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prisée de. ce que M/ Guvîer a écrit dans un pins
gtand détail eur ce éujet. J^es terrakit. mobilea
qui remplissent le* fond des vallées et couvrent
la superficie des grandes plaines i^ nous ont fouriû
les 06 de 1 1 espèces d^animaux , savoir ^ line
4e rhinocéros ^ deux d'hippopoumes ^ deux de
(apirs ^ cinq de mastodontes et une d^éléphans.
Si les Tobservations de M." le professeur Nesti
i^enaient à être confirmées ^ au lieu d^une espèce
d^élépbans fossiles ^ nous en aurions trois ( Voy^
§ 466 ). Toutes ces espèces soht aujourd'hui ab«
solument étrangères aux climats où Ton trouve
leurs os. Les cinq espèces de mastodontes peu"*
, vent seules être considérées comme formant un
j genre particulier et inconnu f mais approchant
de celui dé F éléphant. Toutes, les autres espèces
.. appartiennent à deia^ genres qui subsistent encore
^tu|ourd*buî dans la zone torride. Trois de ces
.genres ne «e trouvent vivans que dans Tahcien
, eontinent, savoir^ les rhinocéros^ les hippopo'^
tames 'et les éléphans. Le quatrième ^ celui des
tapirs ^ n'existe que dans le continent qu-on ap*
|»eHe le' Nouveau Monde. Mais parmi les os fos^^
lûleBv on n'observé pas une pareille distribution^
fMciisqu'on a trouvé dans Taijicien continent , des
if)8 de tapirs ^ et qu'on a découvert quelques os
-iSéléphans dans le nouveau continent.
§ 5o2. Les espèces qui appartiennent, à des genres connus ^ sont sensiblement différentes des
412 INSTITUTION GEOLOGIQUES.
«Bpèces connues ^ et Ton doit les considérer plutôt comme des espèces particulières que comme de simples variétés. UhippopotaïAe naia et le tapk gigantesque ne laissent aucun doute sur ce pcioL n Cela est encore vrai relativement au rhinocéra j^ fossile V et un peu moins évident par rapporta i^ Téléphant et au tapir fossiles^ bien qu^il y ^^UL dit Cuvier ^ des rabons plus que suffisantes poitf L convaincre Tanatomiste exercé. Enfin le ^^L hippopotame est le seul des 1 1 quadrupèdes foH k siles ci-dessus indiqués ^ dont jusqu^à présent (M|^ n^a pu recueillir un nombre suflBsant de morceaiu pour pouvoir dire positivement s*il différait os ne diffibrait pas de Thippopotame actuellemeat >a vivant. L^auteur précité ^ ayant examiné les 0| r fossiles d*un nombre très-considérable d'aotrti *^ quadrupèdes ^ assure avoir déterminé 49 espèoei jusqu^à présent certainement inconnues aux ot* turalistes, 27 desquelles appartiennent à sept nom veaux genres^ les autres ^2, espèces se r^pporteol à seize genres ou sous-genres inconnus : en outie L onze ou douze espèces qui ressemblent si pa^ ^ faitement aux espèces connues ^ qu^on ne peui l révoquer en doute leur identité. Il faut ajouter L autres 16 ou 18 espèces qui ont beaucoup àt traits de ressemblance avec les espèces coniïuesi mais il n*a pas été encore possible de les cooH parei" pour lever tout doute.
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"§ 5o3. liés naturaKdtes sont partage» sur ]eê conséquences qu*on peut déduire de ces obser-rations. Les uns pensent qu^on doit chercher let ypes de pUisieurs espèces de quadrupèdes fossiles, iàns les régions qui n^ont pas été encore par^ iourues par les observateurs, ^intérieur de rAfri- [ue nous est inconnu : il en est de même de plusieurs immenses forêts de rAmérique ^ et de presque tout le grand continent de la Nouvelle lollande dont la superficie a été évaluée à cfent oille lieues carrées. Dans le peu de parties de r« vaste pays qu^on a visitées jusqu*à présent 4 fe»'il a remarqné des figures d^'animaux tout-à-fait tiflPérentes de celles que nous connoissons; et ces K^ures sont telles qu'au dire de quelques natu* cilistes , rimagination la plus exaltée aurait peine r se les représenter. Il est donc très-probable que plusieurs espèces animales que nous croyons pei^ \mes , subéistent encore dans quelque partie du ^lôbe qui n^est point fréquentée, et où les ol> %rvateurs seroût peutrétre conduits un jour par Juelque circonstance favorable. '
g 504. Du ireste, Cuvier ne fonde pas de grandes SIpèrances sur les découvertes à faire, et Ton ^a peut-être bien aise de connottre ses raisonsii usqu'à présent, dit-il , les naturalistes n*ont pat rairersé tous les continens, et ils ne connoissent »as non plus tous les quadrupèdes qui habitent les lays parcourus. De temps efi temps^ on découvire
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414 INSTITUTIONS q£OLOGIQ0^.
«le nouvelles espèces d^animaux ^ et ceux (joi n'ont pas examiné avec soin toutes les circooh tances de ces- découvertes ^ pourront croire qn les quadrupèdes inconnu» dont on trouve ki os dans nos couches^ sont demeurés josqa'à et jour cachés dans quelques Oes que les voyage» n*ont pas rencontrées , ou dans quelqu^un de cm vastes déserts qui occupent le milieu de rAsîe|K)t de r Afrique, des deux Amériques et de laNo»'^ velle Hollande. Malgré cela, si Ton examine arct K) attention les espèces de quadrupèdes réeemmeil K)i découvertes, et les circonstances dans lesqueb k ces espèces ont été trouvées s^ on se con^abdl du peu d*espoir qui nous reste de pouvoir un jsV retrouver celles que nous n* avons vues jusqals que dans Fétat de fossiles.
§ 5o5. Les îles d^une médiocre étendue, e) situées loin de grandes terres , ont très-peu è quadrupèdes dont la plupart sont même (mF petits ; et si parmi ces quadrupèdes , il y en IW quelques-uns de grands , il est probable tpth ceux-ci y ont été transportés d^ailleurs. Boiiga*F ville et Cook ne trouvèrent que des porcs et d» W chiens dans les îles de la mer du Sud : les aïKvw prc quadrupèdes plus grands étaient les agouti (ca^ aguti ) , espèce de cochon d*Inde. Les grafi^ terres, comme l'Asie , l'Afrique, les deux i^i I riqnes et la Nouvelle Hollande , ont de gran* p quadrupèdes , et en général des espèces qui 80i< P '
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)pre8 de chacune d'elles ^ en sorte que toutes fois qu^on a découvert de semblables terres lées du reste du globe par leur situation ^ on t trouvé la classe des quadrupèdes entièrement Pèrente de celle qui existait ailleurs. C*est ainsi e lorsque les Espagnols parcoururent pour la emière fois F Amérique méridionale, ils n'y rert^ itrèrent aucun des quadrupèdes qui existaient Europe ^ en Asie ^ en Afrique : le même phé* mène s'est renouvelé de nos jours lorsqu'on a mmencé à ireconnoître les côtes de la Nouvelle ^llande et des îles adjacentes. S'il restait donc elque grand continent à découvrir , on pour* it encore espérer d'y observer de nouvelles )èces plus ou moins semblables à celles dont entrailles de la terre nous préselntent les déuilles : mais il suffit de jeter un coup d'œil sur e mappemonde^ et de considérer les innom- Eibles directions dans lesquelles les navigateurs t sillonné l'océan^ pour juger qu'il ne peut int exister d'autres grandes terres^ à moins e ce ne soit vers le pôle austral. Cuvier con* .d de là^ que nous ne saurions espérer de rouver les quadrupèdes qui nous sont inconnus^ ce n'est dans l'intérieur des gi*andes parties du ^be ; et cet espoir lui semble encore peu fondé^. § 5o6. Ce n'est certainement pas sans beau* Up de difficulté ^ que les voyageurs parcourent Vaste étendue des pays qui ne sont habité»
4^^ IVSTITUtlOVS GÉOLOGIQUES.
que par des peuples féroces , ce qui se vèiiCe surtout par rapport à TAfrique : mais les animaia ne trouvent point «Tobstacle à traverser dins tous les sens ces contrées désertes ^ et à se porter vers les côtes. À la vérité entre ces côtes etlei déserts de Tintérieur^ il se trouve de graada chaines de montagnes ; mais il y a , en ceitaim lieux , des interruptions à cause du passage des fleuves , et Ton sait que dans les climats brûlaiis, les quadrupèdes fréquentent de préférence iei |k bords des fleuves : les peuples des côtes remontent ces fleuves , et ne tardent pas à prendre connoissance soit par eux-mêmes , soit par Teffist des relations commerciales ^ soit enfin par la tradition des peuples qui habitent les régions sopérieures, de toutes les productions singdièrei qui peuvent exister à la source de ces mémei fleuves. Il n*a jamais fallu un temps bien consi- m dérable aux nations civilisées qui ont fréquenté l£ les plages d*un grand pays^ pour conno(tre ici T animaux qui peuvent être de quelque utilité ^ st n qui frappent par leur configuration. Plusieoii e faits connus viennent à Tappui de ces conjectoroe ] quoiqu^en Asie, les anciens niaient point dépaiié rimaûs , ni le Gange , et qu^en Afrique , ik ne se soient guère avancés au-delà de TAdas, ik ont néanmoins réellement connu tous les grandi iH animaux de ces deux parties du monde ; et ■ jdiir une période de i8 à ao siècles , et la navigadoi |)iic
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