PRÉFACE. XI
historiens débonnaires ? Est-ce de celle qu'on enseigne à la Faculté de Paris ? Est-ce de celle qui inspire périodiquement les glossateurs ordinaires de l'Académie ? Enfin, est-ce tout uniment de la médecine même qu'exercent ces critiques, et qui leur est familière ? En vérité, il est assez difficile de se prononcer à cet égard ; mais, dans tous les cas, il y a certainement quelque chose à faire après avoir pris connaissance de ces menus propos oratoires ! C'est d'en appeler à la docte raison, et de lui soumettre la question, en concentrant sous ses yeux les vérités de la médecine ; en exposant article par article les bases de sa constitution, et en présentant, en dernier ressort, cette constitution elle-même comme l'expression logique du développement successif de l'esprit médical dans la connaissance.
Aussi bien, le travail préparatoire est terminé, tous les matériaux sont depuis longtemps sur le chantier, et il ne reste plus, par conséquent, qu'à élever l'édifice, à moins qu'on ne veuille que tant de produits si laborieusement amassés ne deviennent, faute d'emploi, un monceau de ruines un chaos de poussière !
Dans cet état do choses, nous nous sommes