‹ Institutions d'Hippocrate, ou, Exposé philosophique des principes traditionnels de la médecineChapitre 4 sur 84 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

voir dans cette unité la source philosophique de la science èt de l'art, et de ranimer ainsi l'esprit des saines croyances. Car, s'il est un fait malheureusement avéré, c'est qu'aujourd'hui, beaucoup de médecins n'ont plus, en médecine, ni foi, ni loi, ni principes !

Les hommes les plus considérables n'échappent même pas toujours à cette défaillance de la conscience. Ainsi, lisez les conférences du professeur Trousseau sur l'expérience, et vous serez péniblement affecté du ton leste et plus que juvénile avec lequel le célèbre et très-savant docteur se complaît à raconter assez innocemment : « Que la médecine n'est pas une science, qu'elle est autant un métier qu'une profession, et que le médecin est moins un savant qu'un artiste ! » — Parcourez ensuite le discours prononcé en séance solennelle à l'Académie impériale de médecine, par M. le secrétaire perpétuel Dubois (d'Amiens), et vous ne serez pas moins attristé d'apprendre de la bouche presque souriante de l'orateur perpétuellement officiel : « Que la médecine en est encore (en 1863) à chercher sa voie au milieu de la multitude de ses théories et des tâtonnements de ses expériences ! »

De quelle médecine veulent donc parler ces

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