‹ Institutions du droit de la nature et des gensChapitre 15 sur 102 · DES OTAGES · texte numérisé non relu

DES OTAGES

otages pour des conventions particulières, comme des traités de paix , d'armistice , de neutralité, etc., je l'estime absolument inutile. En effet, si un état a des raisons assez puissantes pour manquer à ses engagemens, et pour s'exposer par là à la guerre, il doit être déterminé d'avance à sacrifier ses otages, puisqu'il l'est à sacrifier sa tranquillité, ses soldats, à exposer jusqu'à son existence.

Mais si celui qui a pris des otages manque iui-mème à ses engagemens, et si, pour empêcher qu'on n'en prenne vengeance, il menace de mettre à mort les otages, l'état qui éprouve une pareille perfidie ne peut prendre conseil que de sa prudence et de sa position.

Si l'injure est d'une telle gravité qu'il lui soit impossible de la supporter sans s'avilir, et sans exposer ses intérêts essentiels, il peut, sans blâme , se résigner au sacrifice des otages : certes ce sera un malheur pour ceux-ci; mais la plus impérieuse nécessité, et surtout leur qualité et leurs devoirs de citoyens les y condamnent.

Lorsqu'il est permis aux armateurs de re-

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