‹ Institutions de SparteChapitre 27 sur 242 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

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Origines.

1. On ne connaîtrait qu'imparfaitement un peuple, si on Tétudiait uniquement dans ses institutions. On le connaîtrait moins encore, si on se contentait de suivre les faits de sa politique extérieure et ses rapports avec les autres.

Par les institutions, on remonte aux causes de la force et de la faiblesse, de la grandeur et de la décadence ] par ce qui s'est passé au dedans ou au dehors, on découvre le lien qui rattache les faits aux idées.

Lelex serait le premier roi de Laconie. Son petitfils, Eurotas, aurait fait creuser un canal pour l'écoulement des eaux dans la plaine et sur la côte.

Il donna sa fille unique, Sparta à Lacédémon, fils de Zeus et de Taygète. Zeus est ainsi à l'origine de la puissance Spartiate. Toute ville grecque aimait à remonter jusqu'aux dieux.

Un de ses successeurs, Tyndare, fut chassé du trône par Hippocoon, son frère. Hercule lui rendit le

pouvoir. Tyndare s'engagea à le laisser aux descendants de son libérateur (1300). Oubliant sa promesse, il donna sa fille Hélène à Ménélas, de la race des Atrides, successeurs des Pélopides, qui remontaient jusqu'au héros éponyme de la péninsule.

Leur fille Hermione épousa Oreste, et, sous son fils, Tisaménos, les Héraclides revinrent. Il leur fallut cinq expéditions pour achever la conquête. Elle ne fut définitive qu'après de longues luttes, et l'histoire de Sparte commence à sortir de la légende.

Il ne faudrait pas croire cependant que la rupture avec le passé fût complète. Un peuple soumis ne reste jamais sans influence sur son vainqueur. Par nécessité ou par un dessein réfléchi, les Doriens essayèrent de conserver et même de rajeunir les souvenirs du passé. Ils en donnèrent une preuve, lorsqu'ils ramenèrent à Sparte les restes de Tisaménos et d'Oreste, dont ils se déclaraient ainsi les successeurs. Ils tenaient à éloigner tout soupçon d'usurpation.

La Laconie fut partagée entre les trois chefs de Texpédition, ou entre leurs fils. Eurythénès et Proclès, nés d'Aristodémos, régnèrent simultanément à Sparte, et leurs descendants héritèrent d'un pouvoir qu'ils gardèrent pendant plus de neuf cents ans, jusqu'à la mort de Cléomène (219).

Agis, fils d'Eurythénès, donna le nom aux Agides, Eurypon petit-fils de Proclès, aux Eurypontides.

L'incertitude qui règne sur les chefs Héraclides, le nom des deux dynasties royales emprunté aux des cendants plutôt qu'aux vainqueurs eux-mêmes, ont autorisé des suppositions qui ne manquent pas de vraisemblance. Curtius croit que, pour rattacher les

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