‹ Institutions de SparteChapitre 122 sur 242 · IV · texte numérisé non relu

IV

(3) Liv. VIII. Strabon vivait de 50 avant J.-C. à 25 après.

Sparte, qui s'en était emparée avant 547, lui reconnaissait une importance particulière, et quoique sa marine militaire fût encore dans l'enfance, elle appréciait cette excellente station navale.

(( Le nom de la classe, Pœriœki, résidant autour de la cité, dit Grote (l), indiquait ordinairement des habitants nés dans l'endroit, de condition politique inférieure, entant que comparés aux bourgeois de la ville, jouissant de privilèges complets; mais il ne marquait aucun degré précis ou uniforme d'infériorité.... Employé par rapport à la Laconie, il a un sens technique qui le met en opposition avec le Spartiate d'un côté et avec l'hilote de l'autre : il signifie des hommes libres et des propriétaires indigènes, groupés en communautés subordonnées , avec un pouvoir plus ou moins grand d'administration locale. »

Dispersés dans ce que, par une exagération que nous retrouvons chez tous les peuples, on appelait les cent villes de la Laconie, ils étaient laboureurs. Mais ils avaient droit aux fruits de leur travail, pour lequel ils payaient des redevances ou un impôt , et quand l'agriculture ne leur suffit plus, leur activité y joignit l'industrie et le commerce.

Ils exploitaient les métaux. Ils travaillaient le fer, que le sol de la Laconie produit en abondance, et qui fournissait aux Spartiates ces armes dont ils se servaient pour la défense de leur territoire et la conquête ou le maintien de leur suprématie.

Un lien sacré les rattachait à Sparte. Tous les ans ils devaient y conduire une hécatombe. C'était à la

(1) Hist. de la Grèce, tome IH, p. 288, trad. de Sadous,

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