‹ Institutions géologiquesChapitre 11 sur 203 · LIVRE IV. CHAP. XUX · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. XUX

analogues à celles qui peuplent nos mers actuelles. Conune nous aurons occasion de revenir sur cet objet , nous nous bornerons pour le présent à faire observer que bien que la vitalité puisse se combiner avec un très-grand degré de chaleur, ainsi que le veut M/ Lambert, il y a néanmoins dans notre planète, relativement soit au froid, soit au chaud^ une certaine limite audelà de laquelle les êtres organiques ne sauraient se développer. On peut encore donner bien dîautres raisons pour expliquer pourquoi les corps organiques manquent à Tépoque qui précéda la première consolidation du globe ; telles sont les suivantes : la composition et la constitution physique de nos êtres organiques ; il n^est point de corps organique dans la composition duquel n^entre Feau , véhicule des molécules nutritives et reproductives , et de cette substance de nature ntucilagineuse qui est seule capable de se transformer en matière organique. De plus , il paroît que tous les êtres vivans soit animaux^ soit plantes , ont besoin d^air pour la respiration. Suivant Thypotlièse que nous avons proposée dans le chapitre XYI , tant l'eau fluide que Fair atmosphérique ne commencèrent à se former que lorsque le refroidissement de la masse terrestre eut fait quelques progrès : lors donc que les roches primitives se consolidèrent , cette planète dépouillée de jout êtrevil^ant, n'était qu'une vaste solitude en proie à une combustion générale.

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