‹ Institutions géologiquesChapitre 111 sur 203 · CHAPITRE LXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXIX

fossiles de quadrupèdes appartenant à des genres connus^ mais à des espèces inconnues.

§ 463. ii/Zé/>Aani. Les os fossiles d^èlèphans que s bons ayeux avaient pris pour des os de géans, :xt très-fréquens. L'opinion de ceux qui pensent « ces os sont ceux des éléphans d^Annibal ou

Pirrhus y ou de ceux que les Romains noureaient pour leurs spectales ^ ne peut se conier ni avec le tèmqignage des auteurs^ ni avec

quantité de ces os ^ ni enfin avec la diversité la multiplicité des lieux où on les trouve. Selon lybe , Eutrope et Appien , Annibal descendit

Italie avec trente-sept ou quarante éléphans; rès la bataille de la Trebbia^ il ne lui en resta ■•un. Plutarque raconte que Pirrhus embarqua :igt éléphans^ mais qu'il n'aborda en Italie l'avec deux seulenient , ayant perdu les autres lis le naufrage de plusieurs de ses vaisseaux;

est vrai que Tan Sot. de la fondation de >me^ Métellus en fit conduire dans cette ville^ lit quarante-deux pris sur les Carthaginois 1 Sicile ; mais on les fit combattre et mourir uis le cirque pour épargner la dépense de leur :>urriture« Il est encore vrai que les Romains

devenus plus riôhes et plus généreux , enentr» tenaient les races ^ comme Fattestent Élien et Columelle (0: mais quelque exagération cp'ol Teuille mettre dans le nombre de ces éléphttii on ne pourra jamais expliquer par une telle hj^ pothèse ^ Fimmeuse quantité d*os de ces b» maux qu^on trouve dans beaucoup de parti du globe qui semblent en avoir été peuplées un temps ; et je ne serais pas éloigné de que si les élèphans n'existent plus parmi notfl c>st parce que nous les avons détruits. En ootilii les anciens connoissaient fort bien Fusage et prix de Fivoire: les princes les plus reli^ox embellissaient les statues de leurs Dierux ^ et qui avaient moins de piété en ornaient les de leurs maîtresses (Voy, Flavius Vopiscus). sépulture des élèphans dont nous retrouvons

(i) Les notices que Pline nous a transmises sur les dans les premiers, chapitres du liv. 8, sont très-spécientei* ^ 'i ces notices, il y en a quelques-unes dont il ne paroltpaïqa' puisse douter, puisqu*il parle de faits de son temps, et de tout le peuple. Il nous apprend que les Romains , qui $^b0^ furent si épouvantés de Taspect et de la fureur de ces gigantesques , par T effet d*une sage politique , finirent par •# servir pour leurs divertissemens , comme nous le faisons des cW et de chevaux. Des élèphans exécutant grotesquement U otfi* pyrrhiquCf marchant sur des cordes, ou mollement éteodoi v0 { des litières portées par d'autres élèphans , devaient offiôr df spectacles très-risibles ; et pendant que le Romain se faiDilitf*f avec ces animaux, il s'accoutumait à mépriser leur force tV^ colère, en en voyant plusieurs combattre et mourir dam T*^

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