‹ Institutions de SparteChapitre 156 sur 242 · Une dernière raison, qui permet de croire que · texte numérisé non relu

Une dernière raison, qui permet de croire que

. (1) PoLLux, VI, 4. :

(2) Lois, I. .

(3) Agésilas, V, v - - ^ ^ . .

les repas étaient quotidiens, c'est le détail que nous a conservé Plutarque de ce que chaque Spartiate devait apporter pour la dépense commune. Celui qui ne pouvait fournir le contingent assigné était exclu, et il y eut un temps où ces exclusions furent nombreuses.

Les tables étaient environ pour quinze convives.

Les compagnons de table étaient pendant la paix ce qu'étaient les compagnons de tente pendant la guerre. Le nombre de ces camaraderies se serait élevé à trois cents, ce qui faisait un total de quatre mille cinq cents citoyens, la moitié des lots à l'époque la plus prospère de Sparte.

Chacun donnait par mois un médimne de farine (1), huit mesures de vin, cinq livres de fromage, deux livres et demie de figues, et un peu de monnaie pour acheter de la viande (2). »

La contribution personnelle était augmentée par les prémices des sacrifices et une partie du produit de lâchasse. Les sacrifices réguliers étaientfréquents, et tout donnait occasion de les multiplier. La chasse était un exercice habituel qui offrait au Spartiate l'image de la guerre. Les tables devaient donc être, sinon somptueusement, du moins abondamment servies.

Le Spartiate y trouvait son compte. Les exercices violents auxquels il se livrait, jusque dans la vieillesse, devaient exciter son appétit. Les bains dans l'Eurotas n'y étaient pas non plus étrangers.

(1) 69 litres 33 au plus, 51, 79 au moins. On croit le médimne lacédémonien plus grand que celui d'Athènes.

(2) Plutarque, Lyc, 15.

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