LIVRE VI. CHAP. LXXXIV
let là catastrophe a dû surprendre les individus ^. auxquels ils appflttiennent , dans des lieux assez ^voisins de celui où ils ont été ensevelis. Avant .j cette catastrophe ^ les mêmes animaux lavaient ^idonc dans les climats où Ton déterre aujourd'hui ^,]eurs os; et les parties septentrionales du globe ^nourrissaient autrefois des espèces qui appartiens .sent aux genres de Téléph^nt , du rhinocéros^ du tapir, etc., comme encore au genre du mastodonte, genres dont les premiers n'existent main- .tdnant que dans la zone torride; on ne retrouve le dernier dans aucune partie connue du globe. § 494* 1^31^8 quelques endroits, les restés des ^ corps organiqijes terrestres ou fluviatiles ne sont point fbélés avec ceux des corps organiques marins, mais il sont placés au-dessous. M.' Poiret, Journal de physique^ tom. 5i, rapporte que des cantons très^-étendus du Soissonais présentent lé singulier phénomène d'un banc de ëoquilles fluviatiles dans des couches inférieures , recouvert par des bancs inpérieurs d'huitres et autres coquilles marines. €!e qui rend encore plus singulier le phénomène^ c^est que dans quelques localités, les dépouilles des corps organiques terrestres alternent avec celles des corps marins, circonstance qui a été vé- ", rifiée dans les couches gypseuses de Mont-Martre ; et il y a lieu de croire,, d'après les observations ' de Lamanon , qu'elle se répète dans là plâtrière 1 d'Âix. On peut lire le beau M&OAoire des MM.*
Guvier et Brongniart sur la Géographie minérahh gique des erwirons de Paris: il résulte de ce Mémoire^ qu>n commençant par la partie la pi» profonde des excavations, cette contrée est formée, i.^ d^une masse de craie dans laquelkil y a environ 5o espèces diffibrentes de fossOci marins ; a.^ d'une couche d'argile plastique trètonctueuse , tenace , presque privée de partiel calcaires au point qu'elle ne fait pas efiFervescence avec les acides : dans quelques endroits cette couche a plus de 40 pieds de hauteur; elle ne contient aucun corps organique fossile; 3.^ soit un calcaire grossier séparé dans quelques endroit^ de Targile dont nous venons de parler, par une couche de sahle plus ou moins haute. Ce calcaire grossier contient une prodigieuse quantité de coquilles fossiles qui diffèrent non-seulement pif leurs espèces, mais encore par leur genre, dci coquilles du premier lit de craie. Lamarck en 1 ji\ déterminé plus de six-cents espèces dont la pliM grande partie s'éloignent de ceUes maintcnaot connues. Beaucoup de ces coquilles sont entièrei) bien conservées ; et quelques-unes ont encoit l'éclat perlacé; 4.® vient ensuite la formarion f i gypseuse composée de couches alternatives de h
ce
gypse et de marne argilo-calcaire. Dans les bancs de cette formation, on trouve des squelettes Joiseaux , de quadrupèdes inconnus , des coqoiHo d'eau douce , et des troncs de palmiers pétrifiés