‹ Institutions de SparteChapitre 215 sur 242 · HÉSYCHIUS · texte numérisé non relu

HÉSYCHIUS

(2) hérodote, vi.

(3) Denys d'Haligarnasse.

exerçaient un pouvoir véritablement dictatorial. Au dehors, ils administraient les cités, et gouvernaient les pays conquis. Ils dévalent être réélus tous les ans.

Tous ces magistrats étaient soumis à la surveillance directe et souveraine des éphores, qui leur demandaient compte de leur administration.

Nous ne sommes pas plus éclairés sur le mode de votation ou d'élection. Il n'est pas probable que les auteurs contemporains de la grandeur de Sparte, Xénophon, Thucydide, Platon, l'aient ignoré. Il est plus vraisemblable que, supposant ces détails connus de ceux à qui ils s'adressaient, ils ont jugé inutile de les consigner dans des récits qui se font remarquer, d'ailleurs, par leur sobriété. Ils ne pouvaient penser qu'un jour viendrait où l'on rechercherait curieusement et vainement ce qu'ils ont négligé pour ne rien dire d'inutile.

Ces lacunes ne sont malheureusement pas rares dans l'histoire. Elles ouvrent aux suppositions une large voie, et, de nos jours, on s'y est hardiment engagé.

Et pourtant, tous les historiens, sans l'avoir dit avec la noble simplicité d'Hérodote, ont écrit, comme lui, (( afin que ce qui a été fait par les hommes ne soit pas détruit par l'oubli, dans le cours des ans, et que les actions illustres et merveilleuses des Grecs et des Barbares, ne soient point privées de leur gloire (1). ))

Mais nos historiens les plus éclairés et les plus soigneux n'ont-ils pas de ces lacunes ?

(1) Préface, I.

Page 1