président après M. Perdoonet.

Les deux sociétés sont en pleine vigueur et lean conn ment suivis rendent les plus grands Berrleei à la ]

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Nous rencontrons d'abord l'ordonnance du 25 novembre 1831 qui rappelle toutes les lois, décrets ou ordonnances rendus depuis la loi du 7 vendémiaire an HT, jusqu'à l'ordonnance du 9 janvier i831.

Celle au 25 organise définitivement l'école Polytechnique.

Attributions du ministre de la guerre, un officier général pour commandant, régime militaire, casernes, portant Vépée en sortant en ville, maniement du fusil, exercices deux fois par semaine.

On connaît tous les détails de l'insurrection qui eut lieu au mois de juin au moment de l'enterrement du général Lamarque.

Plusieurs élèves de l'école Polytechnique^ usant du prestige de leur uniforme, y prirent part et motivèrent l'ordonnance du Roi portant licenciement des élèves.

c D'après le compte qui nous a été rendu des graves c désordres auxquels un grand nombre d'élèves de € l'école Polytechnique s'est livré :

i"* < En forçant la consigne de l'école pour aller se c joindre aux séditieux et en prenant part aux actes de c rébellion dont les fauteurs de l'anarchie se sont rendus c coupables ;

2^ c En revenant à deux reprises chercher à séduire c les élèves, qui sont restés fidèles à leur devoir, et c ayant manifesté l'intention de leur enlever les armes^ c que ces derniers ont constamment défendues avec hon* « neur.

€ Sur le rapport, etc., etc. >

L'école Polytechnique fut immédiatement réorganisée;

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ceux qui avaient défendu les armes appartenant à la maison firent de droit partie du nouveau contingent, quiiot complété par de nouvelles admissions.

L'ordonnance du 3 juin 1836 porte acoeptatioa n profit de l'école Polytechnique du don d'une inscriptioo de rente de 215 fr. destinée k récompenser annoeDament le premier élève sortant de l'école Polyteduw|De avec retour aux donateurs au cas desuppresnon de Téb-

L'école Polytechnique fut encore licencée le 17 aoàt 1844. Cinq élèves devaient subir un examen dennt M. Duhamel, directeur des études, pour le passage de II deuxième division à la première. Ces cinq élèves s'y rrfbseront, alléguant qu'il n'était pas régulièrement i

Compte fut immédiatement rendu au général ( dant, qui donna à ces élèves récalcitrants l'ordre de sortir immédiatement de Técole. Une députatioo de I camarades se rendit auprès du général et lui quel était le caractère de cet ordre et s'il impliquait oi renvoi. Sur la réponse affirmative du général, ka élèm lui déclarèrent que l'école tout entière était solidaire de h résistance de ceux que le sort avait désignée pour pasnr les premiers leurs examens et qu'ils sortiraient tous avec les élèves renvoyés. Dans le fait, par la faute de rAcadémisy le ministre de la guerre avait été obligé de visoirement à M. Duhamel les fonctions d'c d'analyse et de mécanique, quoiqu'il fut nommé ( le 25 juillet aux fonctions de directeur des études.

Le ministre de la guerre ne pouvait pas eéder : l'éeoie fut donc licenciée et réorganisée par une

du 30 oclobre 1844, différant peu des précédentes. On y remarque principalement que les élèves non admissibles, faute de places, sont susceptibles, conformément aux articles 3 et 25 de la loi du 24 avril 1832, d'être nommés sous-lieutenants dans les corps de l'armée de terre et de mer, d'être admîi à l'école forestière, ou à suivre les cours oraux d'une des écoles civiles d'application.

Depuis longtemps cette célèbre école est l'objet de l'attention du public. Comme toutes les créations humaines, elle est sujette à la critique, et, avant la Révolution de 1848, beaucoup pensaient que les sciences mathématiques étaient poussées bien au-delà des limites qui renfermaient les besoins du service : on ajoutait que cette surabondance de théories abstraites avait l'inconvénient d'absorber certains esprits au point de les rendre impropres à la pratique. On se plaignait du mode déclassement, qui ne tenait aucun compte des divers genres de capacité des élèves, les lançait trop souvent dans des fonctions pour lesquelles ils n'avaient ni goût ni aptitude. Enfin, on voyait avec peine combien l'éducation littéraire, qui avait fait tant de progrès dans les autres classes de la société, tenait peu de place dans cette école.

Après la critique venaient les conseils. On proposait de maintenir les programmes d'admission existants en y joignant le baccalauréat ès-lettres, en se montrant plus rigoureux pour le dessin , en dégageant le système d'études en général de tout ce qui pouvait être supprimé sans inconvénient.

D'autres allaient plus loin dans leurs attaques ; ils s'ef-

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frayaient des allures indépendantes des élevés, ik Uâmuot ce port de Tépée permis à des jeunes gens qui, povh plupart, travaillaient pour ne pas ëtrenoiUitaires; ils prétendaient qu'en France il y avait trois pouvoirs, le Bti, les Chambres et Pécole Polytechnique. Ils auraient vooIb qu*oo pût la confiner en province, tout en cependant que cette modification était d'anto difficile, parce qu'elle ne progressait que par le des éminents professeurs sortis de son sein, ronnéi pr elle , et ne pouvant pas la suivre. Elle devûl donc, d'après eux, rester à Paris, mais devenir une école smi casernement comme celles de dnût et de médecine, nui autre limite dans le nombre des élèves que celle qui peil être assignée à la voix des professeurs. De là à plaov à Saint-Cyr les prétendants à l'artillerie et au génie, il s'y avait plus qu'un pas.

Tous s'accordaient à dire qu'il était de la phnlwk importance de rechercher un mode de classement qui est pour but de placer chacun dan$ sa spécialité naMriUi.

Qu'auraient produit à cette époque ces rumeurs et w observations inscrites et consignées dans divers militaires? Nous ne pouvons le dire : les 1848 vinrent y couper court; les préoccupations ailleurs.

Après la Révolution,. les élèves de l'école se mirent de suite à la disposition du gpuvernemenl piDvisoire avec ceux d'Alfort et de Saint-Cyr. Ils coopAirent puissamment au rétablissement de l'ordre et fanai nécessairement compris dans le décret du 28 juin, qi déclare que les généraux, tous les corpa de l'armée, les

gardes nationale et mobile ainsi que tous les élèves des écoles ont bien mérité de la patrie.

D'après Tordonnance d'organisation du 30 octobre 1844, les 24 bourses ou 48 demi-bourses accordées annuellement aux élèves admis à Técole Polytechnique n'étaient données qu'à ceux qui se trouvaient placés dans les deux premiers tiers de la liste générale : les bourses étaient même retirées au passage en première division à ceux qui ne remplissaient plus les mêmes conditions qu'à leur entrée.

Par décret du 2 octobre 1848, 54 bourses accordées à l'école Polytechnique furent divisées non d'après le rang, mais d'après les besoins du bénéficiaire. C'est, en effet, la règle qui doit être observée pour l'octroi de ce genre de faveur, avec la réserve cependant que le boursier doit toujours s'en montrer digne, si ce n'est par ses succès, au moins par ses efforts.

Un décret daté du l*' novembre 1865, portant organisation de l'école, ne modifie en rien l'économie de l'organisation intérieure et ne porte, comme celui du 30 novembre 1863, que sur des détails ; seulement celui-ci a l'avantage, ainsi que le dit le Moniteur de l'armée, de réunir en un seul document et sous une même date la réglementation de l'école, au lieu de la laisser éparse dans plusieurs décrets de dates différentes, ce qui n'était pas sans inconvénient, surtout vis-à-vis d'une jeunesse aussi positive, qui ne permet jamais qu'on méconnaisse ses droits ou qu'on les fasse plier devant les nécessités momentanées du service.

Quoique bien sérieuse et livrée à des travaux qui pa-

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raissent ne laisser aucun loisir pour la distraction, cette jeunesse détend son are de temps en temps et redevient enfance : on a déjà entendu parler de la mascarade treditionnelle appelée Bal des fruits secs ou Fêle du temps is pioche, du Bal du point Gamma f point de rencontre de réquateur et de Técliptique), de la fôte traditiannelle appelée c l'Absorption > dans laquelle onct ens, conscrits et antiques se réunissent pour prendre au café Adlandûi leur part d'un banquet. Dans la semaine de No3, vient la fête des Ombres chinoises ; ces ombres sont cdles dei professeurs, officiers et employés de la maison, qui sont les premiers à rire des transformations qu'on leur Ut ainsi subir.

Puis vient une fête plus touchante, celle de Fâedion des président, vice-président et caissier du bureau de bienfaisance.

V Événement du 5 mars 1866 fait mention pkn m mtenso des délassements de Técole Polytechnique.

 l'instar d'autres institutions, les élèves de réoeb Polytechnique de tous les temps ont formé une aanociation de secours pour tous ceux de leurs camarades tombéi dans le besoin. Depuis longtemps, on a exprimé le àéàr de voir les écoles de Saint-Cyr et de La Flèdie nnvra cet exemple.

Nous n'avons à considérer l'école Polytedmiqoe qu'en raison de sa production militaire, les élèves d'artillerie et du génie qu'elle envoie à l'école d'application de Meli^ d'où ils sortent après deux années de cours pour être repartis dans les divers corps de l'arme spéciale qu'ils enl choisie.

Dans le temps des guerres de TEmpire, riofériorité à rÉcole n'était pas du côté militaire; c'étaient les derniors et non les premiers qui étaient tenus de choisir les pont»et*chaussées ou autres carrières civiles ; qu'une parmi époque revienne et le même fait se reproduira. Or, ce n'est là que Texpression naturelle des choses (1).

Au moment où on s'occupe ardemment et avec une certaine inquiétude d'une organisation militaire nouvelle, ^ pouvons-nous nous dire que nous sommes en temps de paix? Il est difficile de se prononcer positivement pour l'affirmative ; mais il n'est pas moins vrai que dans tout ce qui constitue l'éducation militaire actuelle, il faut que rien n'écarte du but véritable, la pratique, non pas la pratique d'instinct, mais la pratique intelligente et d'autant plus fructueusement active qu'elle repose sur des bases théoriques sûres. U faut maintenant être de suite formé pour la guerre ; on n'a plus le temps de l'être par elle. Puis dans tout état, la qualité dominante qui fait vaincre toutes les difficultés, braver la mauvaise fortune et marcher d'un pas résolu et persévérant dans la carrière,

(1) Noas avons pu faire le calcul da classement moyen des élèves sortant dans le corps da génie depuis 1807, époque à laquelle on a seulement commencé à classer les élèves par ordre de mérite sans avoir égard à la carrière qu*ils devaient embrasser.

De 1807 à 1814 (inclusivement) le classement moyen des élèves du génie se maintient au quart de la liste générale : de 1815 à 1880, un peu au dessous du tiers : de 1830 à 1848, un peu au-dessus de la moitié : de 1848 & 1866, quelques numéros plus élevés que le précédent. Mais si noua ne calculons que sur les cinq dernières années, le classement baisse considérablement et se retrouve au-dessous de la moitié. Ainsi le classement moyen prouve que sous l'Empire la carrière militaire était en faveur et que les époques où elle a été le moins demandée sont sons le règne de Louis- Philippe et dans les cinq dernières années de 1863 à 1866. Sous Tempire des mêmes idées, le classement de Tartillerie est comparativement inférieur au premier.

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