‹ Institutions de SparteChapitre 50 sur 242 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

La guerre continuait. L'armée confédérée parut devant Sparte, que sauvèrent les mesures vigoureuses et impitoyables d'Agésilas. Sparte, qui jusqu'alors n'avait pas vu la fumée d'un camp ennemi, fut réduite à implorer le secours d'Athènes, qui essaya résolument, mais en vain, d'empêcher, à l'isthme, le retour d'Épaminondas en Béotie.

En 369, nouvelle invasion du Péloponèse. La campagne de 367 fut sans résultats. Le succès accompagnait Épaminondas, mais ses généraux étaient moins heureux. La modération intelligente qui dirigeait sa conduite préparait ou achevait ses succès militaires. Elle lui valut la jalousie des siens. En 366, il ne fut pas nommé Béotarque.

En 362, il fit une quatrième expédition en Laconie. Sparte, qu'il espérait surprendre, fut encore sauvée par Agésilas. Il dut revenir précipitamment en Arcadie. L'alliance de Sparte et d'Athènes, provoquée par un danger commun, le détermina à frapper un grand coup.

Les armées se rencontrèrent à Mantinée. Épaminondas, vainqueur, fut enseveli dans son triomphe. En mourant, il recommanda la paix. Elle fut conclue (361). Messène était reconnue indépendante, chacune des contrées du Péloponèse recouvrait son autonomie, et Sparte, brisée dans sa puissance militaire, détestée par tous ceux qui avaient subi sa domination, sans mœurs et sans discipline, perdit, au profit de Thèbes, qui ne la garda pas, car « elle mourut avec Épaminondas (1), » une hégémonie dont elle avait fait un si mauvais usage.

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