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LIVRE TROISIÈllB 98f

28 juillet 1860, relatifs aux écoles préparatoire et complémentaire du corps de santé militaire.

Ce décret, en VII titres et 53 articles, règle tout ce qui concerne l'admission des élèves, le personnel de Técole, rinstruction, le régime, la police et la discipline, Tadministration et la comptabilité. Le régime adopté est entièrement militaire : les élèves médecins sont répartis en quatre divisions commandées par des gradés élèves portant les insignes de sergentHmajor, de sergent-fourrier et de sergent.

La division des pharmaciens ne compte qu'un seul gradé.

La pension est de 1,000 fir., quand les élèves ne peu» vent pas prouver l'insuffisance de leurs moyens.

Les cours sont de quatre années pour les élèves médecins, et de trois pour les élèves pharmaciens.

L'une des conditions principales d'admission est de souscrire un engagement de service dans le corps de santé militaire pendant dix ans, à compter de l'achèvement des études préparatoires et complémentaires.

L'engagement régulier au service militaire est exigé des élèves ayant obtenu le dégrèvement intégral ou partiel du prix de la pension et du trousseau.

Tout élève du service de santé militaire reçu docteur ou pharmacien de l'^ classe est admis de plein droit à l'école d'application de médecine et de pharmacie militaires, et, sur le vu de son certificat d'aptitude, le directeur de récole du service de santé est autorisé à lui faire délivrer immédiatement une feuille de route pour cette destination.

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Quand on suit avec soin et avec attention tous les détaik de ces décrets et ordonnances, on ne s'étonne pins que k matériel et le service en général de nos ambuknoes aient servi de modèles à la plupart des armées étrangères. Il faut dire et répéter bien haut que ce service a éié et est encore l'objet de la constante sollicitude du gouvemaoMDt français.

Les hommes de Tart sont gàiéralement d'aooord sur h nécessité d'ajouter aux cours habitueb des écoles nuitaires celui d'hygiène pour tous les cas exceptionnels qé peuvent se rencontrer en campagne. Tout en se saimgardant eux-mêmes des fâcheuses influences atmospiiiriques ou autres causes qui viennent inutilement s'ijoalor aux dangers du champ de bataille, TofiBcler poumil» ainsi instruit et préparé d'avance, veiller d'une manièn intelligente sur la santé de ses soldats.

L'hygiène est l'art de conserver la santé et de fMnnir les maladies. Elle est basée sur la connaissance ses qui produisent une influence utile ou l'économie animale. En ajoutant à l'hygiène réfMthète de militaire, on lui donne pour but principal la oonswation de la santé des troupes.

La connaissance des préceptes généraux i suivre pov la conservation de la santé est au moins aussi in^NMtante pour l'officier que la tactique elle-même.

L'utilité d'attacher à chaque école militaire un médem chargé d'enseigner l'hygiène militaire a déjà été traités par le chevalier de Kirchoff.

L'opinion du docteur Baudens sfi trouve nettement indiquée dans ses souvenirs d'une mission médicale à rannée

UVR£ TROISIÈME

d'Orient : c Si les élèves de Saiot-Cyr consacraieDt douze c heures à écouter douze leçons d'hygiène» ils apporto^ c raient à l'armée quelques principes d'Une science dont c les soldats eux-mêmes sentiraient bien vite Theureiise c influence; les conseils des médecins seraient mieux c écoutés et les dangers d'épidémie auxquels Tannée est c sans cesse exposée» seraient bien plus souvent con- « jurés. »

Le vœu de l'habile praticien pourrait être d'autant plus facilement exaucé que les médecins dioins» attachés à l'école militaire de Saint-Cyr» seraient nécessairement chargés de cet enseignement spécial auquel, du reste» on a déjà pensé.

Après ces détails sur le service de santé militaire» nous parlerons de la science qui sert à développer toutes les forces du corps humain et apprend à les doubler en y joignant l'adresse; nous voulons dire la gymnastique.

L'école normale a été établie dans le fort de la Faisanderie» situé à une des extrémités du polygone de Vincennes et à quelques minutes de Joinville-le-Pont; les machines sont montées dans les coura du fort.

Il y a deux cours par année; le premier» du commencement de février à la fin de juillet; le deuxième» d'août à janvier.

Chaque régiment envoie tous les six mois soit un sousofficier, soit un caporal; seize officiers d'in&nterie sont détachés à l'école et suivent les deux coura pour être ensuite successivement remplacés par d'autres.

Ils sont destinés à diriger cette partie de l'instruction après leur retour au corps et ont pour ooopérateun et

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subordonnés les sous-officiers et caporanx moniteors qui ont suivi les cours de l'école.

Les sou&-officiers sont logés dans le fort ; un seul officier est tenu d'y résider pour remplir les fonctions d'adjudant-major.

L'école est commandée par un chef de bafailkm qoi i sous ses ordres un capitaine professeur de chant, deos sous-lieutenants professeurs de gymnastique et plumon sous-officiers et caporaux monitrars.

Ces professeurs sont remplacés & peu près tous la deux ans par d'anciens élèves ayant obtenu hs prenûen prix.

L'instruction comprend : la gymnaitique, le dkotf (méthode Galin-Paris-Chevé), reœerdce à la baîomieBe. r escrime au fleuret^ la manœuvre du canon, la natatm^ la manœuvre des rames et de la chahupe aie tir à le cible.

Ces cours sont obligatoires; les cours fiicultatifr sont : la danse, V escrime au sabre et Feœercice de la canne et du bâton.

Un cours d'anatomie appliquée à la gymnastique est frit deux fois par semaine par le médecin attaché à Técole, et tous les samedis les officiers se rendent au quartier d'artillerie, à Vincennes, pour prendre des legcms d'éqdtation.

Pour la natation, la méthode du colond d'Argy, ancien commandant de l'école, est restée en vigueur. On coodie les hommes sur des bancs ou des tables et on leur 6i( exécuter dans cette position tous les mouvements propres à soutenir le corps dans l'eau.

UYAE TMIÊtÈim WÊÊ

La transmissîoQ de cette instruction dans les régiments peut produire les meilleurs résultats à tous les points de vue; elle réagit sur le moral du soldat eu lui donnant beaucoup d'agilité, elle lut enseigne surtout à ne faire aucune dépense inutile de sa force musculaire dont remploi intelligent et certain peut devenir si précieux en temps de guerre.

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