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tout ce qu'elle aurait puisé de profitable à son instructùm. Elle mettrait au concours des questions de métier ^ Hwre» rait à une publicité enviable les meilleurs mémdires qui lui seraient adressés, et entretiendrait ainsi leeuUestUutaire de Vétude, base des conceptions des grands capttaines. (1.)
C'est ainsi que nous comprenons que peut exnler en France une académie militaire; elle doit être éldilie au centre du Dépôt de la gueh^ [sous la direction du dief et la surveillance suprême du ministre.
Nous avons parlé des différentes phases par lesquelles l'école de cavalerie a passé jusqu'à la révolution de 1880» qui y produit peu d'émotion.
\je général Oudinot, qui la commandait, crut devoir résigner ses fonctions : mais il en accepta Tinspeetion du maréchal Gérard, qui ne pouvait pas choisir un offi(»er plus compétent et plus habile.
Rien ne fut changé dans l'organisation de l'école de cavalerie. Seulement il s'éleva une assez vive polémique entre les généraux de la Roche-Aymon et de Préval au sujet des élèves sous-officiers instructeurs. Le premier exposait que ces sous-officiers instructeurs formaient une école succursale de Saint-Cyr, constituant dans les cadres de l'armée une classe de privilégiés dont l'arrivée dans le corps, avec le grade de sous-officiers, sans avo'u* passé sous l'étendard régimentaire, soulevait de graves méoon* tentements et rompait la chaîne des pouvoirs qui s'étend du colonel au soldat.
(1) Quelques réflexions iur Vorgonisation de Varmée tuédmse^ prtteotées aux amis de la patrie, |^r G.(£« nmf^rFerdfÊÊmd de tm Oém^.)
380 1NST1IUTI0N8 d'éducation MILITAIRE
Le second répondait que les écoles ont nalnrenenient le privilège de posséder des moyens d'instnidion et d'i»surer des récompenses à ceux qui ont Tambition du travail et que, d'ailleurs, tous pouvaient y préiœdre.
En tous cas, on ne pouvait nier qu'un cadre de cavaliers ne fut indispensable. On finit cependant par renonor à ce mode de recrutement de Técole.
Le décret du 17 octobre 1880 avait porté réorgnûstion de l'école de cavalerie. Mais les disporilkma en fiirent modifiées par l'ordonnance du 90 mai 1800, surimt en ce qui concerne les élèves cavaliers dont eUesiiilDriBi l'admission.
Depuis 1825, la constitution de l'école avait subi dei changements, mais les conditions de son eofieignenent étaient restées les mêmes. Les officiers de cavalerie, cd sortant de Saumur, devenaient des instructeurs d^aolant plus habiles qu'ils avaient eux-mêmes pratiqué avec plus de perfection ce qu'ils devaient enseigner.
Mais une des premières conditions de aucoèe eensulB en ce que les officiers les plus aptes à profiter de l'eMBH gnement se présentent d'eux^^mèmes. Or, il aivût frlh m nommer plusieurs d'office. Cette ntuatioD ragreltable attira l'attention du ministre ; on en rediercha les eanm» et il apparut que la principale était la longueur des eoon éloignant les officiers de leurs corps pendanC prte de deos années et pouvant leur nuire au point de vue deTavaD* cément. On réduisit donc la durée du stage à doo» nob; on ne comprit que des lieutenants dans Iv 1*" diwsita d'études, la 2* division fut formée d'élëvea de Saint- Cyr ayant passé d^ un an dans leur régimeQl.
UVAB TMiaiÈMB 9tl
Ainsi, chaque régiment envoie à Saïunur des maréchaux de logis en qualité de soas-K>ffieiers înstniclears^ et un brigadier que le colonel doit Dommer inaréâial de logis à son retour au corps et après son instruction faite.
L'ordonnance autorise Tadattsuon de c^ynikitB éib* ves et fixe le mode et les conditions de leur engagement.
Cinq divisions : la première, de lieiftenants^strue^ teurs; la seconde, de sous-lieutenants d'instruction ; h troisième et la quatrième, de sous-oiBciers et de brigadiers élèves instructeurs ; la cinquième » de cavaUers élèves.
Des avantages pour l'avancement sont faits à tous , principalement à ceux qui, à la fin du cours, sont classés en tête.
Les cours comprennent : l"* l'enseignement théorique et pratique de l'ordonnance sur l'exercice et les évohh tiens de la cavalerie. Chaque officier, après avoir nuH nœuvré dans les rangs, devient à son tour instructeur ; ^ le cours d'hippologie et celui d'équitation ; S"" l'étude de lordonnance sur le service en campagne avec dévelop* pement d'art et d'histoire militaires.
Le programme d'études pour les sous-ofBcîers instru^ teurs est le même que pour les officiers; on se conforme néanmoins à l'éducation première et à l'intelligenoe des élèves.
Le programme pour les sous-officiers élèves est un peu plus élémentaire.
Les élèves maréchaux-ferrants sont occupés à l'élude
882 iRSTinmoiis d'émicaikni miutairb
théorique de la maréchallerie et même aux chirui|;icaleB qui s'y rattadient eaaentidleiDent.
Les élèves arçonniers sont initiés i tous les détaibqm concerne leur état.
Le haras d'études comprend un étalon pur sang un étalon pur sang anglais, et douie à quime de races perfectionnées.
L'école de dressage est sous la direction de Técoyer m chef; tous les élèves de l'école conooarent au dreesugeda jeunes chevaux. Les élèves vétérinaires, ayant satisflût aux examens à leur sortie des écoles de Toidoass, de Lyon et d'Alfort, sont envoyés & l'école de cavalerie poory faire un stage de six mois à un an avant d'être dirigés sor les corps de cavalerie.
La salle des modèles, la bibliothèque et le jardin botanique offrent de précieux moyens d'instruction.
Quant à l'art de l'équitation , tous les élèves, qœb qu'ils soient, sont remis aux premiers principes pour ver successivement aux dernières diflScultés.
Quant au système d'instruction, il est fixé par les mes de l'ordonnance de 1864, arrêtée d'après le travail du commandant Boni.
Les carrousels et les courses apportent annnelleaHBl la preuve de la science progressive de nos offideM instruits dans l'art de l'équitation par M. le lieutenant-oobnel l'Hotte, auquel n'est étranger aucun des exeraees des cavaliers de toutes armes.
La situation topographique et la disposition des faftiments de l'école de Saumur ne laissent rien à désirer.
Nons avons dit successivement,' smt dans la prendre
LITaB TROISIÈME 985
période^ soit dans la seconde, quelles avaient été les écoles decavaleriedeM.deChoiseal,del764àl783;--»de$ai]mur, de 1783 à 1790 ; — de Versailles, de Lunéville et d'Angers, de Saint-Germain, de 1 809 à 1814 ; — de Saumur, del814à 1822; —deVersailIes, del822àl824,~ et enfin de Saumur, de 1824 à 1867.
Cette école d'application passe, à juste titre* pour la meilleure de l'Europe, et un grand nombre d'officiers généraux et supérieurs s'honorent d'y avoir puisé Tins^ truction qui les a placés au premier rang dans Tannée. Le rôle de la cavalerie pourra être changé sous quelques rapports , mais quelles que soient les modificatioDS apportées à l'art de la guerre par suite des inventions modernes, cette arme sera toujours d'une incontestable utilité dans la plupart des circonstances de guerre.
Le 5 juin 1831, parut une ordonnance du Roi portant règlement général pour Técole d'application de l'artillerie et du génie. Elle rappelle : l"" l'arrêté du 12 vendémiaire an XI (4 octobre 1802); 2" le règlement général du 26 mars 1807; 3' l'ordonnance du 8 août 1821; 4"* l'ordonnance du 12 mars 1823.
Cette école est spécialement destinée aux élèves de Técole Polytechnique ayant achevé leurs cours et désignés par leur classement pour entrer dans l'artillerie et le génie.
Le personnel se compose d'un général de brigade pris alternativement dans les deux armes, d'un colonel ou lieutenant-colonel n'appartenant pas à la même que le commandant en chef, d'un chef d'escadron d'artillerie et d'un chef de bataillon du génie, de 6 capitaines, 3 d'ar-
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lillerieet 3 da génie, d'un chirur|^ militaire et de les proresseun pour les eours exigés par le progiinmie.
Les brevets d'admisnon sont datés du meb de déoesH bre, et rentrée des sous-lieutenante éUnrea est filée se 28 janvier.
Leur uniforme se compose d'un haUt avec peiemoBlik revers et collet bleu, passepoii et doublure rauge^ gibtet pantalons bleus» bottines noires, épaulettea d'cMr^ bootoos jaunes timbrés d'un canon et d'une cuirasse, re£qgole bleue pour la petite tenue.
Le jury, pour le passage de 3* en 1"* divisien, m compose du commandant en chef, du second directeur des études, des deux cfade d'( et de bataillon, et de trois profiBSseurs.
Le jury de sortie se compose d'un général de it pris alternativement dans les deux coi^, deA générfeos de brigade du génie et de l'artillerie, de 2 rieurs du génie et de l'artillerie examinatean» d'i minateur civil sur les sdences physique» et tiques appliquées à l'artillerie et au génie* Ce jny commence ses séances à Melx le 1* janvier de année.
Les eours embrassent l'art militaire, le passagère, la castramétation , la eonstmetioil des pSfH militaires, la construction des machines, la cfaimieei k physique dans leurs applicatioas aux coon Tarchitecture et les constructions militairee, m la poussée des terres et des voûtes et sur k des matériaux, la balistique, le cours et la prefliièrapir^ tie du projet de fortification perunnettle^ Patteqn et k
défense des places^ la géodésie, la topographie et ie dessin» la langue allemande, les exercices et manœuvres d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie, ainsi que les travaux pratiques des deux armes, Téquitation et Thippiatrique. Cet enseignement est le même pour les élèves des deux armes.
L'instruction spéciale pour le génie comprend la deuxième partie du projet de fortification permanente, le projet d'amélioration d'une place de guerre et le complément des mines.
L'instruction spéciale pour l'artillerie comprend la nomenclature raisonnée et les levés du matériel de Tartillerie, le tracé raisonné des bouches à feu et voitures.
Le gros des occupations consiste à dessiner. Les cours que nous venons d'énumérer se font le matin, et de midi à cinq heures les élèves dessinent des projets soit de fortification, soit de constructions.
Les élèves-ofiiciers doivent apprendre la théorie jusqu'à l'école de bataillon inclusivement.
Pendant six semaines ils exécutent des manœuvres de détail sous le commandement de leurs officiers ou de sousofficiers instructeurs d'infanterie. Pour assister à tous ces exercices, les élèves remplaçaient autrefois leurs épaulettes par d'autres en laine rouge ; ils se contentent maintenant de les ôter. Pendant le même temps ont lieu les manœuvres du canon ; les élèves vont au polygone avec des fusils et s'exercent à toutes les sortes de tir. Ils traversent la ville en allant et revenant comme une troupe d'infanterie, et, au retour, les capitaines de service font exécuter Técole de peloton avant de rompre les rangs. L'équitation est enseignée militairement pendant la ma-
386 iNSTmmoiis d'Cducatioii muTAiBB
jeure partie de l'année. Les élèves vont an manège I tmrde rôle au nombre de 30 à la fois. Oninriste beaucoup mr ks levés topographiques et ceux de bâtiments et de tanin. On envoie aussi des élèves en mission pour qn*ils exécutent des levés d'uâne ou des levés à vue.
On ne néglige donc rien pour eompléter dm les Am des deux armes spéciales de Tartillerie et da génie toot ce qui concerne la pratique et la théorie scâentifiqnes. Mû rhabitude du commandement, la science de fiure voir de» pelotons et des bataillons» les manoeuvras et ( cices militaires ne paraissent être considérés que des accessoires d'une médiocre importance. Il est de notoriété élémentaire qu'on ne peut commander avee socces qu'après avoir longtemps exécuté dans le rang.
L'empereur Napoléon n'a jamais permis que la scienoe théorique et la pratique militaire Aissent s^Murées.
Les élèves de l'école de Metz sont casernes dans hs bâtiments militaires de Saint-Amould, deux par dianbre; ils mangent^en ville par tables de dix clies différarts restaurateurs et sont tenus de rentrer au quartier i( heures du soir. Le matin, avant Fouverture < on fait l'appel des élèves dans la cour. En sonuDe^ ib ae deviennent vraiment militaires qu'au régioient. B estiacontestable que, sous ce rapport» il y aurait avanlags i recevoir à l'école d'application des âèves dont Vé militaire serait terminée. Maisseraient-ib ai parés à l'enseignement spécial de Tartillerie et du | A cette objection on pourrait peut-être répondre que réoob spéciale forme des ofiBciers du corps d'état-major etqoe les élèves de l'école Polytechnique, admis à réooled'appli-
UVRE TROlSifcliB 387
cation (le ce corps^ne s'y trouvent pas toujours classés les premiers.
Que fera-t-on du génie dans la guerre nouvelle? Le sîége de Sébastopol sera probablement le dernier; la fortification permanente, hors certains cas, perdra son im« portance. Mais l'attaque et la défense des places ne sont pas toute la mission du génie ; la question de la communication des armées, de la reconstruction des voies ferrées, de la destruction des communications de Tennemi et des ponts, leurs réparations quand on peut s'en servir, etc., restera toujours. Dans beaucoup d'occasions, l'officier du génie sera appelé à improviser tout ce qui intéresse l'armée; sa mission peut devenir illimitée; il faudra plutôt un homme universel qu'un homme spécial, et qu'il ait enfin, comme le célèbre Ckmté, toutes les setences dans la tête et tous les arts dans la main. C'est du reste ainsi qu'on considérait autrefois la mission de l'arme du génie (1). Ne serait-il pas nécessaire de réunir ces
(1) Corps du génie ( engins, machines de guerre, iii^eiiûi). Les mineurs ou minours, les picieurs, les fossiers, charpentiers et autres ouvriers militaires ayaient pour chefs des engigneurs, engignonrsou maîtres d'engins et au-dessus le sire des engigneurs sous les ordres du grand mettre des arbalestriers. Delà le nom d'ingénieurs donné aux hommes qui se youaient aux travaux des places ou des sièges, lis ont été divisés en intendants, commissaires et directeurs des fortifications, sousdirecteurs ou ingénieurs, ingénieurs du Roi et officiers dn génie. On créa un inspecteur général.
L'état des ingénieurs porte, dés 1552, un surintendant des fortifications. Serré, Sully, de Bethune, Abel Servien, Sublet-Desnoyers, le Tellier et Louvois remplirent ces fonctions. Glerville et Vauban furent commissaires généraux des fortifications. En 1698, 1715 et 1748, Lepelletier, de Souze et le maréchal d'Asfeld furent les directeurs généraux. Depuis, le corps du génie ayant, comme l'artillerie, un chef pris dans son sein, se trouva compris dans les attributions dn ministre de la guerre. Le génie et l'artillerie, de 1670 à 1798, furent plusieurs fois réunis et séparés. [Journal des sciencei militaires.)
388 msTiTUTions d'éoix^ation miutairb
deux armes comme elles Tétaient autrrfcns. Au lieu de se prêter un mutuel concours^ ne sont-dles pas qaekjoflfins rivales?
La séparation effective des deux corps n'amëne-t-elle pas souvent des lenteurs dans la solution de quelques questions graves en cas de ûége ou lorsqu'il s'af^tdcB moyens d'attaque ou de défense? S'il n'y avait qu'un seul comité d'artillerie ou du géme, c'est-à-dire qu'un asol faisceau de lumières, toutes ces questions ne se résoudraient-elles pas plus promptement et plus fractneossment en évitant ainsi des controverses et des confâranoeB mixtes?
Nous sommes dans un temps de rénovation ; les propositions qui auraient paru bizarres et excentriques il y a seulement quelques mois, sont discutées dans les centras les plus élevés. Cependant nous nous arrèliHis, de peur qu'on ne nous adresse ce mot d'Apelle : c Ne sutar fdiri crepidam! »
L'administration militaire française se Astiogue Amnemment de toutes les autres par son recrutement, c Ge qui « existe aujourd'hui, dit M. l'intendant général inspecteur < Darricau, c'est l'œuvre continue et progresâve de cette € longue période d'expérimentation qui date despremièieB € années de la Révolution. »
Ainsi, à l'intérieur pendant la paix^ à l'extérieur pendant la guerre, en marche et bien loin de h patrie, cetts source de recrutement n'est jamais tarie.
Cette administration est partagée en deox grandes £visions. La première, qui comprend la direction et le contrôle des services administratifs, est confiée au corps de
rintendance militaire qui agit toujours avec la délégation directe de Tautorité ministérielle.
La deuxième, qui compreod les nombreux agents des services administratifs, est confiée à plusieurs personnes qui opèrent sous les ordres directs de l'intendance mililabe.
Le corps de Tintendance a une hiérarchie de six grades : adjoints de première et seconde classe, sous-intendants de première et de seconde classe, intendants divisionnaires, intendants généraux.
Le point de départ, qui devrait être le seul, est le grade de capitaine après dix à douze années de services, et, pour condition d'admission, la capacité du candidat reconnue, non pas seulement dans un examen, mais dans un concours auquel sont appelés les capitaines de toutes armes : génie, artillerie, état-major, infanterie, cavalerie.
Ces concours sont basés sur des programmes qui exigent des connaissances d'administration très-sérieuses et une instruction générale très-développée.
Le corps des agents comptables a également une hiérarchie de six grades : élèves d'administration, adjudants en premier et en second , officiers comptables de première et de deuxième classe , officiers principaux.
Ce corps se recrute parmi les sous-officiers de l'armée pour les grades d'élèves d'administration, et, pour tous les autres avancements, dans les rangs de sa propre hiérarchie.
Quant aux conditions d'admission, on exige des notions d'administration et une éducation générale très-
390 INSTITUTIONS d'ÉDUGATIOII MIUTÀIIIE
élémentaire. (Disoours de M. Darricau au Corps légishtif, 14 juin 1865 (1).
L'ordonnance du 23 février 1 838 porte que, pour obtenir la position d'adjudant auxiliaire, il faudra afmr dam campagnes de guerre et être proposé pour ravanoement, ou avoir servi deux ans comme commis entretenu dans ks bureaux de Tintendance militaire.
Le décret du 1^ décembre 1862 sur le recrutenwDt, l'organisation et les fonctions des élèves d'adminiatratioa des hôpitaux militaires, de rhabillement et du campeaNOl, des subsistances militaires, des bureaux de rintendaDoe ad* litaire, du service de la justice militaire, porte queœs euididats seront des sous-ofBciers qui feront un sumuméraritt administratif dans les établissements et lea bureaux de l'administration, devant avoir au nmns un an de gnde et moins de trente ans, ne pas être marié et avoir été propaié dans son corps à l'inspection générale pour rempkn fféàm.
D'après cette ordonnance, ils reçoivent le titre de eoni*^ officiers stagiaires, et, après avoir suivi pendant aanf mois des cours dans un établissement du service auquel ib sont destinés et subi un examen, ils sont nomoiés Stnm d'administration.
(1) Sons rancienne légùlation et jusqu'en iSIS, les eommii dM bi- 'reaux des administrations militaires ( commissariat dea goiffBs^ imn» tion aux revues, intendance militaire) étaient an choix exolmif dae» administrateurs qui devaient les prendre parmi lea individiit da roidn civil, attendu qu'il leur était pémaUmwt interdit d'avoir dvw lin bureaux des militaires en activité de service ou qui n'avaient paa ntth fait à la loi de recrutement Cet état da cbosea étadt Tofelal da ooiil> nuelles réclamations, les commis se plaignaient da n'avoir pas «M carrière certaine, et les administrateur! d'avoir leur sarviee da bdién compromis faute de commis, surtout dans lea eiroonatanaai df flasm* En 1888, on crut devoir remédier au mal en créant SB9 oonuals tHilaires.
L'armée est donc TorigiDe commune de ces deux grandes divisions de l'armée, formant deux corps dbtincts et profondément séparés.
Pour l'admission dans la section des commis aux écritures des bureaux de l'intendance militaire, on n'admet à concourir que les jeunes gens en mesure de contracter un engagement, ou les hommes appartenant à la deuxième portion du contingent (réserve). Ils doivent avoir une bonne écriture courante, connaître l'orthographe et les principes généraux de la grammaire, les quatre règles de l'arithmétique, les fractions ordinaires et décimales et enfin le système métrique.
Les jeunes gens admis sont employés dans les bureaux des fonctionnaires de l'intendance. Le cadre de la section comprend des caporaux et des sergents dans la proportion du tiers et du sixième de l'effectif. Les sergents sont susceptibles de devenir officiers d'administration tant dans les bureaux de l'intendance militaire que dans les autres services administratifs.
Pourquoi ne pas alimenter le corps de l'intendance par les élèves des écoles militaires aussitôt après leur sortie?
c Parce qu'il est nécessaire, dit M. l'intendant général a Darricau, parce qu'il est bon, parce qu'il est utile que
< ces fonctionnaires qui, par la nature spéciale de leur <i mandat, seront, dès le premier jour de leur admission
< dans l'administration, en contact journalier et aux pri-
< ses avec les intérêts individuels, lesquels sont toujours « opposés aux intérêts du trésor que ces fonctionnaires a dcîvent défendre , il est utile que ces fonctionDairas
382 INSTITUTIONS d'éducatioii MiunifŒ
€ aient, des leur entrée, avec Tattitude du grade» l'haï»c tude du commandement, une expérience aases pande c de la vie militaire, autant que pomble rhabitude de h c guerre, une instruction générale étendue» mais surtout c qu'Usaient pu faire apprécier, pendant les cfix années c de carrière militaire, les sentiments déloyauté» dedffi- € catesse que donne seule une bonne éducation^ que h c carrière des armes fortifie et que, plus tard, reqwitde € corps saura maintenir toujours pors, foiqoars in- < tacts (i). »
Sous TEmpire, la Restauration et le gouvernement de Juillet, jusqu'à la formation des chasseurs à pied, on sToecupait peu des exercices du tir. Chaque année on eertarn nombre de cartouches à balle était alhmé à cèaque répment, et les soldats revenaient de ces exerdoes sans aucune donnée précise qm rendit leur feu dangereux pour Tennemi. Les résultats étaient donc inrignifianis et oo s'en préoccupait peu.
Mais lorsque les chasseurs eurent reçu des amns de précision et que chaque homme faisant partie de ce nouveau corps, dût savoir s'en servir, calculer sa distance et tirer individuellement sur l'ennemi, on s'apergut enfin que cet exercice demandait à être régularisé eC fanpoeé aux récents d'infanterie.
(1) Gonsolteryaabesoia^ le remarquable diBconn qna IL L
général inspecteur Darricau, conseiller d'État, aprononeé dani la aéues du Corps législatif du 14 juin 1865, en téponm aoz *"^t!tiim de M. Guéroult, soutenant les prétentions des comptablaa de U gnant qui demandaient : /mf^^eneffliiee dans la hiérarchie ai ia diréeUaadt leurs propres services^augmêntaliùnd'allnbulùuut ai par miêa mm «v* meniatùm dans les grades de leur hiérardkia. — ( Tifpogmpkia koucke et 0, 18, quai Voltaire.)
jr LIVRE TROlSIÈliE 393
Une école de tir fut donc, à titre d'essai, installée à Vincennes, et seuls, les bataillons de ebasseiira y détachèreut chacun un officier, un sous-oflficier et 10 homines.
En 1842^ le maréchal Soult, appréciant les résultats donnés depuis deux années par cette création, donna la surveillance du tir au général Rostolan et ordonna que les régiments d'infanterie envoyassent des détachements choisis avec soin pour y puiser des connaissances aussi complètes que possible sur le tir et l'appréciation des dis*tances, sur la fabrication des armes portatives el sur to confection des munitions de guerre, sur lamancewre des pièces de campagne, sur le tracé et le profilement des ouvrages, sur laconfection des fours et sur lagymnaOique.
On se décida bientôt à tlonner à cette instruction une plus grande extension, et le ministre fit paraître, en 1845, deux décisions spécifiant qu'une école normale de tir serait établie à Yincennes et aurait pour annexes trois écoles secondaires à Toulouse, à Grenoble et Saint-Omer ; que chaque corps d'infanterie aurait une école régimentaire de tir , composée d'un capitaine instructeur pour tout le régiment, d'un lieutenant instructeur par bataillon, d'un sousH)fficier par compagnie ; qu'enfin les écoles de tir seraient mises sous la surveillance d'un inspecteur général permanent du tir, ayant sous ses ordres un général et une commission permanente chargée de rédiger une ins« truction.
Les cadres de l'école régimentaire de chaque eorps allèrent passer un certain temps, soit à Técole normale, soit à ses annexes, et revinrent ensuite transmettre leur instruction dans les régiments.
394 INSTITUTIONS d'ÉDUCATIOII MlLITAiRE
En 1848» les écoles de tir régimentiireB furent seaks maintenues ; en 1849, Técole de ^noenneB fut rtablie seulement pour les offiders. Enfin, en 1864, réoole normale de tir fût transférée au camp de Oiftlons pour Tinstruction théorique et pratique des oflficiers et sous-efliders d'in&nterie. La commisôon permanente de tir fttl néanmoins maintenue à Vinoennes.
Jamais cette école et celles des régUnents ne seront pbs utiles qu'à présent ; le tir si prompt des finis à aigoaHe, déjà terrible, le sera plus encore si on s'appfiqoe à b rendre juste et assuré par des règles invariables.
L'ordonnance ministérielle du 6 décembre 1851, relative au Ur dans les corps d'in&nterie, devra sur < points être modifiée en raison de Tadoption des systèmes et modèles d'armes à feu.
L'ordonnance du maréchal de Saint-Arnaud prescrivait vingt-quatre leçons pendant le semestre dlûver, à nisan d'une leçon par semaine.
€ Tirer vite est une bonne chose ; tirer jwte vaat
< mieux encore; tirer vite etjuitê serait la perfisotion» dit
< le Moniteur de l'Armée. »
Quelque perfectionnée que soit une arme, le soldil ignorant ne pourra en &ire qu'un mauvais osage. On a donc compris toute l'importance d'un bon et soliileenBeH gnement au sujet du tir. L'inspecticm permanente eonflés à un oificier général qui» tous les ans, visite un nombre de corps, a produit les meilleurs effets en tenant partout l'unité de méthode.
Par les soins du général de Lartigue, rinstructim an camp de Ghâlons a été divisée en tnMS périodes : 1* Ine-
LIVEB TROISIÈME 39li
tructioQ préparatoire donnée à tous les sous-^fficiers par les instructeurs de l'école normale de tir; 3* instructioD préparatoire donnée à la troupe par les officiers et les sous-officiers des compagnies ; 3"* tir individuel à la cible.
Au camp de 1865, le maréchal de Mac-Mahon avait décidé que des conférences auraient lieu pour les officiers supérieurs et les capitaines réunis à cet effet par brigade.
Les travaux, pour tout ce qui regarde le tir, n'ont pas été moins suivis au camp de 1866 qu'à celui de 1865* Au besoin, Télan eût été donné par les résultats si prompts de la guerre d'Allemagne.
Le Moniteur de VArmée (21 août 1866) les résume ainsi :
l"" Essais nombreux renouvelés chaque jour en présence de commissions spéciales ; à la batterie et au tir pour les expériences ; sur les bouches à feu ; sur les projectiles ; sur la portée, la force d'expansion, la justesse de ces projectiles aux plus grandes distances; essais des armes à feu des trois modèles proposés de fusils se chargeant par la culasse, fusil Chassepot, fusil Cbassepot modifié, fusil d'un troisième système ;
2^ Tir de toutes les troupes, chaque bonune étant appelé à recevoir des notions exactes sur cet exercice de« venu aujourd'hui si important ;
S"* Ëtude pratique des principales notions sur le règlement du service en campagne, etc., etc.
Les expériences renouvelées ont fourni les mêmes résultats : charge, 32 minutes,- espace parcouru^ 400 mè-
396 iNSTiTimoNs d'éducation militaire
très ; nombre de balles envoyées, 8SM> ; noudire de battes ayant touché la cible, 160.
Des prix sont donnés chaque année, et on a pu souvent remarquer sur la poitrine des soldats ou sous-officiers une grenade en argent à laquelle est suspendue une épinglette.
II ne &ut pas croire que les résultats acquis avechi anciens fusils seront perdus par le changement de rame.
La science du tir se compose, en effet, de deux paities bien distinctes; la première comprend les faasos de rinstruction et les principes généraux du tir, Tappiéciation des distances, les exerdces préparatoiras fimut la première leçon de la pratique du tir. La seconde partie, qui varie avec les différentes armes, n'est que Tapplicih tien des principes théoriques au fusil que le tireur a edn les mains.
Quelle que soit cette arme, le scridat saura fodleoient s^sd servir quand on lui aura expliqué les données de h tnjectoire de ce fusil et les règles pratiques qu'il faut en di* duire.
L'école normale de tir, transportée au camp de Ghllons, fut remplacée à Vincennes par une école pour hs sous-of&ciers et caporaux de la garnison de Paris» deslînée à vulgariser encore les bases de bette instmclioD réglementaire.
En deux ans, 366 officiers et 3,945 soua-oflBciers ont fréquenté cette école, dont les résultats seront bienlât aperçus.
Nous ne savons pas si plus tard le fuMl Ghassqpot ne rencontrera pas un rival. Pour le moment» ses qualités
remarquables ne peuvent être mises en doute. Il porte à mille mètres avec une précision inouïe ; il est muni d'un obturateur, sorte de tampon en caoutchouc qui dôt ber^ métiquement le tonnerre du canon. L'aiguille est trèftcourte, moins sujette à se briser 'que celle du fusil prussien. Quoiqu'on puisse tirer avec cette arme quinze coups à la minute, on en réduit prudemment dans la pratique le nombre à huit. L'arme est très-légère et très-petite , ce qui permet d'approvisionner à la fois le soldat d'un plus grand nombre de cartoucbes.
Ainsi, une compagnie de 100 hommes bien exercés, combattant pendant quinze minutes, peut tirer 12,000 coups. En admettant que le cinquième des balles ait porté, 2,400 ennemis auront pu être atteints.
Les camps d'instruction ont pour but l'exécution fictive de toutes les opérations de la guerre : le soldat y acquiert en peu de mois l'expérience que ne peuvent lui donner le séjour de la caserne et les habitudes de la gar^ nison.
Le premier camp d'instruction fut créé en Picardie par Louis XI en 1479, et le second par le même Roi en 1 480, au Pont-de-l'Arche. Nous avons parlé de celui-ci dans notre première période. (Livre P', Chap. l*', page 32).
Viennent ensuite les camps de Gompiègne en 1698 et en 1708, sous Louis XIV. Saint-Simon nous dit que le luxe qu'on y déploya en fit plutôt des champs de parade que des champs de guerre.
En 1739, 1764 et 1767 on réunit de nouveau les troupes françaises à Gompiègne dans des conditions qui ne furent pas plus fructueuses. Cependant, sous le corn-
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mandement du général de Ségur, depuis marédial et ministre de la guerre, le camp de 1707, oh fiirant appéUs les grenadiers royaux, eut de meilleurs résultats, ainsi que les camps de Soissons en 1766, de Vwberie en 1760, et celui de la cavalerie à Mets sons le ministère du doc de Ghoiseul, qui s'occupa A soigneusemeot des aiura militaires.
En 1778, le camp de Yaussieux fut mis aous keooimandement du maréchal de Broglie : on s^y occupa sérieusement des différents systèmes de tactique dont Aédéric n avait lait usage pendant la guerre de Sept-Ans et dans ses camps de Spandau, Magdebourg et de PMadam.
Comme nous Tavons dit précédemment, un conseil de la guerre, composé des généraux de Gribeauval, de Phfségur, de Guines, de Jaucourt , de Foureraj , d'Aotidiamp, d'Esterhazy, de Lambert et de Guibert fiitii tué en 1787. Beaucoup d'ordonnances et de règlements furent élaborés par ce conseil. Pour les eipérimenter, on réunit les troupes en 1788 à Saint4)BDer. Mais rinfluence révolutionnaire commenqant à se ttre sentir dans ce camp, produisit des résultats contrains à ceux qu'on en attendait.
En 1793 et 1794, nous retrouvons le camp piès de Dunkerque et celui de la Bidassoa, puis les oampo de Boulogne de 1803 à 1805. Par sa lettre du 10 août 1806 adressée au général Junot, Napoléon s'occupe de la formation d'un camp d'instruction auprès de Piris. D désigne les 2", 4« et 12* régiments d'infknterie légère et le 58* de ligne, composant douze bataillons.
La Bestauration plaça ses camps d'instruction à Saint-
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Orner pour Tinfanterie, et à Lunéville pour la cavalerie» et le gouvernement de Juillet y ajouta ceux de Metz, de Fontainebleau et de Compiëgne.
Les camps de Boulogne et d'Helfaut, de 1854 à 1856, servirent non-seulement à l'instruction de Tannée^ mais aussi à tenir les troupes en haleine pour entrer en campagne.
Le camp de Sathonay remplissait un douUe but, Tinstruction du soldat et le maintien de Tordre dans une ville populeuse et souvent agitée.
Maintenant le camp de Gbâions est permanent : c'est là que chaque année une partie de Tarmée, commandée par un maréchal de France, vient prendre de véritables leçons de guerre, que les ofBciers généraux et supérieurs s'habituent à faire évoluer des masses et acquièrent le coup d'oeil si nécessaire aux hommes pourvus du commandement.
Nous appellerons donc le camp de Châlons une école pratique d* application et d^eœécution.
Nous devions terminer par elle ce long travail qui, sur certains points, paraîtra peut-être trop succinct.
400 msnnrrioNS d'éducatioii ULiTAraB