‹ Institutions géologiquesChapitre 145 sur 203 · LIVRE VI. CHAP. LXXÎIV · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP. LXXÎIV

let devenus siliceux; 5.^ eur la formatioa gypseuse î on voit des couches de marne dans lesquelles on Q trouve de nouveau des corps marins. Enfin suci^èdent les bancs de sable siliceux tantôt trèsijpur, tantôt agglutiné en grès, lesquels renferment jdes coquilles marines très-variées, et d'espèces l^mblables a celles de Grignon : ces bancs sont ^|COuverts de terrains d'alluvion.

i' % 49^- I' paroît donc que d'après les obser- .^ations de ces deux savans naturalistes, on pourrait assigner à la formation de la contrée de Mont-Martre, les époques suivantes: dans la première époque qui est la plus reculée, la mer "^couvrait cet espace; dans la seconde pendant liquelle la couche dWgile plastique se forma , la mer devait s'être retirée , vu l'absence des parties calcaires ; dans la troisième , une mer qui nourrissait des corps organiques différens de ceux qui "vivaient dans la mer de la première époque, vint occuper le même espace ; dans la quatrième, la Contrée peuplée d'oiseaux et de quadrupèdes , ?t revêtue de plantes , était délivrée des eaux de ^fii mer; cbns la cinquième, la mer reparut pour m troisième fois. Chacune de ces époques doit jÊSÇoÎT embrassé un nombre d'années très-considérable, comme on peut le conjecturer de la ^antité des matières déposées , et de la longue luite des siècles qui se sont écoulés entre la cin- |iiième époque dont nous n'avons aucune trace

clans rhistoire ^ et Tèpoque actuelle. Si dans fe grand bassin de Paris , on pouvait pousser kl excavations jusqu^aux roches primitives qui doivent en former la base ^ qui sait combien d^altenutives semblables on parviendrait à connoître?Il y a environ 3o ans que Fortis assurait que quelque» parties habitées du continent^ avaient été occupées par la mer , qui en se retirant, avait rendu à rhomme les terres qu elle lui avait enlevées dans des siècles antérieurs dont il serait bien diffi*^ cile de déterminer le nombre (Voy. Voyage en Dalmatie^ chapitre Spalatro ). Avant lui ^ Tai^onî et Arduino avaient pensé que la mer a occupé plusieurs fois certaines contrées , et qu'ette s^en est retirée aussi plusieurs fois (i). Du reste, quoiqu'il y ait plusieurs faits qui semblent nous porter

(t) Nous tommes redevables au savant Comte de BonniMi de nous avoir conservé la mémoire d*une découverte fort fla* gulière , faite à Aix en Provence en 1788 : c'eat d*après une noce qui lui avait été conmiuniquée par M.' le Chevalier de Sadei« (ju^il parle de cette découverte. Dans le courant des aoniai 1 786-87-88 f on s* occupa à Aix, en Provence « de la reooaitruction du palais de la justice. On tirait la pierre de taDi employée à cet usage , de la carrière de S.* Eutrope , située ftf un petit coteau : elle était ordonnée par bancs de couleur d*iiii gni peu foncé , et de la nature de celles qui tendres à leur sortie ^1* carrière , se durcissent par leur exposition à Tair libre. Sesb«ei étaient séparés les uns des autres par une couche de sable méhogé d*argile plus ou moins calcaire. Les premiers qui furent exploîtét, li ii*o&aient aucun indice de fossiles : mais après que leêdixfn-f^ miers bancs eurent été enlevés, les ouvriers en renvcmntk h^

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\ embrasser cette opinion, les obsenràtions que nous avons rapportées dans les §/* 35 1 et 35a ^ méritent une attention particulière, parce qu'elles peuvent faire naître des doutes sur les consë-« quences qu^on en voudrait déduire. En effet ^ tous les naturalistes de Paris ne partagent paë Topinion des MM.* Brongniart et Cuvier: on verra clans la suite à quelles conjectures on pourrait avoir recours pour expliquer le phénomène du séjour alternatif de la mer dans une même con<* trée , en supposant néanmoins que cet état de choses ait eu réellement lieu dans quelque partie du globe.

onzième > placé à 40 ou 5o pieds de profondeur | furent trèsétonnés de trouver sa surface inférieure couverte de coquilles. La pierre qui composait ce banc ayant été çnlevée, lorsqu'on Voccupa du déblayement de la couche de sable argileux qui k séparait du la.* banc^ on y trouva des tronçons de co- Innnes et des fragmens de pierres à demi-taillées , - et cela dTune pierre exactement semblable à celle à laquelle ces bance appartenaient: on y trouva en outre des coins, des manches de aiarteau et antres outils ou fragmens d*outils en bois. Maia ce ^aà principalement fri^pa le plns« fîxt une planche épûsée en* yhon d*un ponce et longue de 7 à 8 pieds , cassée en plnsieun aMnrceanXf maia dont cependant aucuns ne manquaient, de nuH «îère qu*on pouvait facilement les rejoindre les uns aux antres , «C rendre à cette planche sa première forme , qui était celle ^at planches du mime genre employées par les maçons et lea •prriers : elle était usée de la même manière , arrondie et on* dnlée sur ses bords. Me trouvant alors à Aix ( dit M.' le <!he*> •valier de Sades )» je fus visiter cette carrière. Le propiiétaîre ene l« «complaisance de ne montrer tous leaaMNveanxqui y avaient

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4o» msTVtvnovB géologiques.

§ 496. Une autre obceiTation non moins mr tèreseante , c*e9t qoe %^'û a été fiait dea excaTatioai fort profondes dans une contrée qui abon<kca corps marins fossiles, on remarque ordinairemcit que quelques fossiles très-copieux dans les coud» n les plus basses , se trouvent successivement ai moindre quantité dans les couches supérienm^ et finissent par manquer totdement dans les eouches superficielles et plus récentes. D^antres fossiles très-communs dans une couche d^one certaine nature, deviennent soudainenient très-rares dans la partie adjacente à la couche superposée, disparoissent lorsque la couche vient à changer de nature , et reparoissent de nouveau là oà cette espèce de couche se reproduit, bien que

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été trouvés. Lei pienrct taillée* on à demi-taillées n'avaient n pr aucune manière changé de nature , mais les fragmcns ^^ i^ planche , ainsi que les outils ou firagmens d'outils en boiit ayaient été convertis en une agate très-fine et très-agr^IesMit colorée. Les réflexions dont M.' de Boumon accompagne ce rédki sont très^téressantes. Je rapporterai le passage suivant: « Ce fii » montre très-positivement les traces d'un travail exécuté ptf M 9» main de Thomme , placées à 5o pieds de profbndenr et ft 9 couvertes par onxe bancs d'une pierre calcaire compacte; tf 1

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» tout tend à démontrer que ce travail a été exécuté sur le fii> "> même où ces traces existaient. La présence de rhomae s?aft » donc devancé l'époque de la formation de cette pierre» et ccb 3» même de beaucoup » puisqu'il était déjà parvenu à un ds|F^ » de civilisation tel, que les arts lui étaient eonirns , qu'il tiilUâ » la- pierre et en formait des colonnes. » ( Yoy. Traité ai mm" Têlqgu fer M."" ie Comte de Bùumtm , a roi.» pag. 403 ).

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