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la distance des sites soit très-considèrable^ coinme^ par exemple, Fiatervalle qui sépare* F Angleterre des côtes opposées de la France ; en sorte que : quelques fossiles sont propres de certaines couches ; pierreuses, et s^y trouvent exclusivement. On peut donc assurer qu'en général , les fossiles sont les mêmes dans les couches correspondantes, et qu'ils présentent des diflPérences d^espèce très-remar-^ €]uables dans le passage d*un système de couches à un autre système. M.' Smith semble avoir été le premier qui a fait cette importante observation confirmée ensuite par MM.' Guvier et Brongniart dans les environs de Paris , et par Parkinsou dans ceux de Londres ( Yoy. Bibliothèque britannique ^ tom. 5i, n.^ 4). Des observations de ces naturalistes, il résulte, i.^ que les couches dont la profondeur relative est considérable, renferment ries fossiles qu^on rie rencontre dans aucune des couches supérieures; a.^ que certains fossiles qui abondent dans les couches les plus basses , se trouvent en quantité successivement moindre dans les couches supérieures , et finissent par disparoftre totalement dans les couches lès plus ré*- [ ccntes ; 3.^ que d'autres fossiles très-communs
, rians une certaine couche, deviennent très-rares : dans la partie de cette couche qui est contiguë ^ à la couche superposée, et ensuite disparaissent ; i^^ que la majeure partie des coquilles qui abondent dans les couches supérieures, ne se montrent: jamais daas les couches inférieures.
404 IMSTITUTIOm GÉOtOGIQUfiS.
§ 497. De« observations analogues ont été faites par M/ Risso ( Voy. foumal de physique i ^septembre t8i3) dans la péninsule du S/ Hospice^ pr^ de Nice. On peut déduire des observations ds ce naturaliste, qu^il faut distinguer trois principaki époques dans la formation de ce lieu : la premiers qui est la plus ancienne ^ répond à la. déposition du calcaire compacte , à grain fin ^ qui sert ds base à tous les autres systèmes , et dans leqad on ne rencontre presque jamais des corps or« ganiques; ce calcaire parôît être de transition. Dans la seconde époque, Focéan devait avoir changé de nature, puisqu^il déposa des rocbes qui diffèrent entr^elles , et qu'il nourrissait nae immense quantité de corps organiques dont nool ne connoissons plus les analogues vivans, nu» dont l'apparition présente une succession; et effet, on trouve d'abord le calcaire mamem ivcc des gryphites ; ensuite la marne avec II chlorite , laquelle enveloppe un grand amas à belemnites , d'ammonites , etc. ; vient enfin k calcaire grossier qui renferme des nummuliteit des pectinites, des orbulites, etc. Dans la tw •ième époque , on observe les traces d'une wa }^i qui était peuplée d'animaux semblables à ceux qui vivent actuellement dans la Méditerranée^ et paroissent avoir formé deux ordres de déjH)sitions particulières , d'abord une lumachelle , el puis un amas de sable calcaire.
JUVRE TI. GHAP. LXUiy* 4o5
§ 49^* Uétude des pétrifications , dit Hausmaa dans ses Observations minéralopques faites aux environs d' Aix-la-dhapelle ^ a fort contribué aux progrès de la géologie, et une couche , qui wnferme des restes de corps organisés marins ^ aon-seulement démontre sa formation marine » mais indique encore la période à laquelle elle appartient. Ce qu'on dit des corps marins , doit aussi s'appliquer aux impressions des substances végétales. Les empreintes des feuilles de fougères inconnues dans Targile schisteuse de Tarénaire la plus ancienne V découvrent Fâge du charboa fossile qui s'unit à elle, et le font distinguer de edui qui beaucoup plus récem , avoisine rarénaire 4e taille ( quqdersandstein ), . puisque dans l'argile aehisteuse du charbon plus récent , on ne voit pas Jes mêmes impressions. Ce n'est donc pas sans raik>n ^ que les naturalistes modernes ont mis un soin tout particulier à examiner les fossiles organiques^ (t à étendre cette branche des observations, qui 3k>urra nous conduire im jour à connoître non- NKulement les différens corps organiques qui, à liverses époques , ont peuplé cette planète, mais ^core les diverses phases et les divers états par les- ^els quelques-unes de ses parties ont passé, tour à tour détruites et réédifiées par l'eau et par le feu« ^est l'objet dont s'est occupé le savant M.*" Schlotleim dans Y Histoire naturelle des pétrifications sous « poing àe vue de la géologie , ouvrage dans lequel
4o6 INSTITUTION GÉOLOGIQUES.
il a présenté le tableau général dès pètrifieétimu qui paroissent être propres à chaque sorte de terrain. Ce sera une découyerte très-importante pour l'histoire physique de notre planète ^ si Ton peot démontrer Texistence de ces deux lois gënérakii I .® une diflférence presque totale entre lès corpt organisés qui vivent actuellement à la surface ds globe^ et ceux dont on trouve les dépouîHes oh fouies dans les couches ; 2.^ des différences renuffquables entre les dépouilles ensevelies dans leê couches du globe à diverses profondeurs et à dhrenes éjpoques (Voy. Noui^. Dict. cPfdst. nat. , BTtifoaik^ Il ne faut pourtant pas dissimuler les très-graves difficultés qu'on rencontre dans ce nôtiveao genro d'observations et que noi» allons exposer dafli le chapitre suivant.
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