CHAPITRE y
SoMMAiRB. — La fnarine fhmçaiêtdê 18M à 1867. — La nwriiM es 18M.
— SùppreBsioD de l'école d'AngonlÂme, 7 déoemlm 18M. «- Eteganisation de l'école de l'Onon actaellemoit da Bordm, 4 aailtu.
— Organisation da corps des équipages da ligne, l** wtmn f an.— Équipages de ligne^ écoles de mathémaiiqoet àm 1m olnq âiffakos maritimes pour les officiers mariniers, de lecture, d'teiitim, de natation et d'escrime; compagnies de monaiei attachéai à cfaâqjM division, !•' mars i8S2. ^ École d*appiieatioa du génie maritimi; organisation de ce corps, 28 février 1888. — Ordonnançai daa 4 Jn^ vier et Si mars 1846, relatives ans régiments d'artilleria et dlÉhnterie de marine; école d*artillerie, enfiuits de tnmpe. ^ La Bé- |)ublique de 1848 et les écoles navales. — École daa atonasi — Écoles des pupilles de la marine.* BibUothèqnaa de le marina.— Écoles de tir. — Élèves mécaniciens. — Élèvaa et «Idaa-coin^isaires de la marine. * Service médioal. — Eaoadre d'évolatiM^ grande école de guerre. — Art de la guerre maritime en 1867. — Ministres de la marine de 1880 à 1867.
c II me semble que je parle d'un siècle passé, dit raini-
< rai Jurien de la Gravière^ quand je retrace des aouvsc nirs qui n'ont pas encore vingt ans de date... qui sut c ce qu'une postérité, que nous pouvons pratrètre voir
< déjà courir dans les rues, réserve à cette marine qu'^ « ne connaîtra que par une vague histoire... »
Ainsi la marine de 1830 sera bientôt s^rée de odie de 1867 par un siècle ; m^is ce qu'il ne faut pas ouUier, c'est ce que vient nous rappeler l'honorable amiral : c Ge
< bien dont nous jouissons» il n'est pas né en on jour. Il c est d'abord l'héritage du grand siècle, le legs respeo- « table et précieux de Golbert. Le règne de Louis XV loi-
€ même a eu ses traditions. Les officiers cpii avaient connu
< Duguay-Trouin, l'amiral de Court et M. deTÉtenduère € n'ont pas été inutiles à la génération qui a fait la guerre € d'Amérique.
« Les chefs qui nous ont instruits sous la Restauration € et sous le gouvernement de Juillet nous venaient de € l'Empire. Nous-mêmes nous transmettons à une jeuc nesse impatiente les leçons que nous avons reçues des c Duperré» des Roussin, des Rigny, des Baudin» des € Hugon, des Lalande, des La Susse, des Parceval, des c Hamelin et des Bruat. La marine à vapeur a ses ancê-
< très dans la marine à voiles. > (La Marine d'autrefois. Revue des Deux-Mondes, 1864).
Nous l'avons déjà dit, l'école d'Angoulëme avait fait son temps; elle était devenue préparatoire, et c'était son véritable et utile rôle dans la marine où, pas plus que pour Tarmée de terre, la vocation n'est étudiée et suivie par une observation de plusieurs années. Elle fut donc supprimée au moment où une ordonnance d'organisation, signée par Louis-Philippe en date du 1" novembre 1830, venait statuer définitivement au sujet de l'école navale établie depuis 1827 à Brest sur le vieux vaisseau VOrion.
« En 1816, disait dans son rapport M. le comte d'Ar- « goût ministre delà marine, on s'efforça, parunecom- « binaison malheureuse, de séparer la théorie de la pra- <i tique en établissant une école spéciale dans une ville de € rintérieur, loin de tout ce qui pouvait donner aux élèa ves le goût ou quelques connaissances de la mer. Celte « faute ne fut pas la seule : on leur conféra des privilèges