CHAPITRE IV
Sommaire. ^ École d'applicatioD. — École d*applieaftioii d'éUUn^or depuis 1880; statistique du corps d'état-major depnia •• ertatkna en 1818. — Dépôt général de la guerre; son organisation; la cote de France; travaux des officiers d'étal-m^or fiui y sont wXtÊàk. —Bibliothèques militaires.— Académies militaires. — École de » ▼alerie depuis 1880; son organisation. — École d'applicatioB di Metz pour les corps de l'artillerie et du génie. — AdminietnliaBailitaire; son recrutement; intendants et officiers d'à ~ Kcole de tir. — Camps d'instruction.
Depuis l'année 1825, Técole d'application d'étatnnjff avait versé dans les rangs de l'armée un grand noobie de jeunes officiers capables dont les travaux topqgnplBques ne laissaient rien à désirer. On pensa donc qall y avait double emploi dans l'existence des corps d'état-o»jor et des ingénieurs-géographes. L'ordonnance dn An Louis-Philippe, en date du 22 février 1831, réunit définitivement le second au premier.
Ainsi fut supprimé celui des ingénieurs-géognpIieB» dont l'existence datait du règne de Louis XIII. (Prem^ période^ livre IL chap. iv. page 214).
L'ordonnance du 23 février 1833 vint apporter des modifications assez graves sur la situation des élèves et des officiers du corps d'élat-major, qui devait se composer désormais de 30 colonels, 30 lieutenants-cokDds, 100 chefs d'escadrons^ 300 capitaines et 100 lieutenants; le cadre était alimenté par 50 sous-liwtenants élèves de
toutes armes en activité dans les corps, d'élëves de Técole Polytechnique et de Técole spéciale militaire < On doonait en outre la faculté aux officiers de toutes armes du grade de capitaine et au-dessous, remplissant toutes les conditions de Texamen de sortie de l'école d'appliaition, de permuter avec les officiers d'étatHSiajor de leur grade en prenant le rang de celui qui sortait.
Les lieutenants d'état-major étaient détadiés comme officiers à la suite, deux ans dans Tinfanterie, puis deux ans dans la cavalerie. Après quatre ans de service, ils pouvaient être envoyés à la suite, pendant une autre an^ née, dans les régiments d'artillerie ou du génie.
D'après une déciûon du 23 novembre 1861, le stage commence par la cavalerie.
Les officiers détachés dans les corps conservent maintenant leur uniforme.
Sur les 50 sou&-lieutenants élèves, 23 étaient annuellement remplacés et pris, savoir :
Trois parmi les élèves de l'école polytechnique d'après les règles établies pour les autres services publics;
Vingt-deux parmi les 30 premiers élèves de l'école spéciale militaire et parmi 30 sous-lieu tenants en activité, qui, ayant au moins un an de grade, et ne dépassant pas vingt-cinq ans d'âge, se destinaient à l'état-major.
Le décret du 24 avril 1858 vint décider qu'à l'avenir le ministre de la guerre déterminerait, chaque année, le chiffre des élèves devant être admis à l'école d'application d'état-major ainsi que le nombre des élèves de l'école Polytechnique qui seraient compris dans ces admissions.
368 msTiTirnoNS d'éddcatioii miutaieb
L'officier d'état-major doit joindre aux qnaUtéa d'an officier d'infanterie distingué les connaissances militaires les plus étendues» connaître le service et l'emploi de toutes les armes, les règles à suivre dans le diaiz des positions, dans la conduite des colonnes, dans romertnre des marches, les principes de la fortificatiiMi de campaps, en un mot, la tactique et la strat^e dans toutes kns applications à l'attaque et à la défense. U dmt avw h rédaction des mémoires et le desnn faciles, une aantf robuste et être excellent cavalier, en somme la pere^tim rapide^ un esprit développé et de la discrétion.
Combien de fois n'est-il pas arrivé que l'<^ficier d'élatmajor envoyé par son général pour porter un ordre iaportant a trouvé la situation changée et en désaond complet avec sa mission, dont il a dû modifier immédiil^ ment les termes?
Les études de la deuxième division comprennent h géométrie appliquée, [Théorie, traoatm graphiques, keer de machines) ; cosmographie (Théorie^ travavuD ^rq^Mques); topographie (Théorie, traoauœ grapkiqiÊês); artillerie {Théorie); fortification (Théorie, travasÊmgrO' phiqties, mémoires et notices); art militaire {Théorie, mémoires) ; manœuvres; allemand; dessin; ëquitationet connaissance du cheval; escrime.
Les études de la première division sont à pea près ks mêmes que celles de la seconde, si ce n'est qo'eUes s'j complètent ; on y ajoute l'étude de la géodésie^ de k géographie et statistique, de l'administration et de la légîdition militaire.
Une décision ministérielle du 15 avril 18S5 a élaUi
un règlement définitif sar le service intérieur et i^ftdininistration de Técole impériale d'applicatiôld d'6tàt-4nÉJcfi^.
Nous renvoyons pour tons les détails an Manuel règle-mentaire édité en 1864 par M. Dumaine.
Avant la création de l'école de Saint-Gyr, l'école d'é^ tat-Hnajor a formé 43 officiers, et de(^is, 1 ,059 donnant un total de 1,075.
L*annuaire de 1866 porte Teffectif du Wrps d'étatmajor à 35 colonels, 35 lieutenants-colonels, 110 éMh de bataillon, 150 capitaines de première classe, 147 de seconde, 99 lieutenants, et 38 élèves, doddant ofn total de 614 officiers ou élèves.
Sur les 1 ,075 officiers d'état-major, on compte 55 généraux de division, intendants généraux, généraux de brigade et intendants, 47 colonels^ Iteotenants-cdonels, intendants de première et seconde classe, 57 chefs d'escadrons.
Si maintenant nous recherchons une moyenne pour savoir quel est le sort, en 1866, des officiers du corps d'état-major ayant au moins 30 années de service, nous la trouverons dans les promotions de Saint-Cyr ou d'autres provenances faites depuis 18^ jusqu'en 1835.
Ces officiers sont auiiombre de 299 dont, comme nous venons de le dire, 55 généraux ou intendants, 47 colonels, lieutenants -colonels ou sous-intendants et 57 chefs d'escadron.
Ils sont arrivés au généralat dans le rapport de 1 à 5.43 , au grade de colonel ou lieutenant-colonel daùs le rapport de 1 à 6,36, au gradé de chef d'escafdron dans
le rapport de 1 à 5.24.