‹ Institutions géologiquesChapitre 160 sur 203 · LIVRE VI. CHAP. LXXXVI · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP. LXXXVI

ût inégalités du corps avec lequel elles sont eii » contact. Dans la grande baleine de M/ Corteei^

> la cavité intérieure des évents situés dans la » partie supérieure du crâne ^ est couverte d*huî«

> tres^ ce qui est un indice manifeste que ces » cétacés séjournèrent long»temps en forme de 9 squelettes I, sous lés eaux de la mer, de sorte » qu'il n^est pas possible d^imagiher qu'ils aient » été transportés accidentellement par quelque » inondation passagère. » Enfin }e veux bien jroire que M.' le professeur Pino né récusera 3as sur ce point, lé témoignage . du même M.*^ uortesi , c*est-*à-*dire , de celui qui fit , sous sea propres yeux , déterrer dans les collines du Pla-** !entin, les os de la baleine. Yoici comme il sVx- >lique dans la descrijption qu^il en a donnée^ >ag. 2 34 du tome pour l^an 1807, fie la iVbupeZZe \ollection cC opuscules qui intéressent les sciences t les arts ^ imprimée à MDan. oc On trouva au- » tour du squelette, une immensité de coquilles • . :

• On voit plusieurs de ces coquilles comme col« » lées aux os ... . les restes de apophyses qui » se sont conservés dafis quelques vertèbres;) sont

• revêtus d^hûîtres qui en suivent la forme . . . • » il y en avait aussi sur la tête qui étaient amon- »• celées par-ci , par-là , et Ton en remarquait » un grand nombre dans la fosse nasale ex-

• tèrieure , comme dans la plus interne des

> narines KUeui .QP t^weot les parçU

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y> auxquelles elles sont étroitement attachées. » D'après ces observations' et bien d^ autres que je supprime pour abréger ^ M/ Gortesi conclud que pendant le long espace de temps que ce sqoe* ïette demeura enseveli sous les'eaiix, des millien de vers testacés prirent' croissance et se propar gèrent autour de hii ainsi qu'autour d^un rocher. * § '5sk^. Il suit de tout ce que nous venons de dire^ que si nous ne voulons pas nous tromper nous mêmes ^ et détourner ' les faits de leur vrai sens pour les accommoder à nos idées , nom devons reconnoitre que tous les phénomènes géologiques démontrent que les corps orgamques terrestres et marins ont vecn^ que leurs espèces se sont propagées^' et que leurs' dépouilles sont restées ensevelieÎEi dans lés lieux où Ton en troa^e . aujourd'hui les traces ou les empreintes. U y a . certainement eu sur le globe des inondation» jj extraordinaires et violentes (0 ; mais ce n'est pas par un tel moyen ^ qu'on peut rendre raison de beaucoup de phénomènes. Parmi les naturalistes,

(i) On doit prendre en trèg-grande doqsldération les parolai que le prêtre de Sais adressa à Solon suivant le fameux passage de Platon daas le Timée : <c Comme nous avons fait usage de a» récriture avant les autres nations , nous avons conservé la ne- » moire des faits historiques les plus anciens. Vous autres Grecs « » vous ne connoissez qu*un déluge, quoiqu*il y en ait eu pluneors; » et parce qu* alors vous étiez privés de Tusage de Fécriture, » vous ignorez ce qui est arrivé dans des temps très-recalé t 9» ainsi que les révolutions antérieures. »

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