‹ Institutions de SparteChapitre 155 sur 242 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

partage des mets, étaient, non des hommes du commun, mais les premiers d'entre les citoyens, et Agésilas, en Asie, en donna l'exemple à Lysandre. » , On gardait quelque chose pour ceux qui se retardaient à la chasse. A leur retour, ils brisaient le cachet, prenaient ce qui leur était nécessaire, et scellaient ce qu'ils laissaient.

On se servait d'un morceau de pain pour s'essuyer les mains (1). Les vieillards y parlaient. Les enfants et les jeunes gens venaient s'instruire à leur école.

Les excès n'étaient pas probables pour plusieurs raisons. Le repas était public, la nourriture grossière, et l'on craignait le déshonneur. Ils étaient cependant possibles. La loi y avait pourvu. « Il n'est personne, dit Platon (2), qui, rencontrant un citoyen dont le divertissement fut allé jusqu'à l'ivresse, ne le châtiât sur-le-champ très sévèrement. Il aurait eu beau alléguer, pour excuse, les fêtes de Dionysios, cela ne lui aurait servi de rien. »

, Les Spartiates aimaient mieux prévenir que réprimer. « Un autre avantage de ces repas en plein air, dit Xénophon (3), c'est qu'on est forcé de faire une promenade en retournant à la maison, et de se mettre en garde contre l'excès du vin. On sait qu'on ne doit pas rester où l'on a pris son repas , et qu'il faut marcher la nuit, aussi bien que le jour, car, tant qu'on est au service, on n'a pas le droit d'éclairer sa marche d'un flambeau. »

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