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La seconde cause est la promiscuité dans les mariages

Chaque femme pouvait avoir plusieurs maris. C'est du moins ce que dit Polybe (2), qui trouve que c'est «patriotique, beau et convenable.... Un mari qui avait assez d'enfants cédait sa femme à un autre, et trois, quatre hommes, même davantage, quand ils étaient frères, pouvaient vivre avec la même femme. Les enfants étaient communs. »

Xénophon approuve aussi (3) ce qui indigne non seulement ceux à qui le christianisme a révélé, avec la dignité de la femme, la sainteté du mariage, mais ceux-là même qui n'écoutent que la voix de la nature.

Ces usages, qui outrageaient l'honnêteté pour servir l'intérêt, n'ont pas contribué à augmenter ou à maintenir la population. Ils portaient à la famille, aux principes sur lesquels elle repose, aux sentiments qu'elle inspire, un coup mortel. La famille est le sanctuaire de toutes les vertus. Où les trouverons-

(1) Plutarqde , Apophthegmes des Lacédémoniens.

(2) XU, 6, 8.

(3) République de Sparte.

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