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^ ^xjifmaaDkiQ . le prêtre e>t obligé de parcourir loalc la jioTJe^ar ia cL-f or pour Te&îr t commonier les fidèles , ec cela prv-3«rate u dootcI iiicooTénieiil. Afec l'autel isolé, r>îsl£Î>:rft:>j8 de la sainte eucharistie est beaucoup plus C^:i.•e et >'?<ar:e Boîns des antiques usages. On j retroure r^^Hl de la dl>i:îp!:oe primiliTe, ce qui n'est pas un a?an- Lure a iniivper.
\:c^ ca'J^iralos de France, car ce sont les églises princ.pa'e^ i;:â «>J«ent être prises pour modèle, ne peuTcnt , e« cf q^ Tient d*étfe dît , nous fournir un exemple unilocve. Ail» à Ljon, à Bordeaux, à Blois, à Hende, etc., FasteC Bujeur êiant iâo!e au milieu du sanctuaire • la bal2sOr>àe qui Mrp-are celai-d de la grande nef n'est autre que la uKe ^e axcmanL^n , ainsi quon le voit , à Paris, dans àf< ec'^ses de Saîut-Salpice , de Saint-Germain-dcs-Prés , de la Xai^U'r^. Dautie part , les cathédrales de Paris , d'Orkas<. d^ Tc42r>, etc. , awnt leur maître-autel au fond de ^iiî^iie , scient sVIeier à Tenlrée du chœur des balustrade» ou £Ti!!c5 de fer cl ce possèdent aucune table eucharisiisi-e- Le< c^lbes de Saint-Merri , de Saint-Nicolas-des- CkjKps . de Saint-Eostacbe , à Paris , sont , par la même ra:MW . priices de cette table 'l\ Nous devons en conclure qu il B^ a . <^>a< ce rapport, aucune règle fixe de discipline, t:ut en ne di>^iGiu!aut pas notre sjmpathie pour les autels iH>!e>« dLi à la romaine.
CAvmme cet ourrage est plutôt un guide qn un traité cornflot >ur laoîsque discipline liturgique, nous devons omettra « surtout en ce qui concerne lautel, une foule de détails que nous avons présentés dans notre travail publié depuis quelques années, sous le titre de Origines et Raison delà liturgit cai^olique, en un fort volume, in>4o. Nous de- \iMis d^MNT V reii^o^er pour obtenir de plus amples dévelopiv^mciUs, 11 nous reste maintenant à poursuivre notre but on divri^ant tout ce qui se réfère aux accessoires de lautel • *lins le chœur dont il est lameublement principal.
t^ a ^u que dans les anciennes églises, les deux extré-
I I f!i «ifui dfrn.^r^ ^çlt$<^ ont reremroent cbtng^ leur bttustrade en
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miles du cancci étaient occapécs par des amboos. Ils s'élevaient à droite et à gauche du sanctuaire. Leur destination est connue. Comme la prédication a toujours été une partie importante du culte public , Tévêque ou celui qui présidait à sa place montait , après le chant de Tévangile , sur lambon et l'expliquait aux fidèles. Ces prédications portaient le nom d'homélies. Dans ces derniers temps , quelques archéologues laïques ont voulu nier cette destination des ambons. Or, la tradition dément leurs imprudentes assertions. Ce point sera débattu avec plus de détail , lorsque nous aurons h parler de la ^chaire. L'ambon subsista , dans sa forme primitive, jusques vers le douzième ou treizième siècle. C'est alors qu'à la place du cancel qui séparait la nef du chœur, s'élevèrent ces jubés dont quelques-uns ont survécu à la réprobation dont ils furent frappés dans ces derniers temps. Le jubé résultait de la jonction des deux ambons de l'épitreet de l'évangile, et cette jonction en avait fait une tribune continue qui dérobait presque totalement la vue de l'autel aux fidèles. Ce nom de jubé indique, d'une manière évidente , la destination de cette tribune. Le lecteur y demandait au célébrant sa bénédiction avant les leçons, par la formule habituelle : Jube^ domne, benedicere. On y chantait Tcpltre et l'évangile et cela devait être, puisque ce jubé était le successeur des ambons. Pour un mor lif analogue, le jubé devint la tribune sacrée d'où la parole divine descendait sur les fidèles. Les archéologues dont nous avons parlé, jaloux du respect qui est dû à la sainte eucharistie , ont rejeté cette dernière destination du jubé. Ils se fondent sur ce que l'orateur, dans celte position, tourne le dos à l'autel. Or, dans un grand nombo de cas , l'évéque et le prêtre se rendraient coupables .de celte irrévérence. Ce n'en est pas une quand l'eucharistie n'est pas exposée solennellement à l'adoration des fidèles , mais est renfermée dans le tabernacle. Si cette posture était irrespectueuse, dans ce dernier cas, ce serait la rubrique ellemême qu'il faudrait accuser. Cela ne mérite pas une réfutation sérieuse.
Pourquoi maintenant celte transformation des deux am-
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bons en une Iribune continue que nous nommons jubé? Nous a?ons h en déduire les motifs, et les archéologues, dont Tenthousiasme pour le moyen-Age n*est pas toujours inspiré par l'étude des traditions^ ne nous applaudiront point. Mais la rérité seule doit nous dicter ses lois. Quiconque a étudié l'histoire ecclésiastique n'ignore pas que ?ers le onzième siècle les fondations pieuses se multiplièrent et que les siècles suivants ne les virent pas diminuer. Ces fondations acceptées imposèrent, aux bénéficiers des chapitres , de très-longs offices. Un séjour prolongé dans le saint temple les força de se garantir du 'froid. Ce fut alors que disparurent les simples canccis ou balustrades qui entouraient le chœur. Elles furent remplacées par d'épaisses clôtures de pierre ou de bois. Ce fut principalement dans le Nord que cette partie de l'édiflce sacré fut ceinte de ces massives constructions. La raison en est manifeste. Cela explique pourquoi , en Espagne, en Italie , les chœurs des églises n'ont jamais été ainsi clôturés et pourquoi les jubés y sont inconnus. Telle est l'origine incontestable des jubés. Cette tribune continue n'a d'ailleurs jamais*cessé de porter en latin le nom d'ambon , puisqu'elle tient la place de celui-ci.
Quand , surtout au dix-huitième siècle , il se fit dans les idées une révolution qui , il faut bien le dire , fit rétrograder l'art au lieu de lui imprimer un progrès , la discipline liturgique fut, h son tour /entraînée par ce mouvement des esprits. Le goût païen s'installa mieux que jamais dans l'esthétique religieuse. Les hymnes sacrées avaient déjà imité, dans le siècle précédent, le style et le rythme du siècle d'Auguste. L'engouement se propagea. Le Bréviaire de l'Eglise-mère fut jugé trop arriéré. On en composa plusieurs autres élaborés dans un goât qu'on estimait très-supérieur. Comment le temple matériel aurait-il pu se préserver de cet entraînement universel ? Alors disparurent , en grande partie , ces belles verrières que nous avait léguées le moyen-égo. On se croyait arrivé au siècle des lumières, et la sombre et pieuse horreur du sanctuaire no pouvait trouver grâce devant ces néo-romains ou grecs. Le
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jubé ne devait pas é(re plus heureux dans ce revirement général. II fut sacrifié. Le chœur , le sanctuaire furent exposés au grand jour. La mjstiqao chrétienne avait fait son temps , disait-on , e\ l'évangile , an lieu d*étre désormais chanté sur le lieu élevé dont parle le prophète , fut ramené au niveau des marches inférieures de Tabside. Cependant , en quelques églises on réserva , de chaque côté du cancel remis en honneur, une espèce d*ambon élevé sur un ou deux degrés, péle souvenir de lambon antique. Or, la tradition de cet ambon des premiers siècles s'est-elle reproduite dans les nouveaux ? Nous avons à prouver que cela n'est pas. Selon les prescriptions liturgiques , le diacre , chantant l'évangile , doit avoir la figure tournée vers le nord , quelle que soit l'orientation de l'église. Prenons pour exemple celle de Saint-Sulpice à Paris. Il y existe, en effet, deux arobons pour l'épttre et l'évangile, si Ion peut donner ce nom k deux petites estrades. Le diacre, monté à son ambon évangélique chante le texte sacré ayant , il est vrai , la figure tournée vers le nord , mais en même temps appliquée au pilastie auquel est fixé le pupitre qui soutient le livre. Est-ce là un rctonr à ce qui se pratiquait sur les ambons anciens ? Non , et c'est absolument tout le contraire. Veut-on un exemple normal? Nous sommes heureux do remprunter à l'église métropolitaine de Paris. Là , le diacre monte à l'ambon , qui est placé du côté de l'épitre, et chante l'évangile, ayant simultanément le visage tourné vers le nord et vers le peuple. Notre intention est donc ici de censurer les pupitres fixés aux pilastres ou colonnes du chœur , destinés à supporter le livre des évangiles , quand le diacre remplit son ministère. Ces pupitres , de bronze doré ou d'autre matière plus ou moins riche , sont des anomalies. Toute estrade élevée , pour le chant de l'épitre ou de l'évangile , doit être munie d'un pupitre disposé de telle sorte que le ministre ait , surtout pour l'évangile, la figure tournée complètement vers le peuple qui l'écoute. Dans une église orientée, contrairement à Notre-Dame et à Saint- Snlpice de Paris, comme Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Sainte-Elisabeth, le diacre peut monter sur l'ambon qui cor-
respond au côté évangélique de Tautel , c'esl-à-dirc ne pas imiter ce qui se pratique dans la métropole de Paris , comme il a é(é dil , et placer le livre des évangiles sur un pupitre isolé, en tournant le dos au pilier et la face au peuple. Nous devons conclure, de ce qui précède, qu'aucun pupitre d'évangile, quelle que soit lorientalion de Féglise, ne doit point être fixé contre le pilier ou le mur.
Après avoir blâmé la destruction des jubés, tels que le mojen-âge nous les avait légués, nous ne pouvons nous dispenser de faire quelques observations qui assurément ne seront pas goûtées par les admirateurs exclusifs de tout ce qui tient à la période ogivale. Nous répétons encore que nous nous associons aux regrets des archéologues qui déplorent la destruction de ces tribunes dont un assez grand nombre étaient des merveilles de délicatesse artistique. Mais nous devons dire qu'on serait dans une grande erreur si Ion croyait que le jubé fût une nécessité strictement liturgique. Au siècle où nous vivons , surtout depuis la révolution qui a fait table rase des fondations, la cause qui amena la clôture des chœurs et créa les jubés a di«paru. Ce n'est pas à dire pourtant qu'une église , construite de nos jours, en imitation complète du système architectural des treizième ou quatorzième siècles , doive être absolument privée d'un jubé, mais il serait impossible de prouver qu'il en est l'iudispensable complément. Pendant plus de douze siècles, le temple chrétien fut sans jubé et celui-ci, jusqu'au commencement du dix-huitième siècle, n'a pu compter à peine que les cinq cents ans qui se sont écoulés depuis son inauguration. Le seul jubé qui existe aujourd'hui à Paris, comme monument ancien, est celui de l'église de Saint-Etienne-du- Mont. II se fait remarquer par sou élgéance et surtout parce qu*il a survécu seul à la ruine de toutes les autres édifications de ce genre , dans la môme ville. Le plus magnifique jubé de France , où s'en trouve un si petit nombre , est celui de la métropole d'Aibi, tandis que celui de la métropole de Rouen, avec ses colonnes grœco-romaines et son style totalement disparate avec l'édifice, un des chefs-d'œuvre du moYcn-Age, n'est qu'une choquante anomalie.
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