HÉRODOTE^ I
(3) Odyssée, XIX, 178.
(4) De divinatione i 1.
l'homme. Lorsqu'un Dieu parle, l'obéissance lui semble naturelle.
Sparte existait depuis longtemps lorsqu'elle reçut la législation qui porte le nom de Lycurgue. Elle n'avait pas, pendant des siècles, développé son organisation intérieure, défendu son autonomie, fait la guerre, sans avoir des principes de gouvernement et des lois réglant les rapports des citoyens entre eux avec le pouvoir et les étrangers.
Mais il y avait un malaise social permanent; l'ordre était fréquemment troublé ; les rois ne vivaient pas en harmonie entre eux, et leur autorité, mal établie, ne pouvait ni empêcher, ni réprimer les conflits qui éclataient au sein des populations de diverse origine, qui formaient la ville. Le désaccord entre les rois pouvait avoir une autre cause que la difterence de caractère ou de vues entre eux. Peut-être représentaient-ils des races toujours hostiles, malgré les efforts qui tendaient à l'unité. L'un d'eux se serait appuyé sur le peuple ancien, tandis que l'autre représentait les conquérants Doriens, qui ne voulaient perdre aucun de leurs avantages.
Ce désordre tenait donc moins au caractère du peuple généralement grave qu'à la loi sous laquelle il vivait, 'et qui essayait vainement de faire l'unité. On le crut du moins, et c'est ce qui fit désirer moins une réforme qu'un système nouveau.
Lycurgue aurait été le législateur chargé d'assurer ce bienfait aux Spartiates.
Tout a été controversé, beaucoup de choses ont été niées de ce que l'antiquité raconte de Lycurgue; son existence même a été mise en doute.