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IIVKÊ.VI, CHAP, LXXVIII

lemblable à celle qu*on remarque en petit dans le» iniraaux paresseux ; et que sMls s^èloignaient en quelques points ^ de la structure de ceux-ci ^ ils \e rapprochaient alors de celle des fourmilliers. Le rapprochement de ces animaux fossiles^ de la Bniille à laquelle ils ont été attribués , n^est donc li arbitraire , ni fondé sur des caractères artifidels^ mais il est le résultat nécessaire de Tidenitè de nature des uns et des autres (0.

(i) M.' De Gimbemat m*a communiqaé une notice aor ce grand [uadrupède qu*il appelle problématique , notice que je publie ici Taprès Tautorisation de ce savant naturaliste, et par amour pour a vérité. « n y a environ 3o années qu^on déterra à Buenos-Ayres, nombre d^ossemens extraordinnres par leur grandeur , et qui furent envoyés à Madrid. On trouva dans les caisses qui contenaient ces fossiles , non pas lés os d*un seul animal , mais de plusieurs pêle-mêle , tous d^une conformation inconnue. Un - homme sans instruction en anatomie comparée , prosecteur ou empailleur au cabinet d* histoire naturelle , et un abbé Rovira se chargèrent d* assortir ce mélange d*ossemens, et de les monter en squelette. On en fit des dessins très-imparfaits , et M.r Carriga qui n^avait que des notions superficielles en ostéologie » publia à Madrid la description avec des gravures. Cest diaprés ' Fautorité de tels dessins et d*une telle description , que des

• tavans en France 9 en Allemagne et en Angleterre ont écrit » des dissertations , et jugé sur l'animal inconnu du Paraguai. k Aucun dçs auteurs .qui ont voulu déterminer auquel des genres

• connus appartenait ce grand quadrupède , n*a été à même » d'examiner V identité individuelle des parties du squelette en

• question. Us ont admis sans scrupule que tous les os avec

• lesquels il est composé ^ sont d*un seul animal ; ils u*ont pas ■l même soupçonné qu'il puisse être composé de plusieurs indi-

• vidas. » Ce fait assuré par une penonne trèirâutrttite « ce

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§ 461. Palœoûierium et anoptotherium. On peut dire que ces deux genres d^animaux ont ètè ressuscites par M/ Guvier^ qui a donné le nom de palœotherium ( animal antique ) à un quadrupède inconnu dont on a trouvé les os fossiles poitf la première fois dans les couches les plus profondes du gypse de Mont^Martre, près de VbîWj De la forme des dents molaires et de rostéologii^/^s du crâne de cet animal ^ ce célèbre naturaliillf ^ ^ a déduit que le palœotherium était un ani herbivore d'un genre approchant de celai dfl^m rhinocéros , et qu il avait une trompe couittfPpéi formée par le prolongement membraneux des ca^Ftl naux des narines. £n rassemblant les nombretttPrc ossemens des palœotherium trouvés dans leseiVQi^ virons de Paris ^ il a divisé ce genre en cisfr^^ espèces ^ selon la configuration des pieds et kpdiverse grandeur de Fanimal, en commençuAfar»

qui a été témoin oculaire de ce qu'elle affirme, doit inspirer juste défiance , et faire naître de« doutes sur ce qui a été touchant ce singulier animal. N.' Gimbemat termine ainsi a vtà « D faut attendre qu'un savant versé dans Tanatomie coflftfiN »• passe en revue toutes les parties qu'on a groupées en<i* » posant empyriquement le squelette en question , pour » qu'il a existé effectivement un grand quadrupède formé » une loi absolument différente de celle que la nature t » dans la création des animaux. En attendant , il sera bo 3» suspendre notre jugement sur ce fameux squelette, >» sur ces médailles équivoques qu'on ne sait pas si dki » genuines on contrefaites. »

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clepuls la taille du cheval qui convient au pa- Iceotherium dit grande et descendant jusqu^à celle ie la brebis. A ces espèces^ le m^me naturaliste ta a joint d* autres par suite des observations bites sur des os analogues trouvés en divers lieux 4e la France. En Italie , on a aussi observé de ■emblables dépouilles ( Voy. le Mémoire de Nesd ). 3 est à remarquer que les os des palœotherium Pnt le plus souvent accompagnés de coquilles Irrestres ou d^eau douce. Dans le même site de Eont-Martre ^ mais dans les couches de gypse tpérieures à celles qui renferment les os du pa- ^odierium ^ on a trouvé ensuite les restes d^ua 3itre quadrupède inconnu auquel H/ Cuvier a ::^nné le nom d* anoplotherium (animal sans déii:i8e)^ et dont il a distingué cinq espèces, sa- >ii* , i.^ Y anoplotherium commun ^ de la grandeur \in âne ou d^un petit cheval, à jambes grosses : courtes, avec une queue très-forte de la lonûi.eur du corps. Les pieds de devant étaient b«nis d*un petit doigt accessoire du côté interne; -^^ Y anoplotherium secondaire , semblable au présent, mais de la grandeur du porc; 3.® Yano^ tf)therium mitoyen \ ses pieds de devant étaient icîvés du doigt accessoire ; il avait les membres tlongés , et la forme de son corps était svelte ti élégante comme celle du chevreuil ; 4.*^ Yano" itotherium petit , de la grandeur du lièvre ; 5.** oplotheriwn très-petit ; il n^était pas plus grand

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que le cochon d'Inde. Les ossemens des cawfi^ èuerium n'ont été trouvés jusqu'à présent dpi dans les environs de Paris. Relativement à tofli Ips animaux dont nous Isivons parié dans ce chapitre , on peut voir l'intéressant ouvrage M/ Cuvier, intitulé Recherches sur les ossernot fossiles des quadrupèdes.

§ 46!». Dans quelques journaux anglais ( VoyJ g JWontly repertory^ mars 1808 ) , on raconte qn' voyageur porta de la nouvelle Hollande en gleterre , des os fossiles très-singuliers. Dao»^ nombre de ces. os , il y avait entr'autres^ d'un animal approchant du tigte et du lion/i d'une grandeur si prodigieuse qu^elle passe croyance, puisqtie d'après un calcul m ils devaient avoir 5o pieds de longueur. Une dent molaire pesait i o livres , un pied couvni \\y un espace de 3 à 4 pieds carrés , et la quciil avait 3 pieds de circonférence. De la stracttut r. des os , on pouvait conjecturer que TaïuiMp ,», devait avoir été très-agile et capable de fûrt qj des sauts immenses. J'ignore s'il a été pubBà d'autres notices sur ce singulier et terrible anim*

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