SPARTE
Agis remporta, auprès de Mantinée, une victoire qui rétablit la réputation de Sparte et rompit Talliance d'Athènes avec le Péloponèse. Chacune des villes put se croire libre , et , à cette union que , par sa suprématie, Athènes cimentait, succéda la division, sous Tapparence trompeuse d'autonomie. Sparte en triompha. Plus forte que chacun des Etats pris isolément, elle espérait les entraîner ou les opprimer. A défaut de grandeur et d'habileté, sa politique avait de la suite, comme ses inimitiés.
4-. Lorsque, à l'instigation d'Alcibiade, Athènes eut décidé l'expédition de Sicile (^15), Sparte devint attentive. Ces populations étaient Doriennes comme elle. Leur sort l'intéressait, et les agresseurs étaient les Athéniens.
Aussi, lorsque Syracuse implora son secours, Sparte envoya un de ses généraux, Gylippos, à la tête des vaisseaux alliés de Corinthe.
Gylippos rétablit la confiance avec la discipline, et, après avoir vainement proposé aux Athéniens d'évacuer la Sicile, il leur fit subir la défaite la plus complète et la plus désastreuse dont les annales de la Grèce aient conservé le souvenir.
Athènes semblait perdue. Elle avait épuisé toutes ses ressources pour cette expédition aventureuse , où s'était engloutie sa meilleure flotte, et où ses plus vaillants soldats avaient trouvé la mort ou la captivité. Agis la tenait véritablement assiégée par la possession de la forteresse de Décélie, à quelques lieues du Pirée, que la flotte et l'armée menaçaient également.
Alcibiade, exilé, était alors à Sparte, qui écoutait