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CHAPITRE

des historiographes postérieurs au m® siècle avant notre ère.

On n'en trouve, en effet, aucune mention dans Pindare, Théognis, Eschyle, Sophocle, Euripide, Hérodote, Xénophon, Thucydide, Théopompe. Il est probable que ces trois noms sont ceux des Grec^ qui, les premiers, eurent des relations avec ces contrées (1).

La seule colonie certaine est celle du Lydien Pélops, le héros éponyme du Péloponèse, et elle n'est pas antérieure à 1350 avant Jésus-Christ.

Les divisions de race que présentent les époques historiques remonteraient, d'après quelques critiques, aux temps les plus reculés, ce qui ne contredirait pas une origine commune antérieure.

Les Eoliens auraient, les premiers, occupé laThessalie. Les Ioniens et les Achéens se seraient établis dans le Péloponèse, les Doriens dans la Grèce centrale. L'ambition et . la nécessité auraient amené des invasions, des guerres, des établissements, et préparé la fusion qui ne s'opéra que plus tard, et qui mit les destinées de la Grèce à la merci de deux races prépondérantes : les Doriens et les Ioniens.

4. La langue serait le témoin le plus sûr de la communauté d'origine. Elle est une, malgré ses dialectes^ synthétique sans excès, analytique, mais dans une proportion moindre que les langues néo-latines . Aucune d'elles n'est, en effet, restée plus fidèle à elle-même ou gardienne plus vigilante de son intégrité. D'Homère au grand siècle, elle n'a pas subi de modifications essentielles, et, dans la décadence politique,

(1) Voir Ph. Buttmann, Mythologus, 2^ vol.

elle reste comme une image vivante du génie grec.

Entre Tépoque de Péricles et le iv^ siècle après Jésus-Christ, où le paganisme et le christianisme luttent par l'éloquence et la poésie, les différences ne portent sur aucun élément essentiel. Les Pères de TEglise ne parlent pas une autre langue que Platon et Démosthène.

Les îles de la mer Egée, si nombreuses et si différentes par rétendue et Taspect, durent, à cause de leur proximité des rivages asiatiques, recevoir les premières immigrations. Les Gyclades offrent un passage facile entre l'Asie et l'Europe. Rhodes, Carpathos, la Crète, Cythère furent certainement des stations successives. Les Pélasges les occupèrent ou les traversèrent de bonne heure, et leurs successeurs, les Hellènes, vinrent les pousser ou se mêler à eux, à l'orient comme dans le nord, dans les îles comme sur le continent.

Lemnos, Imbros, Scyros, l'Eubée, les Cyclades, la Crète furent donc occupées par les Pélasges. Cette origine commune a fait un seul peuple de tant de contrées, qui, jalouses de leur autonomie, semblaient ne vouloir vivre que pour elles-mêmes. Leur solidarité fut scellée par un péril commun, et par les efforts presque universels qui repoussèrent les innombrables armées de Darius et de Xerxès. Elle reçut une consécration plus complète peut-être encore lorsque la lutte pour l'hégémonie fut devenue entre Athènes et Sparte une question de vie ou de mort. Les villes et les îles Helléniques purent passer d'un camp à l'autre; elles ne crurent jamais pouvoir rester étran-

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