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' % 479- Quelques naturalistes ont considéré ce phénomèue comme Tua des eflFets produits par 'irruption de la-mer Noire et de la mer Caspienne Jaiis la Méditerranée. Je laisse aux érudits le soin ie rechercher l'époque de ce grand événement jae quelques-uns rapportent à la retraite générale 5t. soudaine du vaste océan, et qu'ils considèrent )ar conséquent comme un phénomène antérieur ion-seulement aux temps historiques, mais encore t Texistence de l'espèce - humaine , tandis ; que Vautres , peut-être avec beaucoup plus de probabilité , pensent que l'espèce humaine existait léjà lorsque ce même événement eut lieu., et qu'il appartient à une époque qui n'est pas fort éloiçaée des temps historiques. : Il me paroît que WI.' Bureau de la Malle, le;fils, a démontré Sans son savant ouvrage, htûtulé Géographie physique de la mer Noire ^^ que l'événement dont il ï8t ici question, indiqué sous le «nom de déluge fe J)eucalion^ arriva environ i5oo ans avant notre ^re. Je ne crois pourtant pas qu'on doive attri- ^ner à cet événement l'origine des brèches osseuses, puisque- comme nous l'avons déjà dit, I n'y a aucun indice que la mer ait coopéré à leur formation -, et comme à l'époque de ce détogc , il dut périr un grand nombre ) d'hommes, ïecirs os devraient se trouver mêlés avec ceux jes: animaux, vu que les analyses chimiques le .nous, indiquent point . cpi'iL. existe <> quelque
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diAPëreDce entre les uns et les autres. En effet ^ k os humains se conservent comme ceux des ammaux^ lorsqu'ils se trouvent dans les mêmes circonstances; et en Egypte^ on ne remarque ancaae différence entre les momies humaines et cellei des animaux. Une foule d'observateurs très-éclairii ont examiné avec le plus grand soin les brèdiai osseuses^ et ils n'ont pu y reconnoître le moiDdie vestige d'os humains ^ ce qui porte a croire qœ les hommes ne furent point enveloppés dans la catastrophe qui ensevelit tant de diverses espèœi |f^ d'animaux.
§ 4^0. Avant que l'étude de l'anatomie coiih parée ne fût portée à ce degré de perfection aih quel elle est parvenue de nos jours ^ on conft' dérait les os des brèches dont il s^agit ici*, comme k des os humains ; et plusieurs savans naturaliste L sont tombés dans cette erreur : mais il paroit |m^ démontré que parmi les os que renferment c» Jjrèches , il n'y en a point qui aient appartenu à l'espèce humaine dont les dépouilles ne se sont jamais trouvées en l'état de fossiles ^ dans ks couches terrestres rnéme superficielles, puisqu'on ne peut pas regarder comme fossiles les os des cadavres qui ont été découverts dans d'ancien» cimetières ou dans des mines abandonnées. f examiné le cadavre qu'on dit pétrifié, et qaoa conserve à Rome, dans la pi//a Ludoi^isi , cadavre qui fut dompté à un Pape de cette famille, ptf
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un Roi de Portugal; et f ai vu que ce n'est autre chose qu*uo groupe d^os humains, incrustés iFune stalactite calcaire fibreuse. Autant doit-on en dire de la fameuse tête humaine pétrifiée qu'on montre dans le Muséum de Londres, et que Blumenbach a reconnu n'être qu'une incrustation. M/ le i)rofesseur Gatullo dans ses Observations sur les monts qui environnent le district de JBellune^ publiées en 1818, a donné la description d'un crâne humain incrusté d'un enduit d'albâtre calcaire de 5 lignes d'épaisseur. Les mâchoires conservent une partie des dents qui sont seulement couvertes d'une couche très-blanche de chaux carbonatée, et les alvéoles mis à découvert avant que l'incrustation s'effectuât , sont remplis de la même substance calcaire. Près de la suture de l'os coronal où le crâne est un peu fracturé, on voit que Tos n'a subi aucune altération. Ce morceau fut trouvé dans une grotte d'Alep en Sirie, et est possédé par M.' le Comte Dei de Feltre. Il est arrivé souvent que les galeries des mines venant à crouler, ont écrasé quelques hommes dont les ossemens ont été retrouvés fort long-temps après. Paiias en a Vus dans les mines de la Sibérie; et dans celles de Freyberg , de la Suède et du Derbyshire , on a aussi rencontré des squelettes humains mi- ^cièralisés. Dans des temps fort éloignés , les matières vomies par les volcans, ont enseveli beaucoup td'individuB de l'espèce humaine. San» parler des
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cadavres qu'on retire des fouilles de Pompe'îa, qui pourrait déterminer depuis combien de siècki gisait dans le tuf volcanique ^ ce squelette qoe Farchitecte Vanvitelli trouva à 76 pieds de profondeur^ en posant le^ fondemens de Taquedoe de Caserte<) à la base du mont Longano ? Qodquefois on a attribué à Tespèce humaine lei têtes de quelques animaux^ comme cela est ar" rivé au sujet du célèbre antropolite du . Muséon de Harlem <) appelé 'par Scheuczero^' homodiluim testis ^ et que M/ Cuvier a reconnu ' être une pétrification appartenant^ non à un homme comme le croyait Scheuczero ^ ni à un poisson comme le quelques modernes 4'ont conjecturé^ mais àone ip grande espèce inconnue du* genre : proteus oa te salamandre à branchies permanentes. d
§ 4^1. Les antropolites les plus célèbres sont \ ceux qui ont été trouvés dans Tile de la Giia- le deloupe. L'un de ces antropolites transporté à Londres par Fiimiral .Cochram et donné au Mur ^éum britannique , est le sujet d'un savant Mémoire de M/ Charles Konig. Le massif de rocher d'environ 8 pieds de longueur sur im et demi de grosseur , pèse presque quatre mille livres. Sa forme irrégulière approche de celle d'un ovale aplati^ avec quelques concavités dont la ploi grande: correspond à la place que devait occa* per l'os d'une cuisse. La position du squelette dans la masse pierreuse était si superficielle que