IIVRE VI. CHAP. LXXX
)èce paroîssent être provenus nos bœufs mo-« iés par Fétat de domesticité. Dans rAmërique Dtentrionale , il y a une espèce de grand bœuf jvage dont le cou et le poitrail sont Couverts une épaisse crinière , et qu'on a appdé bison téricain. Il existe une autre espèce diflFérente ms le Canada^ nommée bos moschatus. Quant IX os fossiles des bœufs ^ quelqu^-uns se rap- >rtent à l'espèce perdue du buffle de Sibérie ; ititres à Vurus ; d'autres enfin à une espèce buffle , à cornes rapprochées , analogues au 9 moschatus du Canada*
§ 475. Sanglier et chet^aL Les tourbières et les très terrains formés de dépositions récentes ^ ci<% présentent les restes fossiles de sangliers i ne diffèrent aucunement de leur analogue ant^ comme aussi les os fossiles de chevaux
* on ne saurait distinguer de ceux des individus ::^ore vivans , quoiqu'on les trouvemélés avec les cfl'éléphans et d'autres grands quadrupèdes dont
espèces n'existent plus. On pourrait croire ^ rhorame à mesure qu'il s'est propagé et i^ltiplié , a détruit les espèces des éléphans , ^ mastodontes , des rhinocéros , etc. ^ commfe ^ animaux trop grands consommateurs, et dont »^^lques-uns étaient trop difficiles à subjuguer
* peu utiles à ses besoifis, tandis qu'il a Cbtt- 'Xvè le cheval parce qu'il consomme moins, qu*it %t plus facile de le soumettre au commandement.
356 INSTITUTIONS GÊOLOGIQtTËS.
et qu^il est plus propre aux usages domestiqncK Peut-étxe les èlépbans auraieat-ils eu le meni& sort ^ si les besoins de Texistence • de rbomme , et le peu d^étendue du sol dans quelques contrées eft proportion de sa multiplication, Tavaient permis, l( § 476. Ours , tigres ,. liens , hièiies. Il y a ea /^ Allemagne plus de douze cavernes qui coutienneat f <l les os de ces. animaux dont la réunion est.unjrr problème : très-singulier. Il semble qu'ils, se 8oicii( accordés entr'eux pour aller déposer leurs dé^ pouilles dans, ces endroits, comme certains grol||»l( animaux marins, spécialement du genre des veaux marins et des triceques qui se sentant, près A mourir , se retirent dans quelques grottes somr Ipré marines qui leur servent de tombeau. BluraenbaA pc ayant observé quelques-unes des cavernes dont 1er nous venons de. parler, et la situation des os quo» p y trouve, s'est convaincu qu'ils n'y ont été transportés ni par les hommes, ni par les inondations; et çn cela , son opinion est conforme à celle de De Luc qui pensait que ces cavernes furent autrefois . la tombe des quadrupèdes dont on y voit les dépouilles. Par instiqct, les animaux, lorsquik se sentent attaqués de quelque, maladie , se retirent dans les grottes ou dans : des lieux caches, et de là vient principalement qu'on ne trouve jamais les . cadavres des purs , des lions , des tigres , etc. , exposés au giand air , si l'on excepte le cas où l'animal a été surpris par quelque