POLYBE, IV
(2) Xénophon, République de Spartè.
(3) Politique, IV, 2, 5.
préjugé; bien que les faits aient sous leurs yeux hautement démenti les cités qui s'étaient fait ce singulier point d'honneur. » Ils vivaient dans les camps sans excès. Les jeunes gens y étudiaient la guerre (1), mais ils avaient plus de liberté que dans la ville, afin que la guerre fut pour eux un délassement. Ils avaient de riches habits, de belles armes, et se parfumaient.
La nuit, la garde était confiée à des Scirites, peuple situé entre la Laconie et l'Arcadie, ou à des étrangers, avec quelques Spartiates. Croyait-on cette surveillance suffisante, ou voulait-on témoigner d'une confiance fondée sur la valeur?
Tout est réglé en campagne comme dans la ville. On change souvent de camp. On continue les exercices gymniques. L'emploi de la journée est toujours le même : Promenade, revue, chacun restant assis, dîner, renouvellement de la garde, amusements, mouvements militaires , souper, chants en l'honneur des dieux, repos sur ou sous les armes.
Ils soignaient leur chevelure, que l'on portait longue dès qu'on entrait dans les rangs des éphèbes. Aux Thermopyles, avant de combattre, ils prirent ce soin.
Les sentinelles n'avaient pas de bouclier, afin qu'elles évitassent le sommeil par la perspective du danger (2).
Les Lacédémoniens ignoraient l'art des sièges. Des retranchements les arrêtaient, et leur valeur disciplinée restait impuissante devant des fossés, des
(1) Plutarqué, Cléomène,
(2) Ttetzès, Chiliade, IX, 27C.